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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 16:29

S'il fallait témoigner de toutes les âneries commises par nos chers (onéreux et obèses) services publics il n'y aurait pas assez de jours dans l'année. Par chance pour eux, dans les services privés il y a aussi quelques farceurs dont le niveau de bêtise peut être grandiose. Pour avoir testé notamment les serveurs informatiques, j'atteste qu'on atteint là des sommets auprès desquels l'Himalaya est un nain.

Cela dit ça n'excuse rien, surtout au prix où nous payons ces pitres. Et à ce tarif ils ne nous font même pas rire.

Deux beaux cas rien que pour aujourd'hui :
- Je rentre de vacances et trouve dans ma boîte aux lettres un avis de recommandé. Après une demie-heure de queue au bureau de poste je retire un papier informe et chiffonné tenant plus du torche-cul que du courrier. C'est un de ces infâmes machin qu'il faut ouvrir en découpant le bord, le dos de l'enveloppe servant de support à un charabia administratif. O stupeur : c'est le RSI ("partenaire social" des professions indépendantes) qui me réclame ma déclaration de charges sociales. Sauf que la dite déclaration a été faite et envoyée en temps et en heure et que j'ai déjà été relancée en juillet et obligée d'envoyer un double. Furieuse je tente de les appeler pour leur faire savoir ce que je pense d'eux et il me faut galérer une demie-heure au téléphone pour avoir un interlocuteur. Explication : "on a eu un problème informatique et on n'a pas enregistré les déclarations et mêmes celles qui ont été entregistrées on ne sait pas si elles le sont ou non... donc il y a des tas de recommandés qui sont partis automatiquement." Donc "c'est pas eux, c'est l'ordinateur"! De combien faudra-t-il augmenter les cotisations pour payer tous ces recommandés inutiles ?

- Me voilà arrivée à mon bureau où m'attend une pile de courrier et de factures. Encore un avis de la poste, mais cette fois c'est celle de Reuilly, dont dépend le bureau, qui m'enjoint d'aller chercher un chronopost. Je passe donc à la Poste. J'hallucine : elle est bouclée de chez bouclé, rideau de fer tiré... Un vieux monsieur de passage me signale qu'elle a été fermée aujourd'hui pour travaux. Mais où donc est mon paquet ? Chronopost me confirme le leur avoir laissé, personne ne leur ayant dit que la poste allait fermer. Il ne me reste plus qu'à tenter de le retrouver en passant par le bureau principal du XIIe, avenue Diderot... S'il n'y a pas été transféré avant les travaux, je peux faire une croix dessus, et je ne sais même pas si c'était important ou urgent (en général on n'utilise pas chronopost pour envoyer une carte de voeux).

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /2009 20:06

L'article ci-dessous m'a fait bondir, je le reprends donc dans son intégralité avant que le politiquement correct en vigueur ne l'efface de yahoo.
En résumé : des fripouilles (baptisés "jeunes" en Novlangue) débarquent à Royan, squattent un appartement au centre-ville, terrorisent la population et les vacanciers, mais sont assez cons pour s'en prendre violemment à un "riche nanti", en l'occurrence un marchand ambulant de sandwich appartenant à un groupe de forains. Devant le refus de la police d'intervenir (hé oui) et le commentaire du Maire (les riverains sont de petits bourgeois qui râlent pour un rien) qui sera j'espère bientôt un Maire sortant sorti, les forains tentent une expédition punitive. Résultat : on paie le train aux fripouilles pour qu'ils rentrent à Paris, sans les inquiéter le moins du monde, mais l'inexistante justice parle d'exister pour emmerder les méchants forains.
Conclusion : en France il est interdit de faire justice soi-même, mais il est aussi interdit de demander aux pouvoirs publics de défendre les citoyens... sauf si les dits citoyens sont des voyous. Quand on voit avec quelle hargne la justice s'en prend à un patron de bar fumeur qui n'a jamais ni volé ni tué ni squatté (au fait que dit le propriétaire de l'appartement vraisemblablement dévasté ? Aura-t-il le droit de porter plainte ou doit il considérer comme un honneur que ces "jeunes" aient élu son domicile pour passer leurs vacances ?)... Quand on voit avec quelle hargne notre police harcèle l'automobiliste pour deux malheureux km/h de trop... 
Hé oui, en France il vaut mieux être voyou, surtout si on appartient à une "minorité visible".
Il faut tout de même que les Pouvoirs Publics prennent garde. Il ne faudrait pas arriver à une situation où les Français - contribuables, harcelés de taxes et empêchés de vivre pendant que des loubards se croient tout permis - n'aient l'impression de n'avoir plus rien à perdre. Nos élus jouent avec le feu !

   Une bande de l'Essonne sème le trouble à Royan

Cyrille Louis
12/08/2009 | Mise à jour : 08:22 | Commentaires 87 | Ajouter à ma sélection

Après avoir multiplié les agressions et les menaces, des jeunes ont été la cible, lundi, d'une action punitive de forains locaux.

 

Un vent mauvais s'est abattu ces derniers jours sur le centre-ville de Royan (Charente-Maritime), où les agissements d'une bande de jeunes originaires de l'Essonne ont suscité la colère des commerçants locaux et de certains vacanciers. Lundi, une expédition punitive orchestrée par une trentaine de forains a même dû être empêchée in extremis par les policiers du commissariat local. Dans la foulée, les sauvageons ont été raccompagnés au train, direction Paris. Mais, à en croire la rumeur locale, certains d'entre eux auraient promis de revenir bientôt dans l'espoir de laver l'affront.

Selon la sécurité publique, c'est dans les tout derniers jours de juillet que le groupe d'une dizaine de jeunes s'est d'abord fait remarquer sur le front de mer de Royan, squattant un logement en plein centre, pratiquant la revente de stupéfiants et commettant quelques vols à l'éta­lage. Visiblement agacé, un vacancier habitué de la cité balnéaire complète, sous couvert de l'anonymat : «Pendant plusieurs jours, ils ont terrorisé les petits vieux et multiplié les outrages, se droguant en pleine rue et affirmant vouloir faire la loi chez nous comme ils la font chez eux.»

Adjoint au maire de Royan en charge de la sécurité, Didier Besson tempère : «C'est vrai qu'ils étaient menaçants. Mais il faut aussi comprendre que nous vivons dans un petit coin calme où la population présente une sensibilité très élevée à ce type d'incidents.» Quoi qu'il en soit, l'exaspération des riverains n'a cessé de croître jusqu'à l'organisation d'une réunion publique, vendredi dernier, lors de laquelle une pétition réclamant l'intervention plus énergique des pouvoirs publics a recueilli une cinquantaine de signatures. «On a été contraint d'en venir là parce que la police refusait de les mettre dehors», précise un commerçant. De son côté, la police souligne avoir réalisé plusieurs interpellations dans ce dossier.

«Passivité»

Dimanche soir, la tension est encore montée d'un cran lorsque le petit groupe, qui avait déjà tenté d'extorquer 200 euros au videur d'une boîte de nuit, s'en est pris à un vendeur de sandwichs installé sur le front de mer. «Sans prévenir, l'un des jeunes a dégradé un accessoire publicitaire avant de porter des coups au forain, qui s'est ensuite vu réclamer la somme de 1 000 euros pour résoudre le différend», résume le procureur de Saintes, Fabienne Atzori.

Lundi, en milieu de journée, une trentaine de forains excédés se sont réunis dans le centre de Royan, visiblement bien décidés à régler le problème eux-mêmes. Armés pour certains d'une barre de fer ou d'une clé à molette, ils se sont présentés devant le garage où s'était retranchée la dizaine de jeunes. Selon plusieurs témoins, l'un des assaillants aurait même fait usage d'une arme de type Gomm-Cogne pour intimider les jeunes fauteurs de troubles, juste avant que la police n'intervienne.

Le calme revenu, plusieurs riverains persistaient hier à fustiger la «passivité» des pouvoirs publics. De son côté, le parquet de Saintes a ouvert une enquête afin de déterminer si les forains doivent être poursuivis par la justice.

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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 19:22

Cuba a trouvé le moyen de sortir de la crise ultralibérale qui frappe l'ïle depuis 50 ans.
Raul, le petit frère du Lider Maximo, est très fort. C'est boo comme du Borloo !

Bien entendu, à côté de la pénurie d'à peu près tout dont souffrent les Cubains, il n'y a qu'une chose qui n'ait pas besoin d'être rationnée, c'est la Liberté, parce que c'est un concept inconnu.

Les choses en sont arrivées à tel point que le Parti Communiste local a pris de grandes décisions, dignes du Grenelle de l'environnement : l'énergie est désormais rationnée, l'électricité n'est fournie que qualques heures par jour et les usines sont donc priées de tourner au ralenti, sans chômage ni délocalisation, cela va de soi. Quant-à l'air conditionné il est purement et simplement banni.

Il va sans dire que l'alimentation, l'essence aussi sont rationnés.

Source : Est Républicain du 1er Août 2009.

Voilà qui va donner des idées aux adeptes Français du sous-développement durable.



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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 20:20
Notre Guide Suprême a eu un malaise en faisant du jogging sous le soleil aux heures les plus chaudes de la journée, en plein mois de juillet.
Il est donc humain ?
Si la Lumière qui nous guide peut commettre de telles imprudences, comment le pauvre peuple, bien moins intelligent, pourrait-il être à l'abri de telles folies ? Il est urgent de trouver un moyen de nous protéger.
C'est pourquoi, selon ce qui se dit dans les milieux bien informés, il faut s'attendre à une convocation extraordinaire des Chambres afin de légiférer de toute urgence sur l'inévitable projet de loi qui interdira toute activité sportive de plein air entre midi et 15 heures, du 15 juin au 15 septembre.
J'entends déjà le concert de protestation des lobbystes des égoïstes fédérations sportives de voile, d'aviron, de natation, de golf, de kayak, de randonnée...
C'est si dangereux la Liberté !
Dans les années 70, je me souviens avec horreur  que nous n'avions pas de principe de précaution, qu'il n'y avait dans les voitures ni airbag ni ceintures de sécurité, que les piscines n'étaient pas entourées de barrières, que nous mangions des fruits et légumes pleins de pesticides aujourd'hui interdits...
Mais comment avons nous pu survivre ?
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 22:11

Pendant que le général responsable du Sud-Est est en Corse pour travailler sur la prévention et la lutte contre les incendies de forêt, un juteux-chef du camp de Carpiagne (Marseille) boute le feu à 1300 hectares, en organisant en pleine canicule estivale et par vent fort, un tir aux balles traçantes, pourtant interdit dans cette zone en raison des risques d'incendie. S'il avait voulu le faire exprès...

Notons que le juteux chef est réunionais, il ne connaît pas la région ! :))

A moins qu'il n'ait la haine de la métropole ?

Pour le moment il est en garde à vue, j'espère qu'il va rester un moment à l'ombre, pour réfléchir.

Si les militaires se mettent à désobéir, où va-t-on ? Quoique dans certains cas il soit admis que pour des raisons de force majeure ou parce qu'un ordre est réellement inapplicable, ils puissent prendre des initiatives, mais cela laisse supposer qu'ils pensent. Ce n'est visiblement pas le cas de notre juteux-chef. Pour lui aucune flammèche d'intelligence ne semble luire.

Je comprends que le maire de Marseille et le président du conseil général brûlent de rage, qu'ils aient envie de mettre cet imbécile sur le gril. Et ce n'est rien par rapport à ce que doit ressentir le propriétaire de la villa qui a été la proie des flammes, et des personnes qu'il a fallu évacuer.

Le plus fumeux dans tout ça c'est que le contribuable va encore trinquer, puisque le budget de l'armée, c'est le sien, et qu'il faudra indemniser les victimes. On ne peut mettre sur le compte d'une catastrophe naturelle un désastre dûment provoqué. Criminel, quoi !

Cela dit à l'heure où j'écris ce post j'apprends que la Corse est aussi en feu. Le général en chef a t-il voulu montrer ce qu'il ne faut pas faire ?

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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 21:28

La lettre suivante est d'un de mes amis, mais je l'ai trouvée excellente.
J'ajoute seulement qu'il est dommage d'avoir détruit entre 12 et 24 emplois en France (selon les chiffres qu'on prend) pour que monsieur Halliday aille dépenser entre 20 et 600.000 euros en Suisse.

Monsieur le Ministre,

 

Dans l'important portefeuille ministériel dont vous avez la responsabilité, vous avez notamment la charge des Comptes publics. C'est pourquoi j'ai l'honneur d'attirer votre attention sur le concert du 14 Juillet, offert aux frais du contribuable, et dont le coût, selon les médias, est dans une fourchette qui varie du simple au double, soit de 1 à 2 millions d'euros. S'agissant du cachet de Johny Halliday, il se situerait entre 20 000 (Elysée) et 600 000 euros (presse), un rapport de 1 à 30. Etonnant cette imprécision pour un contribuable réfugié en Suisse... Enfin, au nom du principe d'égalité devant l'impôt, il est injuste qu'un tel concert soit réservé, en réalité, aux seuls habitants de la région parisienne ; il aurait été possible, à tout le moins, de le rediffuser en direct sur France 2 par exemple, en lieu et place de " Michel Drücker au coeur de l'armée de terre ", émission du genre brosse à reluire qui met surtout en vedette le présentateur et ses amis du show-business.   

 

Je ne doute pas, connaissant votre rigueur et votre souci de transparence - surtout en cette période de crise sévère pour la France et les Français - que vous communiquerez rapidement et publiquement les bons comptes de ce concert. Il est pour le moins plaisant de noter que Le Figaro d'hier titrait en page 3 : " 14 Juillet : Sarkozy choisit la sobriété "... Tout est relatif !

 

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mon entière considération.

 


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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 16:36

Voici un extrait du communiqué de presse de l'Elysée au sujet des commémorations du 8 mai 1945. La totalité du communiqué et tout le dossier est disponible sur le site de la présidence de la république, pour ceux qui ne me croiraient pas. J'ai seulement copié-collé la phrase.
Mon attention avait été attirée par un article du Point.

Il est déjà curieux de choisir le débarquement en Provence alors que la Libération a suivi le débarquement en Normandie, mais notre Président ne voulait pas faire de jaloux.

Mais tout le monde ignorait qu'il y avait eu un armistice le 8 mai 1945. Heureusement que le service de communication de l'Elysée occupe - ai-je ouï dire - une trentaine de personnes. Il faut bien ça pour réinventer l'Histoire.

JF Copé cherche à faire des économies de dépenses publiques. Hé bien, tiens, une trentaine de salaires de moins...

COMMUNIQUÉ

A la demande du Président de la République, la traditionnelle cérémonie organisée dans le cadre des commémorations de l’Armistice du 8 mai 1945 se déroulera cette année sur la plage de la Nartelle (commune de Sainte-Maxime, VAR), haut lieu du débarquement de Provence du 15 août 1944, où se sont illustrées les troupes françaises dans la diversité et la richesse de leurs composantes.

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 18:12

Nous aurons bientôt du faux Rosé obtenu en mélangeant des excédents de vin blanc avec du gros rouge.
Cette "Coupe Rose" est en passe d'être autorisée par la Commission Européenne pour faire passer les "hors quota" de bibine blanche.
Devant une telle monstruosité, propre à nous dégoûter des petits rosés bien frais à déguster sous la treille (modérément bien sûr), les internautes se mobilisent.
Et tout ça à peu de temps des élections européennes. On voudrait nous faire détester l'Europe qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Et pourtant l'Europe nous a amené de bonnes choses. Mais UBU veille au grain (de raisin).

 

Pour en savoir plus et signer la pétition anti coupage :

 


www.coupertuelerose.com

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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 18:42

C'est d'HADOPI qu'il est encore question.
Décidément quand notre président est contrarié et qu'une loi de circonstance n'a pas été votée, il nous la ressortira du placard jusqu'à ce qu'elle soit acceptée à l'usure.

Comme il ne s'agit ni plus ni moins que de contrôler Internet, nous devons être vigilants. Par chance nous savons que même si cette loi scélérate passe, elle sera en contradiction avec les textes européens. Par malchance nous avons l'habitude des directives non appliquées pour lesquelles la tellement riche France préfère payer des amendes. Donc ne croyons pas nous défausser sur l'Europe. Le "Guide Suprême" fera ce que bon lui semblera, comme d'habitude.

 

Beaucoup plus grave : selon une interview du post, seuls les députés UMP favorables au projet de loi ont eu le droit de prendre la parole, les autres en ont été interdits "faute de temps disponible". Voir liens ci-dessous.

3 députés UMP contre Hadopi privés de parole : "On est un peu baillonnés"

Par La rédaction du Post
le 29/04/2009, vu 4092 fois, 63 nombre de réactions
Info publiée par la rédaction du Post Info publiée par la rédaction du Post

Le blog de Lionel Tardy est tout à fait intéressant, il y a commis un article bien amer.
Ces trois députés devraient en avoir assez d'avaler des couleuvres. Si l'envie de venir au PLD leur prenait ils y seraient les bienvenus.

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 12:19

Une décision de Louis Schweitzer pêchée sur le site de Riposte Laïque  et à ne manquer sous aucun prétexte :

Délibération n° 2010-24 du 1er avril 2010

Le Collège,

Vu la directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail ;

Vu la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations ;

Vu la loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 portant création de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ;

Vu le décret n°2005-215 du 4 mars 2005 relatif à la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ;

Sur proposition du Président,

 

Décide :

Monsieur X a saisi la haute autorité le 2 décembre 2009 d’une réclamation relative au refus de sa candidature à un concours de beauté en raison de son sexe, de son âge, de sa nationalité, de son apparence physique et de sa situation de famille.

Monsieur X, de nationalité tunisienne, pacsé et vivant en concubinage avec son compagnon, a 52 ans et mesure 1,68 m lorsqu’il se porte candidat pour une élection primaire à un concours de beauté. Sa candidature est refusée par le comité Y en raison de son sexe, de son âge, de sa nationalité et de son apparence physique et de sa situation de famille.

En effet, le règlement du concours prévoit dans son article 1 : « Sont admises à participer aux élections primaires (élections locales et/ou départementales), puis aux finales régionales précédant l’élection nationale de Miss France, les personnes nées de sexe féminin, françaises de naissance ou naturalisées, âgées de 18 à 24 ans à la date du 15 novembre de l’année en cours, d’une taille minimum d’lm70 sans talons, célibataires, ni divorcées, ni veuves, ni pacsées, sans enfant et ne vivant pas en concubinage. L’inscription au concours est gratuite. »

Le comité Y organise des concours locaux et régionaux puis un concours national afin de valoriser les qualités physiques de personnes choisies par des jurys et par le public. Ce comité est également coproducteur d’un programme audiovisuel destiné à être diffusé en particulier sur la chaîne de télévision Z lors du concours national connu sous le nom de « Election Miss France ».

Interrogés par la haute autorité sur les conditions de l’article 1 du règlement, le comité Y et la chaîne de télévision Z mis en cause ont répondu en substance qu’elles apparaissaient conformes à l’esprit et la finalité du concours.

La directive 2000/78/CE prohibe toute discrimination fondée sur le sexe, sur l’âge, sur la nationalité, sur l’apparence physique et sur la situation de famille, notamment en ce qui concerne les conditions d’accès aux activités salariées et non salariées. Elle devait être transposée au plus tard le 2 décembre 2003.

Cette mesure a été transposée par la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations qui prévoit que « toute discrimination directe ou indirecte fondée sur sexe, l’appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race, la religion ou les convictions, le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle […] est interdite […] en matière […] de travail, y compris de travail indépendant ou non salarié […] ».

La loi en question vise de manière générale le cadre du travail sans en donner de définition.

D’une part, la notion de « travail » peut être définie de manière générale comme « une activité humaine, manuelle ou intellectuelle, exercée en vue d’un résultat utile déterminé » (CORNU (G.), Vocabulaire juridique, PUF, 2005, 967 p.).

D’autre part, conformément à une jurisprudence constante de la Cour de justice des Communautés européennes, elle doit être interprétée à la lumière de la directive 2000/78. Or, selon les travaux préparatoires, le législateur communautaire a entendu la notion de travail largement afin de viser les activités salariées, les activités non salariées et indépendantes et les activités bénévoles.

En l’espèce, la prestation attendue des candidats tout au long du concours en question consiste à participer à des manifestations et à des présentations au public. Le règlement du concours exige des candidats retenus une disponibilité importante à cet effet. Il leur appartient d’organiser la suspension de tout engagement professionnel et/ou de se libérer de toute obligation professionnelle qui contreviendrait à cette exigence.

Les candidats doivent également effectuer des prestations scéniques impliquant une préparation particulière et ce, durant plusieurs semaines. L’investissement personnel des candidats, tant dans son contenu que sa durée, n’apparaît donc pas purement marginal et accessoire.

Mais surtout, le concours débouche sur des contrats avec des entreprises commerciales ou des associations humanitaires. Les candidats ont l’obligation de signer les contrats qu’ils finaliseront. L’élection de candidats à tous niveaux du concours entraîne de plein droit, à son égard, la mise en œuvre des contrats. Ainsi, la finalité du concours en cause consiste en réalité à lancer la carrière professionnelle d’une ou plusieurs personnes. L’enjeu de ce concours est donc directement professionnel.

En conséquence, le contenu et la durée de la prestation requise des candidats ainsi que ses débouchés potentiels sur une carrière professionnelle permettent de considérer qu’il s’agit bien d’un « travail », cette notion devant être entendue largement au sens de la loi du 27 mai 2008 transposant la directive 2000/78.

Dès lors, l’impossibilité pour les personnes de sexe masculin et/ou de nationalité non française et/ou âgées de plus 24 ans et/ou de taille inférieure à 1,70 m et/ou non mariées et/ou divorcées et/ou veuves et/ou pacsées et/ou avec enfant et/ou vivant en concubinage caractérise autant de différences de traitement fondée sur un motif prohibé par la loi.

En principe, une discrimination fondée directement sur un critère prohibé ne peut pas être justifiée (C.J.C.E. 8 novembre 1990 Dekker, aff C-177/88). Toutefois, ce principe admet des dérogations exceptionnelles.

L’article 4-1 de la directive 2000/78 permet par exemple qu’« une différence de traitement fondée sur l’âge ne constitue pas une discrimination lorsqu’en raison de la nature d’une activité professionnelle ou des conditions de son exercice, la caractéristique en cause constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante, pour autant que l’objectif soit légitime et que l’exigence soit proportionnée ».

Une telle dérogation n’est possible que si l’Etat le prévoit et ce, « dans des circonstances très limitées ». En tout état de cause, « ces circonstances doivent être mentionnées dans les informations fournies par les États membres à la Commission » (considérant 23 de la directive 2000/78). Ces dispositions s’inspirent largement de l’article 2-2 de la directive 76/207/CEE sur l’égalité de traitement entre travailleurs féminins et masculins qui a été largement interprétée par la C.J.C.E.

La jurisprudence communautaire a précisé que la mise en œuvre de toute dérogation au principe de non-discrimination autorisée par les directives au niveau national doit être interprétée strictement, ne vise que des activités spécifiques et doit faire l’objet d’un examen objectif et transparent.

De plus, dans la mesure où la Cour a d’ailleurs expressément consacré le principe de non-discrimination comme un principe général du droit communautaire dans son arrêt Mangold, toute dérogation à ce principe devrait donc être entendue strictement. Par ailleurs, la Cour a notamment récusé la fixation d’un pourcentage de postes attribués en fonction du sexe pour des emplois dans la police nationale et l’administration pénitentiaire parce que ce dispositif n’était régi par « aucun critère objectif défini dans un texte législatif ou réglementaire » et que cette situation empêchait toute forme de contrôle de la part de la Commission et des juridictions et des personnes lésées (C.J.C.E. 30 juin 1988 Commission c/ France, aff. 318/86).

En tout état de cause, la Cour n’a eu à connaître que de législations ou de réglementations visant à déroger au principe de non-discrimination fondé sur le sexe au sujet d’activités professionnelles nommément désignées.

En effet, ainsi que l’avocat général La Pergola a pu le relever dans l’affaire Kreil « la réserve formulée à l’article 2, paragraphe 2, de la directive n’autorise aucune disparité de traitement basée sur des considérations générales d’ordre social ou politique. Les discriminations fondées sur le sexe (…) ne s’avèrent justifiées que lorsque le législateur national les a prévues en raison d’exigences spécifiques, intimement liées à la nature ou aux conditions d’exercice d’un travail, résultant éventuellement du tissu culturel d’un pays à un moment donné de l’histoire » (conclusions sous C.J.C.E. 11 janvier 2000 Kreil, aff. 285/98).

Concernant l’âge, la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 a transposé la directive 2000/78 de la manière suivante : le principe de non-discrimination ne fait pas obstacle aux différences de traitement fondées sur l’âge « lorsqu’elles répondent à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et pour autant que l’objectif soit légitime et l’exigence proportionnée » (article 2).

Contrairement aux dérogations prévues au principe de non discrimination fondé sur le critère du sexe, cette loi ne prévoit aucune liste d’activités spécifiques nommément désignées ou de dispositif spécifique à chaque critère qui, a priori, pourrait justifier des différences de traitement sous réserve du respect du principe de proportionnalité. Sa rédaction pourrait donner l’impression que chaque employeur ou donneur d’ordre peut apprécier l’opportunité de déroger au principe de non-discrimination fondé sur l’âge si l’activité en cause ou les conditions de son exercice exigent d’avoir un âge particulier. Cependant, une telle interprétation n’apparaît pas conforme aux exigences de contrôle et de transparence posées par la jurisprudence communautaire aux conditions de mise en œuvre des exceptions fondées sur l’exigence professionnelle essentielle.

En conséquence, il apparaît que la loi de transposition actuelle ne dispense pas le gouvernement de définir plus précisément les exceptions fondées sur l’exigence professionnelle essentielle. Or, ni le législateur ni l’exécutif n’ont encore défini d’exception visant les âges limites.

En tout état de cause, même en l’état actuel du droit positif, il demeure de principe constant que, sauf à vider de tout contenu la protection apportée par l’interdiction des discriminations, les dérogations ne sauraient être admises que de manière très limitative et sous réserve du principe de proportionnalité.

En l’espèce, le comité Y ainsi que le télédiffuseur Z n’ont pas justifié toutes les limitations de l’article 1 de leur règlement pour participer aux concours et aux émissions. Les sociétés Y et Z n’ont pas démontré en quoi le fait d’empêcher la participation de toute personne de plus de 34 ans, de sexe masculin, de nationalité étrangère, de petite taille, non célibataire, etc. était essentiel, déterminant, légitime et proportionné au regard de l’objectif de ces concours et de ces émissions.

Compte tenu de ce qui précède, l’impossibilité pour toutes ces personnes participer à l’émission de télévision en cause constitue une différence de traitement à raison de critères divers qui n’est pas justifiée au regard de l’article 2 de la loi n°2008-496 du 27 mai 2008.

Ce refus doit donc être considéré comme discriminatoire.

Conformément à l’article 11 de la loi en portant création, le Collège de la haute autorité recommande l’abrogation des critères de sexe, d’âge, de nationalité, de taille et de situation de famille dans le règlement des concours en cause. Il demande à être tenu informé des suites données dans un délai de deux mois.

Par ailleurs, la haute autorité recommande au gouvernement, en vue notamment d’éviter un grand nombre de contentieux, de préciser, par voie réglementaire, la portée de la dérogation prévue par l’article 2 de la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 conformément aux exigences qui découlent de la jurisprudence communautaire. La haute autorité demande à être consultée par le gouvernement sur ce projet de texte.

Le Collège de la haute autorité demande au Premier ministre ainsi qu’au Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité de lui rendre compte des suites données à sa recommandation dans un délai de six mois.

Le Président

Louis SCHWEITZER

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Présentation

Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Besancenot qui se prend pour Spiderman.

Vie du parti

Pour plus d'info : www.lepartiliberal.fr

Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

AGENDA

1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS - entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr

8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur :
www.paris-liberal.fr

18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr

19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
www.paris-liberal.fr

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Profil

  • : Christiane Chavane
  • le12eliberal
  • : 01/06/1954
  • : Paris 12e

Pétitions et sondages

Contre le financement du RSA par les classes moyennes (comme toujours) : http://www.contribuables.org/les-petitions/non-a-la-taxe-pour-financer-le-rsa/#comment-41527

Sauvegarde retraite : pour que les retraites du privé ne soient plus gérées (pillées) par des fonctionnaires syndiqués signez la pétition

Pour la sauvegarde du vrai Rosé :www.coupertuelerose.com

Contre les éoliennes au Mont St Michel : http://www.sos-montsaintmichel.info

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