Economie

Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 17:12

Berthe a pris rendez-vous avec son banquier.

- Bonjour Monsieur Monbanquier... Je suis venue vous voir... C'est que.. voilà - dit-elle d'un ton embarrassé....
Ben...
Elle se jette enfin à l'eau : "Voilà, j'ai besoin d'ouvrir un crédit".

Monbanquier la regarde :
- Vous avez des projets ?
- Enfin, pas exactement ! Voilà : j'ai besoin d'un crédit pour faire un investissement, mais si vous me l'accordez, je demanderai à ma femme de ménage Madame Jupette et à mon voisin Lerocard de me dire ce qui serait utile!
- Et combien voulez-vous emprunter?
- Ben ça dépend de quels investissements on va faire.
- Chère madame Berthe, si je regarde votre compte, vous êtes en découvert permanent et vous avez déjà des crédits à la consommation. Or vos revenus servent tout juste à rembourser les intérêts des crédits... Comment arrivez-vous à vivre?
- Oh mais ça ce n'est pas un problème : nous ne dépensons rien. L'entreprise de mon mari paie tous nos frais.
- Alors à quoi servent tous ces crédits?
- Ben il faut bien payer la femme de ménage, le loyer, les cours de musique et de sport des enfants, les vacances...
Monbanquier commence à faire les gros yeux :
- Donc vous êtes surendettés, le capital emprunté est irremboursable, et vous me demandez un nouveau prêt?
- Ben, justement, c'est qu'on voit bien qu'on s'en sort plus, mais cette fois c'est différent, ce sera pour investir de façon à faire des économies.
- Et vous comptez les faire sur quoi, vos économies?
- Ben c'est pour ça que j'ai demandé à Madame Jupette et à Lerocard d'étudier la question.

Monbanquier se lève et ouvre la porte :
- Hé bien madame Berthe, je serai ravi de vous recevoir de nouveau quand vos amis auront trouvé quel investissement génial vous permettra de régler vos dettes et de payer vos frais sans faire de nouvel emprunt sans garantie. En attendant je désactive votre carte bleue et votre carnet de chèques, et vous viendrez me demander des fonds en liquide chaque fois que vous aurez l'idée d'une nouvelle dépense... A condition que le compte soit alimenté, bien sûr. Déjà j'ai une suggestion à vous faire : pourquoi ne vendez-vous pas votre Rollex ?

Toute ressemblance avec un président en exercice ne saurait être que pure coïncidence.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 08:43

Je l'attendais depuis un moment, voilà qui est fait. Europe 1 l'a dit ce matin : la crise du lait, tenez-vous bien, c'est comme la crise financière, c'est la faute au libéralisme. Ils ont oublié de dire "ultra".

L'explication vaut le coup : l'an passé il y a eu un été frisquet et peu de lait, donc les prix ont grimpé. Pour faire face à la pénurie, Bruxelles a desserré les quotas afin de permettre les exportations, donc le lait a rapporté beaucoup parce que les prix étaient élevés. Patatras, un été un peu plus chaud et trop de lait, les cours mondiaux s'effondrent, et comme entre temps les quotas sont restés larges, comme disait Fernand Reynaud : "ça eut payé, mais ça paye plus".

Ce qui me surprend c'est qu'on n'ait pas mis ça sur le compte du réchauffement climatique. Ils n'y ont pas encore pensé.

 

Conclusion : faut réglementer de nouveau ! Comme pour les banques ! Comme si la réglementation du crédit et celle de la PAC avaient un jour été hors du coup. La preuve d'ailleurs, en lisant l'explication, que ce ne sont pas les paysans qui décident quelle quantité de lait et à quel prix il faut le vendre, mais bien les fonctionnaires européens qui n'ont jamais vu une vache, et qui croient que le lait pousse directement dans des packs cartonnés.

Avant la PAC les agriculteurs et éleveurs avaient de bonnes et de mauvaises années. L'exploitant sérieux en était suffisamment avisé pour profiter des bonnes années afin d'investir pour faire face aux muavaises. C'est aussi comme ça que devraient fonctionner les entreprises et ce qui fait tourner l'économie, quand l'état ne s'en mêle pas.

Avec la PAC il n'y a plus ni bonnes ni mauvaises années. Le résultat c'est que le consommateur paie toujours cher, y compris en période de crise, ce qui ne fait qu'aggraver ses problèmes.

Bien entendu revenir à une économie non dirigée implique que l'état laisse suffisamment de profit à l'exploitant lorsqu'il fait une bonne année. S'il lui prend presque tout ce qu'il gagne, comme c'est le cas aujourd'hui pour les petites entreprises, il ne peut ni thésauriser ni investir. Au premier coup dur c'est la faillite.

En gros, l'économie française planifiée c'est : "tu gagnes, c'est pour l'état, tu perds, c'est pour ta pomme."

Est-ce que quelqu'un pourrait sérieusement, sans se tordre de rire, me faire gober que ça ressemble à du libéralisme?

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 19:19

L'état ne se lasse pas d'inventer des impôts papiers. Il y a quelques temps j'avais commis un pamphlet contre la future taxe carbone et un internaute sans doute inféodé à l'UMP avait tente de me démontrer par A + B que c'était la solution miracle pour l'avenir écologique de la France.

Las, mes pires craintes étaient fondées. Non seulement cette taxe, dont on ne sait pas encore si elle va prendre la forme d'une TVA bis ou d'une taxe professionnelle, est destinée à alimenter le trou abyssal du budget, mais il est clairement énoncé, avant même que son assiette ne soit calculée, qu'elle grimpera chaque année.

Bien entendu il faudra pour la prélever et la contrôler créer une nouvelle agence. Il y a gros à parier que la taxe prélevée sera entièrement bouffée par les parasites qui émargeront à l'agence en question. Je ne sais pas ce que l'écologie y gagne mais je suis sûre que certains vont y trouver leur compte.

Mais le pire est l'impressionnant arsenal réglementaire et l'impôt papier qui va s'en suivre, ne serait-ce que pour calculer la valeur carbone de chaque produit, puisque nous avons compris que ce calcul serait à la charge des entreprises, qui, comme on le sait, n'ont rien de mieux à faire que de se lancer dans de savantes déclarations et la collecte d'impôts en lieu et place de l'état, comme c'est déjà le cas pour la TVA.

Je n'en tiendrai pour preuve que la lettre que j'ai reçue aujourd'hui d'un client, le premier à réagir, et dont, bien entendu, je taierai le nom.

Entre REACH et cette nouvelle crétinerie, je me demande si je vais avoir encore le temps de m'occuper de livrer mes clients :


Objet : Bilan Carbone

 

Bonjour Ms.  CHAVANE

 

 

Nous sommes tous concernés par le changement climatique car chacun d’entre-nous émet du CO2 pour réaliser ses activités que se soit dans le secteur industriel ou dans le secteur tertiaire.

Nous vous proposons une approche simple et proactive de ce qui deviendra obligatoire dans les mois à venir.

 

Pour renforcer notre démarche Développement Durable, Les Laboratoires XXX mettent  actuellement en place le bilan Carbone sur tous nos sites. Le Bilan Carbone est une démarche d’évaluation comptabilisant sur l’année les gaz à effet de serre émis par une entreprise. Cette estimation permet non seulement de mesurer la dépendance aux énergies fossiles et d’initier des actions concrètes de réduction d’émissions de Gaz à Effet de Serre, mais aussi d’évaluer des projets selon leurs taux d’émissions et de calculer le risque économique dû au « coût carbone ».

 

Les activités  liées aux transports des matières premières sont comptabilisées dans les bilans carbones, il est donc important pour nous d’avoir une évaluation précise du mode de transport et du kilométrage parcouru des matières premières que vous vendez à XXX.

 

Soucieux d’établir un Bilan Carbone juste, nous procédons à un inventaire du type de transport utilisé et du kilométrage parcouru par chacun des produits chimiques utilisés.

 

Aussi nous vous demandons de bien vouloir renseigner le questionnaire ci-joint.


 

Nom Commercial de la Matière Première :                                                 code :  

PRODUIT

 

Fabricant :   YYY

Lieu de Fabrication :                    Origine 

 

 

(Barrez les mentions inutiles)

usine

 

Camion  O/N

FerroutageO/N

 

 

 

Camion Oui/Non    

FerroutageOui/Non

Bateau  Oui/Non    

Avion  Oui/Non    

 

 

  Camion  O/N    

  FerroutageO/N

 

 

Usine

ProducteurOui/Non

Ou

Revendeur Oui/Non

 

 

 

 

 

 

Lieu de livraison :

 

 

          Frontières O/N

          Douane   O/N

          Aucune   O/N

 

       Frontières O/N

       Douane     O/N

       Aucune     O/N

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan carbone

De l’usine en

T eq CO2

 

Kilomètres

Parcourus

           Kilomètres

Parcourus

          

Kilomètres

Parcourus

 

Total

           Kilomètres

           Parcourus

..........

.......  +

 ........    +

         ......

=

            

 

Nous vous remercions de préciser l’adresse exacte du lieu de départ

de la marchandise   :   ..........................................

                                   ..........................................

..........................................

 

Et  corriger les données pré-remplies si elles sont inexactes et de répondre au format électronique par retour d’e-mail en respectant le libellé de l’objet à l’adresse suivante :

 

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 12:59

Je regarde fort peu la TV.
Pourtant je suis tombée par hasard sur une partie du discours de Versailles de celui dont on ne prononce plus le nom.

De cette litanie de pieuses intentions, on ne retiendra qu'une seule information concrète, le lancement d'un grand emprunt, et c'est précisément à ce moment que j'ai écouté le sermon.

Bizarrement, j'ai vu un président penaud, mal à l'aise. C'est contraire à ses habitudes. Il nous a annoncé qu'il allait lancer un emprunt d'état pour "faire des investissements". D'habitude ce genre d'annonce est suivi de données chiffrées. Là, c'est le flou artistique et notre président explique assez confusément qu'il va calculer combien il faut. Etrange !

Le déficit annuel atteint des records historiques (plus de 100 milliards, crise oblige) et que la dette de la France donne le vertige, à supposer qu'on la connaisse réellement, tant il est vrai que des détails comme les retraites des régimes spéciaux sont passés sous silence dans le décompte !

Dans ces conditions, un nouvel emprunt, cette fois auprès des citoyens, est-il réellement souhaitable? Je n'ai aucune envie de consentir des "subprimes" à l'état français avec ce qui me reste de mes économies une fois plumée par les "partenaires sociaux", l'ISF, l'IRPP, la taxe foncière et télévisuelle, la TIPP, la taxe d'habitation, la taxe sur les contrats d'assurance (9%) et la taxe "catastrophes naturelles" (alors que je vis à Paris), l'éco-taxe et bientôt la taxe carbone, la taxe RSA sur les assurances-retraite, la CSG/CRDS... N'en jetez plus...

Et d'abord quels investissements ?
- Jouer au meccano industriel, c'est à dire m'emprunter de l'argent pour financer des entreprises choisies par l'état selon des critères de copinage, et qui ne manqueront pas de faire les mauvais choix et de demander ensuite d'être sauvées ? Alors que de moi même je vais préférer développer ma propre entreprise, et investir dans des sociétés dont je jugerai les possibilités d'avenir à mes risques et périls.. avec bien moins d'incertitude qu'en laissant des énarques le faire à ma place.
- créer de nouvelles infrastructures de transport ? C'est la même chose puisque le transport est un service marchand.
- créer de nouvelles agences, hautes autorités, conseils nationaux ? N'avons-nous pas assez de fromages inutiles et ruineux ?
- créer des "universités d'excellence" ? Ne vaudrait-il pas mieux faire fonctionner celles qui existent ?

Ou bien plus prosaïquement boucher les trous du budget ? Ce que je crois plus volontiers... hélas !
Vu que la France ressemble de plus en plus à l'ex-Union Soviétique en miniature, les matières premières en moins, ce projet a un avant-goût d'emprunt Russe.

J'aurais préféré qu'il soit question de réformes de choc afin de ne plus laisser de place au gaspillage. Ce sera pour une autre fois : je parierais assez sur la Saint Glin-Glin.à défaut de la Saint Bling-Bling.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 20:36

De nos amis de l'IFRAP, un article particulièrement percutant qui mérite d'être largement diffusé.

La Crise prétexte pour augmenter le prix des services publics

A écouter les experts de l’OFCE, il ne faut pas lésiner sur la dépense publique, quitte à renchérir le coût de nos services publics. Dans une des dernières lettres de l’OFCE, on peut lire :
« La contrepartie à l’accroissement de la dette publique est le maintien du fonctionnement du système économique et financier. La faillite globale du système coûterait beaucoup plus cher aux générations actuelles et futures que quelques dizaines de points de PIB de dette en plus. Pour éviter le scénario d’une longue récession et briser les anticipations déflationnistes, l’intervention publique doit être massive. Seul l’Etat a les moyens d’éviter que la mécanique récessive ne s’emballe » ... Lire la suite

http://www.ifrap.org/La-Crise-pretexte-pour-augmenter-le-prix-des-services-publics,1169.html?date=20090407
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 14:39

Tout le monde se félicite du G20. Ce fut une occasion de se congratuler entre politiciens, de discourir, de plastronner, de jouer du menton pour montrer son volontarisme dans la résolution d'une crise qu'ils ont eux-mêmes produite.

Les mesures de sécurité relatives à la venue de Monsieur Obama prêteraient à sourire, tant on frise le ridicule, si le contribuable n'y était pas de sa poche.

1000 milliards de dollars pour une relance aux accents keynésianistes... Au fou ! Et les associations écolos, les seules à trouver que ce n'est pas assez, qui voudraient un dopage de l'économie verte. On peut leur rétorquer que le dopage n'est pas naturel et qu'il nuit à la santé du dopé.

Sarkozy s'en tire avec un beau discours, comme toujours.
Il a réussi à convaincre Obama de s'attaquer aux paradis fiscaux et de plafonner les salaires des dirigeants, mettant dans le même sac un énarque comme Messier - qui coule sa boîte et s'en va avec un petit pont d'or - ou un Martin Bouygues ou un Antoine Riboud, véritables entrepreneurs dont le génie a permis de créer des sociétés multinationales performantes, et créatrices d'emplois.

Seul bémol : ils se sont aperçus qu'il faudrait plafonner les footballeurs, si utiles à l'économie du pays. Qu'à cela ne tienne ils auront bien un passe-droit, les lois sont faites pour être contournées.

Ils ont oublié de parler du plafonnement des gains, salaires, émargements, indemnités et autres super retraites des élus multifonction et de leurs caisses noires.

Ils ont oublié de plafonner les gains des vedettes préfabriquées du show-biz vivant en Suisse et venant nous donner des leçons de solidarité ou d'écologie. Elles sont si utiles à notre économie qu'on leur a même fait une loi sur mesure : Hadopi, passée hier au Parlement.

Quant-aux paradis fiscaux, c'est surtout aux enfers fiscaux qu'il est urgent de s'attaquer, mais là-dessus, pas un mot. Du reste je viens de lire sur yahoo que Monaco met la France dans l'embarras en ouvrant une enquête sur les biens de Madame Edith Bongo, épouse d'Omar Bongo, et en demandant à Paris d'en faire de même, le parquet parisien refusant de suivre. La France serait donc un paradis fiscal pour certains et un enfer pour d'autres ?

Le grand gagnant dans tout ça, c'est DSK, qui voit son budget tripler.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 15:14

RECTIFICATIF !

Aujourd'hui 5 avril de nouvelles propositions ont été mises en ligne, dont certaines des nôtres.
Il s'agissait donc d'une lenteur du site, qui avait sans doute été inondé d'idées.
A moins que nos réclamations n'aient porté, mais je veux croire à la première hypothèse.
Il me faut donc remercier Monsieur Coppé de nous avoir donné la parole.

Jean François Copé a ouvert un site internet
www.depensepublique.fr

Sur ce remarquable site il est proposé au citoyen de s’exprimer pour suggérer des réformes destinées à faire des économies de deniers publics. Cela s’appelle pompeusement « les Etats Généraux de la Dépense Publique ».


J’ai donc, comme beaucoup d’autres amis libéraux, fait plusieurs propositions. En l’occurrence, j’ai demandé le remplacement des aides à la personne et à la famille par un simple impôt négatif, ce qui entraîne de facto la suppression des CAF, j’ai suggéré audit et redéfinition des missions des agences gouvernementales, afin de supprimer les doublons et de larguer les missions qui ont vocation à être mieux gérées par le secteur privé, j’ai proposé la suppression pure et simple de la Halde. J’aurais pu aller plus loin, il y a tant de choses à dire, mais il faut en laisser aux autres…


Et puis, comme mes amis libéraux, je suis revenue sur le site sur une durée de plusieurs jours.

Aucune des propositions que j’avais faites n’apparaît, aucune proposition de mes amis non plus. En revanche une vingtaine de propositions s’inscrit depuis le début, avec un classement par « intérêt » notamment, qui n’engage que celui qui administre le site.


Nous avons bien compris que cette initiative n’est qu’un attrape-gogo, destiné à nous faire croire qu’on nous écoute. Les propositions mentionnées viennent certainement du staff de Monsieur Copé et de quelques élus, ayant utilisé des pseudos farfelus pour tromper l’ennemi libéral et lui faire croire que ces brillantes subtilités économiques comme « vendre les pilules à l’unité » émanaient du bon peuple.


L’un de mes amis ayant eu l’outrecuidance d’écrire à Maître Copé, non pour avoir un fromage comme les amis de Sarkozy, mais pour qu’on prenne en compte nos idées, voici la réponse pré-formatée du sieur Copé (copié-collé avec les fautes) :


Monsieur,

Vous avez bien voulu me faire part de vos observations sur les états généraux de la dépense publique.

Je tenais à vous informer que j’avais pris connaissance de votre courriel et des vos remarques avec toute l’attention qu’ils méritent.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean-François COPÉ


Autrement dit, cause toujours !

Hé bien moi je dis à Copé : cause toujours, t’auras jamais les voix des libéraux, tu sais les quelques petits % qui t’empêcheront toujours de gagner des élections ! Ou version Sarko « casse-toi, pauv' c… » et marche à l’ombre !

En fin de compte, pour limiter la dépense publique il n’y a qu’une solution : virer ces crétins, et donner le pouvoir aux libéraux !

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 18:51

Rien de tel qu'une gigantesque crise provoquée par un pays étranger et puissant comme les USA pour cacher les carences de notre système économique, redistributif de monnaie de singe. Si nous n'étions pas dans l'euro, contraints et forcés d'avoir un change fixe, nous aurions déjà dévalué quinze fois depuis l'an 2000, ou créé le Nouveau Nouveau Franc en supprimant deux zéros !

La faiblesse de notre industrie est telle que les fermetures d'usine se succèdent, et ce n'est pas dû aux problèmes financiers américains mais bien à des problèmes structurels. La crise n'a fait qu'achever un travail de sape qui couve depuis le début de la Ve, avec un apogée dans les années 81-88. Prenons deux des plus beaux fleurons de notre tissu industriel :

- l'automobile : non seulement PSA et Renault mais leurs multiples sous-traitants, dont Valéo dont on a tant critiqué le dirigeant alors que pendant 20 ans il a brillamment développé l'entreprise. La crise qui touche l'automobile en France est antérieure à la crise financière. Elle a commencé dès le lendemain des mesures Borloo. Certes, le pétrole à 145 euros le baril avait un peu ralenti les vélléités de voyages en voiture de nos compatriotes, mais il en fallait plus pour amener l'automobile française, de bonne qualité et peu consommatrice, au bord de la faillite. Il fallait le bonus sur les tondeuses à gazon roulantes, sur lesquelles les constructeurs font très peu de marge, et qui profite surtout aux petites étrangères. Les radars à outrance et les retraits de points abusifs ont fait le reste.

- la pharmacie : en 1981 nous étions le 2nd découvreur de médicaments innovants de la planète, à une encablure des Américains. En 1990 nous étions passés au 8e rang. Aujourd'hui je n'ose même pas regarder le classement. Les tribulations de l'usine 3M de Pithiviers sont emblématiques. Grâce à la gabegie de notre sécurité sociale et aux mesures idiotes de soi-disant sauvetage qui se succèdent sans résultat depuis des années (comment pourraient-elles marcher puisqu'on applique toujours les mêmes recettes dont on connaît l'ineffficacité), grâce à la fiscalité sur les successions d'entreprises, grâce à l'ISF, grâce aux taxes imposées à l'industrie pharmaceutique et à la longueur des procédures administratives de mise sur le marché (les pires de l'Union Européenne), nous avons non seulement coulé notre industrie pharmaceutique, mais aussi tous leurs sous-traitants, c'est à dire, entre autres, toutes les sociétés de synthèse à façon. Et ça, ce n'est pas la faute à Bush !

Je pourrais multiplier les exemples.

Il serait temps de prendre conscience de ces erreurs et de les redresser s'il n'est pas trop tard. Sinon la crise passera, mais sans nous !


Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 11:29

Toute la France est en colère.
Ceux qui sont en grève, comme le mouvement perpétuel, parce que chez eux c'est une seconde nature.
Ceux qui ne le sont pas et qui subissent.
Ceux qui voudraient bien l'être mais pas pour les mêmes raisons.

Pourquoi cette grève ? Les salariés de la fonction publique, qui ne risquent pas leur job, sont en grève pour défendre les salariés du privé, qui s'appauvrissent, risquent le chômage, se précarisent, et subissent la crise de plein fouet. Est-il bien utile d'en rajouter à leurs malheurs en les empêchant de travailler ?

Les "fonctionnaires" (au sens large) en grève voudraient voir supprimer les détaxations d'heures supplémentaires du privé, détaxation qui a permis à 5,5 millions de familles en 2008 de récolter 150 euros de plus sur leur bulletin de salaire en fin de mois. De quoi se mêlent-ils (même si je pense qu'il y avait plus intelligent à faire, comme abroger la loi Aubry et laisser les patrons et les employés négocier des augmentations de salaire et de temps travaillé dans le cadre de la réglementation européenne et des conventions collectives)? Le partage du travail est une ineptie économique. Faire des heures supplémentaires n'empêche aucune embauche, puisque les gains de productivité et de salaire sont directement réinjectés dans l'économie. Il n'y a que dans la fonction publique et assimilée, qui ne tient aucune comptabilité sérieuse, où l'on embauche à tour de bras des gens pour les occuper et non pour exercer un travail utile. Lorsque toutes les sociétés ferroviaires d'Europe se sont restructurées et ont réduit de moitié les effectifs sans le moindre licenciement, la SNCF a embauché 50.000 jeunes (c'était pendant les 5 ans du règne de Jospinus Crétinus et de Martinae Debriae) dont l'utilité est plus que douteuse et qui aujourd'hui... sont en grève pour défendre le pouvoir d'achat de ceux qu'ils s'acharnent à ruiner en détruisant des richesses.

Cette grève n'est, une fois de plus, qu'une manifestation politique tendant à démontrer le pouvoir de nuisance des syndicats subventionnés.

Pourtant je ne vais pas affranchir le gouvernement de la lourde responsabilité qu'il porte. Depuis que Mitterrand n'est plus là, le socialisme n'a jamais été aussi triomphant. Socialisme, c'est à dire appauvrissement. Toute la politique d'aide consiste à léser les uns en leur prenant beaucoup et en dépensant presque tout pour donner quelques miettes aux autres. Ces autres étant dûment choisis en fonction de critères basés sur des plafonds irréalistes ou simplement parce qu'ils ont le pouvoir de revendiquer bruyamment. Résultat : un appauvrissement général, sauf pour une caste de gens archi-protégés. C'est bien le principe de fonctionnement des dictatures : le peuple paie, les dirigeants s'engraissent, ceux qui servent les dirigeants profitent des retombées.

Chirac aurait dû faire des réformes, il n'en a fait aucune.
Nous avons voté Sarkozy pour que les choses changent, il a pris des ministres et des conseillers socialistes et depuis qu'il est là les taxes volent, la dette s'envole.
Les réformes auraient dû être faites dès le début du quinquennat. Il n'y avait alors pas de crise. Elles ne l'ont pas été. Aujourd'hui nous en payons les conséquences. Non seulement la gabegie continue, mais la crise nous frappe de plein fouet, et si les rigidités de l'économie française nous ont permis de l'amortir au début, ce n'est que reculer pour mieux sauter. En revanche, lorsque l'économie repartira ailleurs, nous regarderons. L'inertie fonctionne dans les deux sens.

Il y a de l'argent en France : il est dans les multiples agences gouvernementales et autres comités théodule et fromages en tout genre, dont les ramifications tentaculaires nous ruinent. Il est dans les subventions de toutes sortes à des associations et groupements d'utilité limitée. Il est dans les privilèges des élus trop nombreux. Il est dans le gaspillage des charges sociales qui font que lorsqu'on embauche un salarié, on embauche son double dans la fonction publique. Il est dans des services publics pléthoriques et inefficaces... Enfin je dis qu'il y a de l'argent, je ferais mieux de dire : il y a du crédit. Et du discrédit au gouvernement.

Qu'attend notre hyper président pour y mettre bon ordre? Mais s'il l'avait vraiment voulu, il y a longtemps qu'il l'aurait fait.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 11:41

"Vous avez 430 millions d'euros pour 14.000 contribuables qui reçoivent en moyenne chacun 33.000 euros", a-t-il rappelé. L'argument d'un départ des Français les plus aisés est "une ineptie". "Ce n'est pas 14.000 personnes qui vont faire l'avenir du pays".

"L'avenir du pays, c'est toutes ces forces extraordinaires de l'ouvrier à l'ingénieur, au chef d'entreprise à l'artisan, qui ne sont pas concernés par le bouclier", a ajouté Jean-Marc Ayrault.

Voici typiquement le genre d’imbécillité que la gauche bien pensante voudrait faire avaler au peuple. Le pire, c’est que ça marche.

Non que je sois une fanatique du bouclier fiscal, que je considère comme un emplâtre sur une jambe de bois. Pourtant, il faut vraiment être en France pour considérer que ne pas faucher plus de 50% des revenus de quelqu’un, fût-il immensément riche, est un « cadeau ». Total vient d’engranger 14 milliards de bénéfices (réalisés à l’étranger) après avoir payé 10 milliards d’impôts (en France), mais ce sont des vilains et il faudrait se partager aussi le reste. Ce raisonnement est strictement le même pour les très gros contribuables : ce n’est jamais assez, il faudrait tout leur prendre. L’état a sans cesse des gaspillages à financer. Dans le temps Georges Marchais disait : au-delà de 10.000 francs, je prends tout. François Hollande a récemment mis la barre à 4000 euros. Entre temps il y a eu inflation.


Monsieur Ayrault nous parle d’ingénieurs. Les études d’ingénieur durent 5 ans après le bac, 5 ans pendant lesquels il faut bien vivre, mais l’étudiant considère ce manque à gagner comme un investissement, et espère gagner plus que l’ouvrier – qui, lui, a commencé à travailler bien plus tôt (avant le bac). Cet investissement intellectuel doit être valorisé. Plus tard il n’aura de cesse d’essayer de grimper dans la hiérarchie en prenant de l’expérience et peut être en suivant des formations complémentaires. D’ailleurs l’ingénieur est tenu de se tenir toute sa vie professionnelle au courant des nouveautés dans sa branche, sinon, il régresse et finit par ne plus intéresser les employeurs. Tout ce mal en vain, sans espoir que son salaire progresse, car lorsqu’il aura obtenu les 4000 euros mensuels fatidiques il sera condamné à y rester jusqu’à son hypothétique retraite, dont il verra la date reculer d’année en année à cause du déficit abyssal de la répartition ! Voilà de quoi encourager les meilleurs… à quitter le pays, ce que de plus en plus de jeunes font déjà.


Monsieur Ayrault n’a pas besoin des 14.000 gros contribuables concernés par le bouclier fiscal. Tant mieux pour lui, bien qu’il soit payé par l’argent des impôts et si ces 14.000 contribuables n’y sont plus, les « forces extraordinaires » dont il parle si bien sans jamais en avoir rencontré un, devront payer davantage pour que ce monsieur conserve son train de vie. Une régression du pouvoir d’achat qui ne va pas aller dans le sens de la relance économique. Mais du moment que son pouvoir d’achat à lui est maintenu… Au fait combien gagne - t - il ?


Monsieur Ayrault oublie aussi un petit détail : qui donc est capable de financer les entreprises qui emploient les ouvriers et ingénieurs dont il parle ? Selon lui, ces 14.000 trop riches contribuables ont-ils leur argent sur un livret de caisse d’épargne ? La plupart d’entre eux dispose d’un portefeuille d’actions, voire investit directement dans des entreprises. Qu’ils s’en aillent, et l’investissement partira aussi !


Que le bouclier fiscal ne serve à presque rien, j’en conviens ; il serait plus intelligent de supprimer l’ISF, cet impôt spoliateur qui touche aussi les petits revenus, essentiellement à cause de l’immobilier, et qui résulte d’une triple imposition : le patrimoine s’est formé par le revenu (imposé) ou par héritage (imposé), et amélioré en touchant des revenus du capital (dividendes d’actions, plus values - également imposés). Le patrimoine est de l’argent bloqué. Si les revenus sont insuffisants, il faut le vendre pour payer l’impôt. Imaginons qu’une personne (un ingénieur par exemple) disposant d’un appartement en ville, d’une résidence secondaire, d’un petit PEA et d’une assurance-vie (sa future retraite) se retrouve subitement au chômage (scénario parfaitement réaliste en 2009) : il sera vraisemblablement forcé de vendre sa résidence secondaire, ou une partie de ses actions à perte, pour s’acquitter de ce racket étatique. Sur le plan strictement économique, du reste, cet impôt idiot coûte beaucoup plus qu’il ne rapporte, eu égard aux frais de contrôle et à la fuite de capitaux qu’il entraîne. Tous les autres pays européens l’ont supprimé après avoir fait ce constat, mais nous, nous nous entêtons, parce que nous n’avons toujours pas compris que le socialisme crée la pauvreté et la dépendance.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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