Dimanche 23 novembre 2008 7 23 11 2008 15:29

Le texte qui suit a été publié sur le site de la lettre de la droite libre et je remercie vivement Rachid Kaci de m'y avoir ouvert ses colonnes et d'avoir favorisé un début de débat sur ce sujet.

Car même si l'écologie vous intéresse peu, il faut savoir ce que cette nouvelle ineptie va coûter au contribuable et quel désastre social elle risque d'entraîner, avec une collectivisation supplémentaire des assurances sociales.

Vous pouvez suivre le débat et y participer sur le site de Rachid Kaci : http://www.ladroitelibre.com/archives/663-Faut-il-jeter-la-taxe-carbone-avec-leau-du-pacte-Hulot.html

 

La mesure phare du Grenelle de l’environnement nous est dictée par le gourou Nicolas Hulot, chasseur de jolies photos vues d’hélicoptère et grand-prêtre de l’écologisme de café du commerce.

 

Aussitôt les guetteurs de taxes de notre état cupide de sauter sur l’occasion. Pour une fois qu’une idole médiatique au sourire de publicité pour pâte dentifrice vient leur proposer de créer une taxe et s’arranger pour que la ménagère de moins de 50 ans l’accepte au nom du « sauvons la planète pour nos enfants », comment refuser une telle aubaine. Taxer et être populaire, c’est le bonheur, le rêve des politiques.

 

Il ne faudrait pas pour autant grever le pouvoir d’achat des victimes : entreprises et particuliers passeront à la caisse, donc il faudra compenser sur autre chose. Aucun doute là- dessus, ce sont toujours les plus démunis désignés par le Saint-Office Ministériel qui trouveront moyen de se faire payer la taxe par les autres : la pauvre classe moyenne qui n’a plus rien de moyen – et surtout plus aucun moyen.

 

Cette taxe est censée être calculée sur la quantité de CO2 rejetée par les produits que nous achèterons. Sera-t-elle compensée par une baisse de TVA ? Les arbitrages ne sont pas encore faits. Le calcul risque de s’avérer compliqué. Il faudra probablement créer un nouveau fromage : l’Agence de Calcul des Rejets de Gaz A Effet de Serre.

 

La viande bovine et les produits laitiers seront-ils surtaxés en raison des rejets de méthane (gaz à effet de serre 15 fois plus puissant que le CO2) des vaches ?

 

Quid du bonus-malus automobile ? Rajoutera-t-on une taxe carbone en plus du malus ?

 

Tout cela sent fort l’irréalisme et l’improvisation.

 

Des états comme la Californie ont depuis longtemps mis en place des quotas librement négociables pour les polluants industriels. Ce système fonctionne parfaitement, il est bien rôdé. L’Union Européenne les avait préconisés pour le gaz carbonique et avait même décidé de les mettre en place. Las, les quotas échangeables sont devenus des quotas décidés par les fonctionnaires bruxellois à un tarif imposé et cela ne peut pas marcher.

 

Pourtant c’était la meilleure solution. Au lieu d’une taxe carbone, revoyons la copie bruxelloise et libérons le marché des quotas de gaz carbonique (appelé aussi dioxyde de carbone ou CO2 pour ceux qui ont des doutes).

 

Pourquoi vouloir pénaliser les particuliers qui achètent ce que les industriels produisent ? Laissons-les acheter ce qu’ils veulent. Celui qui s’offre une grosse voiture paiera toujours plus de factures d’essence que celui qui roule en Twingo, et à fortiori que celui qui prend le train. Il est déjà taxé. Pourquoi en rajouter ?

 

Pourquoi cette hargne à vouloir détruire l’économie ? L’écologie n’a rien à y gagner, bien au contraire. Ecologie et Economie sont complémentaires : l’une est la gestion des ressources monétaires et l’autre la gestion des ressources naturelles. L’une n’existe pas sans l’autre : sans ressources naturelles l’économie ne peut fonctionner car il ne peut y avoir ni biens ni services à échanger. Sans économie, rien ne permet de mesurer la rareté des ressources naturelles, donc de les préserver, car avant de disparaître, une ressource devient progressivement chère. C’est un indicateur efficace sur le moyen terme, lorsqu’on écarte les mouvements spéculatifs. Mais cela implique une vérité des prix : fausser le marché par des taxes et des subventions ne peut qu’aller à l’encontre des intérêts environnementaux.

 

Les pays dont l’économie est à la traîne sont d’ailleurs aussi ceux pour qui les soucis écologiques sont inexistants, et qui pillent leurs ressources et polluent sans se soucier des lendemains sombres à venir.

 

En dehors du fait que Monsieur Hulot est un sinistre communiste (il se dit lui-même proche de Besancenot – peut-être devrait-il aller voir comment ses amis de l’ex-bloc soviétique ont géré l’écologie), l’icône des bobos-verts est un fossoyeur de l’environnement.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Environnement
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 11 2008 14:23

Chers lecteurs,

Un ami m'adresse ce témoignage de la folie qui s'est emparée de nos élus et de notre administration, au nom du politiquement correct, de l'écologiquement correct, de la protection contre tout et n'importe quoi...

Faudra t-il condamner à ruine et à mort tous ceux qui ne veulent pas rentrer dans le moule de la Nouvelle Inquisition?

Ce cafetier mérite-t-il d'être ainsi traité parce qu'il n'a pas envie de voir son bistrot convivial se vider de ses clients pour aller fumer chez eux, où ils empoisonnent bien plus sûrement leur entourage que dans ce "lieu public"? Quoi qu'il fasse il est ruiné : qu'il interdise de fumer et il restera seul sur son zinc vide jusqu'à la faillite certaine, qu'il ne le fasse pas et la machine à broyer le citoyen se mettra en route!

Comme le demande mon ami je vais signer sa pétition en lui envoyant un courrier. Le combat pour la liberté mérite d'être appuyé. Les gens qui ont le courage de se battre sont trop rares pour qu'on les laisse tomber. Cette loi est idiote et abusive, alors que la loi Evin suffisait amplement.

Donc, une fois n'est pas coutume, je relaie son message et sa demande, parce que je crois que cela en vaut la peine.

Que ceux qui aiment la liberté fassent l'effort de lui envoyer une lettre. Il suffit de pas grand chose : un papier, une enveloppe, un petit timbre à 0,55 centimes. C'est bien peu et ce sera beaucoup pour lui. Vous pouvez même y réunir plusieurs signatures.

Rien n'empêche non plus de diffuser son message à vos contacts.

Merci d'avance.

Christiane Chavane

"J’AI décidé de cesser de m’alimenter, et même mes problèmes de cœur ne me feront pas renoncer !”, déclarait le 3 novembre Emmanuel Galante au journaliste Fabrice Minuel, pour le quotidien régional l’union. Vrai que cette histoire fait depuis le tour des bistrots, bars et restaurants de la région, depuis que ce patron a déclaré et écrit sur les murs de son estaminet que son bar reste fumeur.

“On va me faire taire me mettre a genoux”

Propriétaire du bar Le Club, poursuivi aujourd’hui par le ministère Public et la préfecture, l’homme se bat pour un aménagement du décret de la loi antitabac, laquelle fait chuter son activité de 30 %. Un combat très risqué  S’il admet se mettre en porte-à-faux avec le décret, le cafetier corrige cependant : “Jamais je n’ai fait l’apologie du tabac, je n’ai jamais incité au tabagisme et je préviens les fumeurs qui allument leurs cigarettes chez moi, qu’ils encourent une peine d’amende de 68 E."

Emmanuel Galante fait montre d’une bouleversante lucidité : “Pour me faire taire, on va fermer mon bar, me mettre à genoux avec des fortes amendes que je ne pourrai pas payer. On me mettra en liquidation judiciaire, et on vendra le seul bien que le possède. Je vais être broyé par le rouleau compresseur judiciaire qui vient de se mettre en route et il n’y aura plus qu’à passer un coup de karcher pour qu’on m’oublie.” (cf l’union).

Pétition : 460 soutiens

La grève de la faim se poursuit. Emmanuel Galante ouvre comme d’habitude à ses clients, dès 16 heures : “Tous les soirs, après mon travail je remonte chez moi. Quand je serai trop fatigué, je finirai sans doute par dormir en bas, sous une couverture.”

Même si le cafetier a déjà reçu le soutien de 460 fumeurs et non-fumeurs dans une pétition qu’il ira remettre au député, l’appui ne vient pas forcément de tout près… Hormis celui, très notable et à titre personnel, du directeur de l’Union des commerçants, c’est un avocat de Nîmes qui défendra l’intéressé devant la justice.

Thierry Perardelle


Bar le Club
1 rue du Chatelet
51000 Châlons-en-Champagne
Tél. :               03 26 44 03 37       

 

On peut le soutenir en lui écrivant afin de participer à sa pétition : nous soutenons le droit de M Galante d’exercer la liberté d’entreprise et dénonçons le procès ubuesque qui lui est fait.

 

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 11 2008 14:06

"La meilleure politique sociale c'est celle qui permet de continuer à investir dans l'industrie, on met l'économie au service du social" a dit notre président, le Chef Suprême en mal de politique industrielle.

J’applaudis des deux mains.

Dommage que pour atteindre ce beau résultat le même Chef Suprême n’ai rien trouvé de mieux que de doter de 20 milliards d’euros fournis par la Caisse des dépôts et l’Etat un « fonds souverain » destiné à booster les investissements dans les secteurs stratégiques et empêcher des entreprises bien de chez nous de passer en de mauvaises mains (étrangères quoi !).

 

Pour ce faire il crée bien sûr un fromage à la tête duquel il met le président de Sanofi-Avantis. Cette belle commission fromagère étudiera donc les dossiers d’aide.

 

Selon Saint Sarko les vilaines banques ne prêtent pas assez alors lui va se substituer aux méchants argentiers.

 

Saint Sarko oublie que les vilaines banques sont responsables des dépôts des épargnants et ne peuvent pas faire n’importe quoi. Apparemment la logique douteuse des subprimes et le résultat qui en est découlé ne le frappe pas au coin du bon sens.

 

La première société aidée sera Daher – un sous-traitant aéronautique.

 

Saint-Sarko et ses nouveaux amis vont donc sélectionner les entreprises qu’ils estiment stratégiques et cela sera financé par le contribuable, ainsi interdit de consommer, et par les entreprises non stratégiques mais tout aussi importantes pour faire tourner notre économie, ainsi interdites d’investissements. Voilà comment on met l’économie au service du social, selon lui. Et la France au chômage, selon moi.

 

Ce genre de planification industrielle rappelle tristement un pays un peu à l’est de chez nous, qui disposait d’une puissante armée, et investissait massivement dans la course à l’espace, alors que le peuple était juste à la limite de crever de faim et s’entassait dans des locaux minables. Mais pourvu que le Plan soit respecté, n’est ce pas !

 

Avec ce genre d’information on a l’impression que la France est riche de façon illimitée. La gauche aura beau jeu de dire qu’on tire des milliards pour aider des entreprises qui n’en ont pas besoin, ou des banques, alors que le pouvoir d’achat des Français s’effrite et que le chômage grimpe. C’est oublier un peu vite que ces 20 milliards n’existent pas ; c’est de la fumée, encore un accroissement de la dette. Tout comme le petit 0.14 % de soi-disant croissance au trimestre dernier qui n’a pas empêché le déficit public de passer des 39 milliards prévus (soupir !) à plus de 51. Il n’y a pas de quoi pavoiser. L’inertie de l’économie française est telle que lorsque les autres européens croissent nous stagnons, et lorsqu’ils plongent nous mettons plusieurs mois à les suivre… mais nous finissons par les suivre car ils sont nos premiers clients.

 

Saint-Sarko, PITIE, arrête de t’occuper de l’industrie française : laisse-la bosser en paix !

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 11 2008 09:40

La récré est sonnée pour aujourd'hui : 70% des enseignants du primaire sont en grève.
Pour une fois je vais vous étonner : je suis d'accord avec eux!

Quand un ministre de l'éducation nationale se targue en guise de réforme de réduire le budget, les effectifs et les heures d'enseignement sans modifier le système en profondeur, sans le restructurer, ce ministre entre dans une logique purement comptable, utilitariste, dont le seul résultat ne peut être que d'enfoncer un peu plus l'éducation nationale et dégrader le peu de qualité qu'il en reste.

Quand ce même ministre annonce stupidement qu'un professeur des Ecoles gagne 4.400 euros par mois, donc un riche au sens de François Hollande, il ne sert que la haine et la jalousie et prend les instituteurs pour les boucs émissaires d'un système en panne. Bien entendu, quelques instituteurs gagnent bien leur vie, surtout s'ils se chargent de l'étude du soir. Et alors? En revanche des chefs d'établissements qui ont une écrasante responsabilité (il n'est pas évident de garder et de protéger des enfants de 6 à 10 ans contre eux-mêmes et contre les autres) sont très souvent moins bien payés que les enseignants. A tel point que des professeurs refusent de "monter en grade" et de devenir directeurs.

Quand ce même ministre affiche dans les 4 vérités hebdo du 17  Novembre la grande ambition de son ministère en ses mots (je cite) :
"arriver à socialiser les enfants, à parvenir à ce qu'ils écoutent, et à leur faire parler une langue qui ressemble au français"
Je crois que tout est dit : c'est "la fabrique des crétins" officialisée. Fermez le ban.
D'autant plus qu'avant de passer sous les fourches caudines des "pédagogues" en tout genre, 80% au moins des enfants sont parfaitement socialisables (et même déjà socialisés depuis la crèche ou la nounou), et savent parler un français enfantin mais correct... Ecouter est une autre histoire : souvent ils le peuvent, mais pas longtemps. Mais c'est le métier des instituteurs que de les tenir à l'écoute en suscitant leur intérêt, et la plupart sait fort bien le faire. Reste 20% de cas "pathologiques" pour des raisons diverses et variées, mais on ne peut asseoir une réforme sur 20% des cas. Ils doivent être traités différemment.

Il est bien évident que le budget de l'école est trop élevé pour le résultat obtenu.

Nous l'avons déjà dit plusieurs fois : il faut réformer l'école en donnant plus d'autonomie aux établissements et plus de liberté aux parents. Moins mais mieux devrait être la règle. Dans le privé il y a des classes de primaire de 32 ou 33 élèves alors que le public limite à 24 ou 25 (je ne sais plus exactement), or rien n'est plus stupide qu'une règle rigide. Si les enfants sont correctement socialisés une classe de 33 ne pose aucun problème, sinon 24 est déjà ingérable.

Tant que Xavier Darcos ne propose pas une sérieuse autonomie des écoles - au moins au départ sur des établissements volontaires, avec des directeurs prêts à jouer le jeu contre une rémunération ad hoc, il dressera forcément l'éducation nationale contre lui!


Par Christiane Chavane - Publié dans : Education
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 11 2008 12:00

Sous la pression des Verts et du PCF, le social-libéral Delanouille veut remunicipaliser l'eau de Paris.

Actuellement seule la distribution est privatisée : Véolia et Suez se partagent le nord et le sud de Paris.

C'est trop pour les stalino-écolos. Ces sociétés font des profits avec l'eau, c'est scandaleux. Les missions de service public doivent coûter de l'argent, pas en rapporter, c'est bien connu. C'est la logique qui conduit à donner en pure perte 12 milliards d'euros par an à la SNCF, service marchand s'il en est, puisque le transport est un service qui se fait normalement payer par ses utilisateurs - enfin sauf chez nous, et ça dépend du transport.

Le principal argument avancé pour convaincre le maire de lancer une arche-delanoë sur la rivière tumultueuse qui vient se jeter dans nos robinets est pour le moins curieux : la municipalité en aurait marre de financer de lourds investissements.
Ciel! Alors plus d'investissements pour améliorer ou maintenir la qualité de l'eau, limiter les fuites, maintenir les canalisations en état? Le jour où ils s'apercevront que sous le tramway du 15e ils ont "oublié" de déplacer les réseaux d'eau (un investissement évité par volonté municipale) et que la municipalité devra les réparer, on n'a pas fini de rigoler (jaune, car il faudra passer à la caisse).

Tout en admettant qu'à Paris l'eau est plutôt bon marché, malgré les "super-profits" des deux groupes privés.
Ne nous inquiétons pas : ça va changer! De l'eau chère et de médiocre qualité. Moi qui - par respect pour l'environnement - ne boit que de l'eau du robinet, il va falloir que je me mette aux bouteilles plastiques.

Lorsque Chirac a privatisé la distribution d'eau en 1984, c'était surtout parce qu'il en avait assez des coupures permanentes infligées par les cégétistes aux Parisiens.
Pas de doute, nous aurons bientôt de l'eau alternative, comme le courant électrique. Entre deux grèves!

On peut toujours boire du vin, ou de la bière, mais c'est dur de prendre une douche au gros rouge. Tant pis on ne se lavera plus.

Par Christiane Chavane - Publié dans : politique parisienne
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 11 2008 17:44

 

Bien que tout ait été dit sur la crise, je ne peux pas résister à passer ce message de Philippr Robert que je trouve parfaitement explicite et d'une remarquable lucidité.


Réseau Liberté

    La planète tout entière semble s'en remettre au G20, réuni sous la nerveuse impulsion du président Sarkozy le week-end dernier, à Washington, pour adapter au XXIe siècle des règles en vigueur au XXe et qui, selon lui, ont failli.

    Dans Le Figaro magazine (15/11/08), rubrique C'est pourtant vrai ! Mathieu Laine a publié une lumineuse analyse intitulée : "Roosevelt avait tout faux !". A soixante-dix ans de distance, Les mêmes causes vont-elles produire les mêmes effets ?

    Déroulement du film : "Avec l'hypercrise, Roosevelt fait à nouveau figure de référence ultime. L'"historiquement correct" (selon l'expression de Jean Sévillia) est hélas passé par là ! Car le fameux New Deal n'a pas résolu la crise, mais l'a aggravée".  

    Démonstration : "Celle-ci provenait notamment des conséquences néfastes d'une loi protectionniste (Smoot-Hawley tariff act) et d'une politique monétaire expansionniste, suivie en 1928 d'une contraction monétaire radicale qui fit disparaître en trois ans le quart de la monnaie en circulation".

    Soulignons déjà qu'en matière de politique monétaire expansionniste, le Maestro Alan Greenspan, aux commandes de la FED du 11 août 1987 au 31 janvier 2006, n'y est pas allé de main morte dans ses manipulations de taux à court terme !

    Mais poursuivons : "Hoover, qualifié à tort de libéral, avait mis de l'huile sur le feu en limitant les baisses de salaire, en augmentant les dépenses de l'Etat de 16 à 21% du PIB et en propulsant le taux marginal d'imposition de 24% à 63%". Dont acte.

    Venons-en maintenant directement à Roosevelt : "Quant à Roosevelt, élu en 1932, il a augmenté les tranches de taux marginales d'imposition à 90% (!) et les dépenses budgétaires de 83% entre 1933 et 1936. La dette augmenta de 73% et le dirigisme s'installa".

    Maléfices du dirigisme : "Il créa aussi des centaines d'usines à gaz, dont Fannie Mae, à l'origine de la crise des subprimes... Résultat :  la crise s'est prolongée, la production industrielle a chuté de 25% et le taux de chômage est passé de 3% en 1928 à 26% en 1934".

    Enfin et heureusement, passant de l'ombre à la lumière : "jusqu'à ce que Truman remette en cause les effets pervers de la spirale interventionniste et entreprenne de libérer cette économie". En quelque sorte, miracle chez les démocrates !

    Seulement armé de mon intuition, il m'a donc paru important d'évoquer les errements rooseveltiens ici décrits par Mathieu Laine pour essayer, dans la mesure du possible, d'anticiper les conséquences futures d'une portée planétaire de la réunion expresse du G20.

    Dans ma fibre libérale, c'est le scepticisme qui l'emporte. En effet, la Déclaration du sommet sur les marchés financiers et l'économie mondiale (17 pages sur www.elysee.fr !), émise à l'issue de la réunion de Washington, ne laisse pas de m'inquiéter à l'instar, naturellement, de la plupart des initiatives politiques envisagées.    

    Ainsi, le G20 analyse-t-il (3.) : "Durant la période de croissance mondiale soutenue, d'essor de flux de capitaux et de stabilité prolongée qui a marqué les débuts de cette décennie, les acteurs des marchés ont cherché à obtenir des rendements plus élevés sans évaluer les risques de façon adéquate et sans faire preuve de la vigilance requise (...)".

    Plus loin dans le texte : "(...)  les régulateurs et les superviseurs n'ont pas réussi à évaluer les risques qui s'accumulaient sur les marchés financiers et à y répondre de manière adéquate, à suivre le rythme des innnovations financières et à prendre en compte les ramifications systémiques des mesures de régulation nationales".

    Qu'en termes truffés d'omissions fort opportunes pour leur réputation ces choses-là sont dites par nos princes planétaires qui, pour ne pas trop effrayer le chaland, veulent bien concéder que les réformes prônées par le G20 (12.) "ne porteront leurs fruits que si elles s'appuient sur des économies fondées sur les principes du libre marché, notamment l'état de droit, le respect de la propriété privée, l'ouverture des échanges et des investissements, la concurrence entre les marchés et des systèmes financiers efficaces et régulés de manière adéquate".

    Peut-être, mais que vaut un marché libre dès lors qu'il se trouve entravé par mille moyens réglementaires aux seules mains des Etats ? Par exemple, le G20 cite le principe de l'état de droit comme s'il devait s'appliquer de manière asymétrique : le marché, seul, doit en tout s'y conformer quand l'Etat, alors réputé dire le Droit et non plus seulement promulguer des lois soumises au Droit, en serait lui-même exonéré ?   

    Le 9 septembre dernier, Vincent Bénard, président de l'Institut Hayek basé à Bruxelles, publiait un article dans Le Figaro intitulé : "Subprime : marché accusé, Etat coupable". En voici la conclusion que je propose à votre réflexion :

    "Aujourd'hui, nombre d'experts estiment que sans le CRA*, sans les GSE **, l'accès à la propriété des minorités se serait tout de même développé, moins rapidement mais plus sainement. En voulant accélérer artificiellement ce que l'économie libre accomplissait à son rythme, c'est l'Etat, tantôt régulateur, tantôt législateur, qui a poussé à l'irresponsabilité les acteurs de la chaîne du crédit, provoqué une crise financière grave, et acculé à la faillite nombre de familles qu'il prétendait aider".

    Invité du Talk Orange-le Figaro le 21 octobre dernier, le libéral et très honnête homme Alain Madelin renchérit : "Les subprimes, c'est vraiment une création du marché politique, avec les meilleures intentions du monde. On a voulu forcer les banques à prêter aux pauvres". Des bonnes intentions, certes, mais qui finissent toujours par emporter le monde dans leur chute...

    Cerise sur le gâteau sous la plume d'Yves de Kerdrel dans Le Figaro du 14 octobre : "L'action publique s'est déconsidérée comme jamais à l'occasion de cette crise financière. Qu'il s'agisse des incantations sur les garanties de dépôts, des tentatives de concertations à 4, 7, 15 ou 20, des sauvetages de banques, et enfin des actions minimalistes des banques centrales. Tout a échoué. Les Etats n'ont pas constitué la solution, mais un problème de plus tant leurs manières de raisonner sont différentes et tant leurs déclarations intempestives ont créé un climat anxiogène". Quelle charge, tout de même, dans le généralement si prudent Figaro !! 

    Il s'agit là de ce que la politique peut produire de pire, en particulier dans une économie globale qui ne connaît plus aucune frontières; c'est pourquoi, fruit d'une erreur politique répétée à satiété, j'éprouve toutes les craintes que la crise en cours ne soit amplifiée et prolongée par une action tout aussi empoisonnée, puisque d'essence purement politique, directement issue des grandes manoeuvres du G20 à Washington.

    On pourra mettre tout ce qu'on veut sur le dos d'un (ultra)libéralisme et de "superlibéraux" (Bernard Carayon) sans foi ni loi, mais les faits, têtus, sont là et bien là :  c'est la politique, et plus spécialement les Etats dits providence qui sont, dans cette affaire comme dans nombre d'autres, les premiers et derniers coupables.   

      * CRA : Community Reinvestment Act de 1977 (loi antidiscriminatoire). 

    ** GSE : Government Sponsored Enterprise (i.e. Fannie Mae et Freddie Mac entreprises privées hybrides sous la coupe de l'Etat).        

   


> Librement !
> Philippe (Sully) ROBERT
>
http://sully1.typepad.com
> 02400 FRANCE

 

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 11 2008 11:52

Bien que je ne sois pas d'accord avec la défense des services publics à la française (avant-dernier paragraphe), je trouve fort pertinent ce texte de Riposte Laïque que je reprends in extenso, car moi aussi je trouve que le dénigrement de la France et des Français par ceux là même qui ont mission de la défendre et de faire rayonner notre culture et nos valeurs, franchement ça commence à bien faire... et surtout ça finira mal!

Bonne lecture

Christiane Chavane

Voici l'edito et le sommaire du dernier numéro de Riposte Laique.


Numero 63 : Edito

L’EDITO DE CYRANO

Sommes-nous d’affreux franchouillards si nous aimons notre pays, la France ?

mardi 11 novembre 2008

Nous avons reçu, après nos deux dernières publications, où nous exprimions notre indignation sur les sifflets contre « La Marseillaise » entendus au Stade de France, des courriers plus fréquents que d’habitude. Si la majorité de nos lecteurs nous ont félicités pour notre position, qu’ils considèrent courageuse, nous avons reçu aussi quelques lettres plus que critiques pour ne pas dire carrément insultantes.

Dans le meilleur des cas, nous sommes qualifiés de « franchouillards », et cela passe parfois à « nationalistes », à « émules de Le Pen et de Villiers », voire « fascistoïde », comme nous a qualifiés un lecteur qui nous a demandé de le désabonner.

Il est vrai que, dans un autre registre, le plumitif d’un site républicain de gauche nous qualifie élégamment d’émules de Doriot et de Déat (1). Dans un texte hallucinant de sectarisme, Jérôme Manouchian, pseudonyme derrière lequel se cache l’idéologue de la revue, Bernard Teper, n’a qu’un seul objectif : démontrer que tous ceux qui, comme Riposte Laïque, appellent à l’alliance des républicains des deux rives pour défendre la République et combattre l’offensive de l’islam contre la laïcité sont forcément des défenseurs de l’occident chrétien, héritiers de ceux qui ont basculé de la gauche vers le fascisme dans les années 30 ! Même le Mrap ne nous l’avait pas encore faite, celle là !

La sortie du livre, « Faut-il avoir honte de l’identité nationale ? », de Daniel Lefeuvre et Michel Renard, constitue un excellent point d’appui pour ceux qui en ont marre de voir le bleu blanc rouge se faire insulter depuis trente ans, sans pour autant se reconnaître dans la définition d’une nation basée sur la race, ou sur la religion, à l’instar d’un Barrès ou d’un Maurras. Les auteurs considèrent que l’histoire de notre pays, son « identité nationale » méritent mieux que le lynchage caricatural que la moindre référence à la France, à son drapeau ou son hymne suscite chez de nombreux intellectuels qui influencent négativement la gauche.

Faut-il rappeler que tout au long de notre histoire, le mouvement progressiste et révolutionnaire s’est appuyé sur la question nationale, qui n’a pas toujours été un gros mot pour la gauche, et encore moins pour les Républicains ? Au contraire, ce sont souvent les possédants qui trahissaient les intérêts du pays, pour sauver leurs privilèges. Faut-il rappeler que Maurice Thorez en personne osait dire qu’il fallait « rendre le drapeau tricolore à la classe ouvrière » ? Il serait bien malheureux aujourd’hui d’entendre les arguties gauchisantes de Marie-George Buffet ! Et faut-il rappeler que Barack Obama, dans sa campagne, n’a cessé de clamer son amour pour son pays ?

Il y a un véritable masochisme, voire une haine de soi, chez toute une élite, souvent de gauche bobo, pour détester à ce point un pays et une histoire que beaucoup jugent admirable.

"Aucune nation, aucune démocratie, ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. L’histoire de France aura toujours un sens pour l’histoire universelle".

De qui sont ces propos ? D’un horrible franchouillard ? Non, d’un historien anglais, Théodore Zeldin, dans « Histoire des passions françaises ».

Nous n’avons pas peur d’aimer cette France de la Révolution de 1789, et ses idéaux universalistes. Nous n’avons pas peur de nous réclamer des Lumières, encore moins aujourd’hui, où l’obscurantisme religieux tente de regagner du terrain dans toute l’Europe, et en France, sous les traits de voiles et de burqas.

Nous sommes fiers de l’intégration, grâce à laquelle des millions d’étrangers sont devenus, à l’aide du creuset républicain, des citoyens français à égalité de droits et de devoirs. Le mot « assimilation » ne nous fait pas peur.

Nous n’avons pas honte d’aimer notre hymne national, et nous sommes surpris que de nombreux enseignants, encouragés par certains syndicats, se refusent à l’apprendre à leurs élèves.

Nous sommes fiers des révoltes populaires de notre pays, de 1830, de 1848, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, de la grande grève générale de 1968, et du sursaut du 29 mai 2005 contre l’Europe de l’UMPS.

Par contre, nous n’aimons pas ce qui est en train de se passer, aujourd’hui, en France, qui contribue à miner l’édifice républicain et à casser la Nation.

Ainsi, le droit à la sûreté, garanti par la constitution, devrait être assuré à chacun dans une République digne de ce nom. Ce sont surtout les populations les plus pauvres qui en ont encore davantage besoin.

Comment ne pas bondir d’indignation quand on entend, sur RMC, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, confirmer les propos qu’un agent de police avait tenus, 48 heures auparavant. Les policiers renoncent à intervenir dans certaines situations, par exemple en cas de délit de fuite. Ce qui est nouveau, comme le dit dans son article Roger Heurtebise, c’est que ces policiers – et aussi les gendarmes – sont empêchés d’agir désormais non seulement par manque d’effectifs ou parce qu’ils craignent pour leur sécurité et celle de leur famille, mais parce qu’ils reçoivent des ordres… de ne pas intervenir, pour ne pas « faire de vagues », pour ne pas augmenter des statistiques défavorables à l’ancien ministre de l’Intérieur, ou pour ne pas « stigmatiser » une commune dans la presse (2).

Comment peut-on accepter cela, dans un état de droit, quand le président de la République a été élu, entre autres, grâce un discours, sur ce sujet, bien plus convaincant que les atermoiements éternels d’une gauche minée par le compassionnel ? Qu’aurait dit la droite, si cela avait été un ministre de gauche qui avait tenu de tels propos ?

Bien évidemment, quand les citoyens ne se sentent plus défendus par la police, ils préfèrent se défendre eux-mêmes, plutôt que de se laisser tuer. Avons-nous vraiment envie que notre pays aille vers une logique américaine ? Souhaitons-nous que les citoyens qui n’acceptent pas passivement de se laisser dépouiller organisent l’auto-défense armée ou la multiplication des milices privées et se retrouvent en prison ? (3)

Comment peut-on accepter, alors que ce gouvernement a intégré le droit des langues minoritaires dans sa constitution, pour s’adapter à la charte des langues régionales que l’Europe veut imposer à tous ses membres (lire la remarquable série d’articles de Valentin Boudras-Chapon), qu’on puisse apprendre le créole dans une école de la région parisienne ? Quand on connaît le faible niveau scolaire de nombreux élèves et étudiants, et surtout leurs lacunes en Français, est-ce vraiment la priorité ? Il est vrai que Jack Lang était prêt à faire passer les écoles communautariste Diwan dans la République, ce qui aurait été fait sans l’intervention du conseil d’Etat !

Va-t-on accepter encore plus longtemps les délires de la Halde ? Dans leur dernier forfait, « Place des stéorotypes de discrimination dans les manuels scolaires », (4) cette officine se surpasse : elle s’étonne, entre autres, que dans 359 exercices de mathématiques, aucun des problèmes proposés ne s’appuie sur des exemples où figurent des homosexuels et des handicapés ! Et en sciences, on n’étudierait pas assez l’homosexualité des animaux ! Quant à un poème de Ronsard, il véhiculerait une image négative des seniors ! Après avoir passé leur temps à vouloir imposer le voile partout dans la société française, voilà comment Schweitzer et les siens utilisent les 11 millions d’euros que l’Etat français leur octroient tous les ans ! Quand dissout-on ce machin qui veut imposer une véritable police de la pensée communautariste, en France ?

Autre genre de police de la pensée, certains lobbies qui, à l’instar de ce « Paris Foot Gay » (5) passent leur temps à traquer les « politiquement incorrects », et à les traîner devant les tribunaux, comme le font de vulgaires Mrap ou LDH qui voient du racisme dans la critique de l’islam. Nous en avons plus que marre de ces petits commissaires politiques en puissance, qui dévoient le vrai combat anti-raciste dans une dérive bien-pensante communautariste.

Nous en avons assez de cette inversion des valeurs, assez que ceux qui sifflent "La Marseillaise" et qui disent "Nique la France" soient considérés comme des victimes,

Assez que les laïques soient traités comme des racistes, alors que les fascistes islamistes paradent librement et passent leur temps à réclamer des accommodements raisonnables,

Assez que Sarkozy fasse son signe de croix en tant que président de la République,

Assez que les voyous sentent que les policiers ont peur d’eux,

Assez que les élèves se sentent tout permis avec les enseignants,

Assez de l’Union européenne qui vient d’oser exiger le remboursement des aides perçues par les pêcheurs,

Assez que ceux qui réclament un vrai débat sur l’immigration, en période de chômage de masse, soient traités de « lepénistes »,

Assez que la victoire d’Obama soit le prétexte à des revendications différentialistes, avec Carla Bruni en effigie de ce combat douteux !

Nous en avons assez de tout ce qui contribue à détricoter l’édifice républicain d’un pays que nous aimons, sans honte, pour ses idéaux universalistes, fraternels, solidaires et égalitaires.

Nous en avons assez que la République une et indivisible, celle du bien commun, du "Res Publica", de l’égalité des droits, s’efface devant une bouillie de droit à toutes les différences qui nous prépare au communautarisme, porteur d’une libanisation de la France et de conflits interethniques et interreligieux.

Nous n’avons pas plus envie que la France que nous aimons ne devienne une région de l’Europe, ni un pays anglo-saxon, pour le plus grand bonheur du système capitaliste, qui veut faire éclater notre pays pour mieux en finir avec ce qu’il reste de service public et les acquis de ses salariés, français ou étrangers.

Si tout cela s’appelle être « un franchouillard », nous assumons, mieux, nous revendiquons le côté progressiste de notre discours, n’en déplaise aux ennemis de la République et à leurs insultes.

(1) http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2260,,,,,_Les-periodes-de-crise-influent-sur-les-comportements-politiques-et-ideologiques.htm

(2) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA

(3) http://www.laprovence.com/articles/2008/11/06/618935-A-la-une-Le-gerant-de-la-station-avait-tire-sur-un-des-voleurs.php

(4) http://www.communautarisme.net/Manuels-scolaires-Halde-au-sketch- !_a1028.html ?PHPSESSID=25346c593efaeff2303a3048f13e7616

(5) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/07/01011-20081107FILWWW00399-paris-foot-gay-un-texto-homophobe.php

Par Christiane Chavane - Publié dans : Vie politique
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 11 2008 16:42
Un véritable catalogue de mesures constructivistes et d'incantations, avec des indicateurs de coût qui laissent rêveur au moment où notre croissance est proche de zéro.

Le chiffrage des mesures du Grenelle n'est pas encore débattu, mais Rémy Prud'homme l'évalue à 40 milliards d'euros par an, entraînant une perte de 4% du pouvoir d'achat des Français. Au vu du seul programme transport je le crois optimiste. Les emplois créés estimés à 500.000 par le gouvernement seraient "compensés" s'il a raison par la destruction de 800.000 emplois. Source :
www.latribune.fr/opinions/20081107trib000307347/grenelle-de-lenvironnement--une-ardoise-a-40-milliards-deuros.html

Le dossier de l'habitat était ahurissant, ce n'était qu'un hors d'oeuvre par rapport aux transports :
- développement massif de lignes de ferroutage et de merroutage sur la façade atlantique; on ne dit pas à quel coût mais l'objectif théorique est de récupérer 25% du fret routier (dont 10 en merroutage). Tous les spécialistes que j'ai pu interroger sont sceptiques sur ce "résultat", mais le gouvernement sait!

- en projet le Lyon Turin dont l'utilité fait plus que m'échapper, une autoroute ferroviaire Perpignan-Luxembourg et une autoroute ferroviaire Atlantique du Nord au Pays Basque avec un coût estimé de 100 millions d'euros juste pour adapter les infrastructures.

- comme il faut créer un fromage, il y aura une instance de régulation du fret ferroviaire afin d'éviter la discrimination de la concurrence sur le marché du fret ferroviaire.

- Bien sûr l'optique retenue pour le ferroutage est celle du camion complet sur train dont pas un professionnel sérieux ne veut.

- la réforme portuaire, certes nécessaire pour rendre nos ports compétitifs, s'accompagnera de modernisation des canaux à grand gabarit. Cet aspect du programme est budgétisé à 4 milliards d'euros. Notons que le canal Rhin-Rhone enterré par Voynet sur demande de la SNCF reste enterré.

- Il est prévu une taxe kilométrique sur les poids lourds; en contrepartie le péage autoroutier se fera sans arrêt (GPS). Ceci n'est évidemment acceptable que si la taxe à l'essieu que seuls les poids lourds français paient disparaît, mais rien ne le dit. Ce sera donc un surcoût pour le transport des marchandises, donc pour les entreprises industrielles et commerciales.

Le Grenelle ne prend pas en considération que les professionnels du transport sont parfaitement capables d'ores et déjà de faire du ferroutage, s'ils y trouvent leur intérêt. Pour information les "déménageurs bretons" ont mis en place un système de déménagement longue distance par fer. Ils utilisent des conteneurs. Ainsi les chauffeurs sont davantage disponibles pour les dessertes locales et tout le monde y gagne. DB n'indique pas sur son site s'il travaille avec la SNCF...

A noter que le gouvernement a récemment annoncé un plan de 13 milliards d'euros pour remettre en état les lignes SNCF tombant en décrépitude. A quoi servent donc les 12 milliards par an que nous versons pour que RFF entretienne les voies? D'ailleurs est-il nécessaire de retaper des lignes actuellement même pas électrifiées et qui ne voient presque jamais un client?

- Bien entendu pour le trafic voyageur le maillage du réseau TGV continue. 2000 km de lignes devraient s'ouvrr d'ici 2020, suivies d'un programme complémentaire de 2500 km de transversales. Pour qu'aucune grande ville ne soit épargnée par le progrès en marche, leurs dessertes seraient améliorées par l'aménagement des structures existantes financées par des systèmes de péréquation.

- l'état veut aussi désenclaver les quartiers sensibles en créant 1800 km de transports collectifs péri-urbains en site propre pour un montant de 18 milliards d'euros hors Ile de France. Ils ont de la chance les brûleurs de bagnole; on est sacrément gentil avec eux! Conclusion : brûlez des zautos, l'état vous donnera des sous (bonus Borloo vu sous un autre angle)!

- en Ile de France il faut pousser les franciliens à ne pas avoir de scrupule et aller vivre de plus en plus loin de leur boulot (d'ailleurs c'est le patron qui paie la moitié du transport), car les projets pharaoniques de déplacement banlieue banlieue ne manquent pas, tel le prolongement d'Eole vers la Normandie et un métro automatique de rocade autour de Paris.

- Le prolongement du Boul Mich jusqu'à la mer n'est pas à l'ordre du jour. Dommage!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Environnement
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 11 2008 16:24

Un petit poème pour le président de la HALDE, cette funeste organisation gestapiste dont la dernière trouvaille est de vouloir modifier les manuels scolaires trop stéréotypés pour y faire entrer davantage de "diversité" ethnique, sexuelle et autres... :

Il est midi Monsieur Schweizer

La Halde tous les jours cherchant

Le mal que vous pourriez nous faire

La Halde ce n’est pas marrant

Elle cherche parce qu’elle a le temps

Et que le temps faut l’occuper

Il faut mettre en coupe réglée

La société, les ci-devants

C’est ce que lui ont dit le président,

Les experts et même les lieutenants

D’assocs avides de vengeance

Alors qu’elles mangent au râtelier de la France

 

La Halde

La Halde

Ah Ah

Ah Ah

La Halde

 

Il est dix heures Monsieur Schweizer

Vous avez éteint les Lumières

La Halde veille à étouffer

Les Libertés qui nous restaient

Dire, écrire, sans censurer

La Halde ne peut l’accepter

Cette nuit vous avez rêvé

Du pouvoir des totalitaires

Et dès le jour vous l’avez fait

Mais où est donc passé Voltaire ?

 

La Halde

La Halde

Ah Ah

Ah Ah

La Halde

 

 

Il est minuit Monsieur Schweizer

Veuillez rallumer la lumière

La politique de la haine

C’est la politique des cons

A mettre les Français en chaînes

En fonction de leurs opinions

Leur couleur ou leur religion

Et même leur sexe, dit-on

Où croyez-vous que nous allions ?

 

Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 11 2008 16:55

Un grand auteur de best-sellers vient de s'éteindre. Michael Crichton est décédé d'un cancer à l'âge de 66 ans, le 4 novembre, jour du triomphe de Barack Obama et de la revanche d'Al Gore, pressenti pour être le Super-Borloo de la Maison Blanche.

Je ne sais pas si Michael Crichton a eu le temps de voter par anticipation comme la grand mère Kényane du nouveau président, mais il y a quelque chose d'amer dans cette coïncidence, car Crichton avait eu le culot de prendre les théories d'Al Gore sur le réchauffement climatique à contre-pied dans le superbe thriller "Etat d'Urgence" où les écologistes faisaient figure de terroristes.

Mais Crichton c'était aussi et d'abord la Variété Andromède - qui l'a fait connaître - Jurassic Park et le Monde Perdu, puis la Proie (sur les nanotechnologies) et Prisonniers du Temps.

C'était aussi l'auteur de la série Urgences.

Le plan d'Obama pour le réchauffement climatique : diminuer les émissions de CO2 étatsuniennes de 80% sans cesser les forages pétroliers, sans nucléaire mais avec 20% d'énergies renouvelables et des subventions aux biocarburants! La quadrature du cercle, ou le retour au Jurassique!

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Présentation

Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Edwige Antier, député UMP, mérite une fessée. Cela lui apprendra à vouloir éduquer les enfants à la place des parents. Si elle n'a rien à foutre de mieux à l'AN qu'elle retourne à son cabinet s'occuper de ses clients (si elle en a).


Vie du parti

Pour plus d'info : www.lepartiliberal.fr

Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

AGENDA

1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS - entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr

8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur :
www.paris-liberal.fr

18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr

19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
www.paris-liberal.fr

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