Roselyne a trouvé la solution : taxer les superprofits des mutuelles. On dirait du Ségolène pur jus. C'est aussi navrant! A ce stade elle ferait mieux de laisser les mutuelles remplacer carrément la sécu, ça marcherait mieux et il y aurait moins de gaspillage.
Mais il y a pire : les entreprises aussi seront mises à contribution par une surtaxe de la branche accidents du travail et maladies professionnelle, déjà lourde dans certains secteurs.
Et comme personne ne doit être en reste il faut aussi taxer les salariés en leur piquant la seule chose qui jusque là était préservée : une taxe sur la participation. Bien la peine que notre "libéralissime" parle de travailler plus pour gagner plus et propose la participation pour tous. C'est pour mieux nous plumer. Le vrai slogan devrait être : "travailler plus pour payer plus".
Ajoutons à cette frénésie taxivore la préparation d'une augmentation des cotisations retraite (qui ne touche évidemment pas les régimes spéciaux) : ce sera la cerise empoisonnée sur le gateau à la crème tournée.
La sécu a prévu pour 2009 un déficit de 6,9 milliards d'euros. Evidemment aucune remise en cause de la gestion, aucune réforme de l'hôpital, aucune vélléité de supprimer le CMU et ses monstrueux abus, aucune initiative allant dans le sens de la concurrence entre les caisses (ne parlons pas de laisser le choix de prendre des mutuelles ou des assurances privées), n'est à l'ordre du jour. Nous ne savons même pas ce que la CMU nous coûte, sauf qu'elle a de plus en plus de bénéficiaires (de quoi se réjouir? Ou une preuve que de moins en moins de gens ont les moyens de se soigner par la voie normale? Ou aussi la preuve que radio-trottoir fonctionne très bien et que tous les miséreux de la planète viennent se faire soigner à nos frais et envoient des médicaments à l'oeil au pays?). Pour info nos amis de l'IFRAP estiment à 6 milliards le trou provoqué par cette imbécillité Aubryesque.
Côté retraite même refrain : qu'est ce qu'on attend pour autoriser les fonds de pension? Il faudra 20 ans pour sortir de la répartition? Et alors? Raison de plus pour commencer tout de suite. Un système mixte, ce serait d'ailleurs pas si mal.
Mais je m'égosille pour rien, radio Elysée est en panne et n'entends que le mot taxe. Tu parles d'une politique de rupture!