Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 17:44

 

Bien que tout ait été dit sur la crise, je ne peux pas résister à passer ce message de Philippr Robert que je trouve parfaitement explicite et d'une remarquable lucidité.


Réseau Liberté

    La planète tout entière semble s'en remettre au G20, réuni sous la nerveuse impulsion du président Sarkozy le week-end dernier, à Washington, pour adapter au XXIe siècle des règles en vigueur au XXe et qui, selon lui, ont failli.

    Dans Le Figaro magazine (15/11/08), rubrique C'est pourtant vrai ! Mathieu Laine a publié une lumineuse analyse intitulée : "Roosevelt avait tout faux !". A soixante-dix ans de distance, Les mêmes causes vont-elles produire les mêmes effets ?

    Déroulement du film : "Avec l'hypercrise, Roosevelt fait à nouveau figure de référence ultime. L'"historiquement correct" (selon l'expression de Jean Sévillia) est hélas passé par là ! Car le fameux New Deal n'a pas résolu la crise, mais l'a aggravée".  

    Démonstration : "Celle-ci provenait notamment des conséquences néfastes d'une loi protectionniste (Smoot-Hawley tariff act) et d'une politique monétaire expansionniste, suivie en 1928 d'une contraction monétaire radicale qui fit disparaître en trois ans le quart de la monnaie en circulation".

    Soulignons déjà qu'en matière de politique monétaire expansionniste, le Maestro Alan Greenspan, aux commandes de la FED du 11 août 1987 au 31 janvier 2006, n'y est pas allé de main morte dans ses manipulations de taux à court terme !

    Mais poursuivons : "Hoover, qualifié à tort de libéral, avait mis de l'huile sur le feu en limitant les baisses de salaire, en augmentant les dépenses de l'Etat de 16 à 21% du PIB et en propulsant le taux marginal d'imposition de 24% à 63%". Dont acte.

    Venons-en maintenant directement à Roosevelt : "Quant à Roosevelt, élu en 1932, il a augmenté les tranches de taux marginales d'imposition à 90% (!) et les dépenses budgétaires de 83% entre 1933 et 1936. La dette augmenta de 73% et le dirigisme s'installa".

    Maléfices du dirigisme : "Il créa aussi des centaines d'usines à gaz, dont Fannie Mae, à l'origine de la crise des subprimes... Résultat :  la crise s'est prolongée, la production industrielle a chuté de 25% et le taux de chômage est passé de 3% en 1928 à 26% en 1934".

    Enfin et heureusement, passant de l'ombre à la lumière : "jusqu'à ce que Truman remette en cause les effets pervers de la spirale interventionniste et entreprenne de libérer cette économie". En quelque sorte, miracle chez les démocrates !

    Seulement armé de mon intuition, il m'a donc paru important d'évoquer les errements rooseveltiens ici décrits par Mathieu Laine pour essayer, dans la mesure du possible, d'anticiper les conséquences futures d'une portée planétaire de la réunion expresse du G20.

    Dans ma fibre libérale, c'est le scepticisme qui l'emporte. En effet, la Déclaration du sommet sur les marchés financiers et l'économie mondiale (17 pages sur www.elysee.fr !), émise à l'issue de la réunion de Washington, ne laisse pas de m'inquiéter à l'instar, naturellement, de la plupart des initiatives politiques envisagées.    

    Ainsi, le G20 analyse-t-il (3.) : "Durant la période de croissance mondiale soutenue, d'essor de flux de capitaux et de stabilité prolongée qui a marqué les débuts de cette décennie, les acteurs des marchés ont cherché à obtenir des rendements plus élevés sans évaluer les risques de façon adéquate et sans faire preuve de la vigilance requise (...)".

    Plus loin dans le texte : "(...)  les régulateurs et les superviseurs n'ont pas réussi à évaluer les risques qui s'accumulaient sur les marchés financiers et à y répondre de manière adéquate, à suivre le rythme des innnovations financières et à prendre en compte les ramifications systémiques des mesures de régulation nationales".

    Qu'en termes truffés d'omissions fort opportunes pour leur réputation ces choses-là sont dites par nos princes planétaires qui, pour ne pas trop effrayer le chaland, veulent bien concéder que les réformes prônées par le G20 (12.) "ne porteront leurs fruits que si elles s'appuient sur des économies fondées sur les principes du libre marché, notamment l'état de droit, le respect de la propriété privée, l'ouverture des échanges et des investissements, la concurrence entre les marchés et des systèmes financiers efficaces et régulés de manière adéquate".

    Peut-être, mais que vaut un marché libre dès lors qu'il se trouve entravé par mille moyens réglementaires aux seules mains des Etats ? Par exemple, le G20 cite le principe de l'état de droit comme s'il devait s'appliquer de manière asymétrique : le marché, seul, doit en tout s'y conformer quand l'Etat, alors réputé dire le Droit et non plus seulement promulguer des lois soumises au Droit, en serait lui-même exonéré ?   

    Le 9 septembre dernier, Vincent Bénard, président de l'Institut Hayek basé à Bruxelles, publiait un article dans Le Figaro intitulé : "Subprime : marché accusé, Etat coupable". En voici la conclusion que je propose à votre réflexion :

    "Aujourd'hui, nombre d'experts estiment que sans le CRA*, sans les GSE **, l'accès à la propriété des minorités se serait tout de même développé, moins rapidement mais plus sainement. En voulant accélérer artificiellement ce que l'économie libre accomplissait à son rythme, c'est l'Etat, tantôt régulateur, tantôt législateur, qui a poussé à l'irresponsabilité les acteurs de la chaîne du crédit, provoqué une crise financière grave, et acculé à la faillite nombre de familles qu'il prétendait aider".

    Invité du Talk Orange-le Figaro le 21 octobre dernier, le libéral et très honnête homme Alain Madelin renchérit : "Les subprimes, c'est vraiment une création du marché politique, avec les meilleures intentions du monde. On a voulu forcer les banques à prêter aux pauvres". Des bonnes intentions, certes, mais qui finissent toujours par emporter le monde dans leur chute...

    Cerise sur le gâteau sous la plume d'Yves de Kerdrel dans Le Figaro du 14 octobre : "L'action publique s'est déconsidérée comme jamais à l'occasion de cette crise financière. Qu'il s'agisse des incantations sur les garanties de dépôts, des tentatives de concertations à 4, 7, 15 ou 20, des sauvetages de banques, et enfin des actions minimalistes des banques centrales. Tout a échoué. Les Etats n'ont pas constitué la solution, mais un problème de plus tant leurs manières de raisonner sont différentes et tant leurs déclarations intempestives ont créé un climat anxiogène". Quelle charge, tout de même, dans le généralement si prudent Figaro !! 

    Il s'agit là de ce que la politique peut produire de pire, en particulier dans une économie globale qui ne connaît plus aucune frontières; c'est pourquoi, fruit d'une erreur politique répétée à satiété, j'éprouve toutes les craintes que la crise en cours ne soit amplifiée et prolongée par une action tout aussi empoisonnée, puisque d'essence purement politique, directement issue des grandes manoeuvres du G20 à Washington.

    On pourra mettre tout ce qu'on veut sur le dos d'un (ultra)libéralisme et de "superlibéraux" (Bernard Carayon) sans foi ni loi, mais les faits, têtus, sont là et bien là :  c'est la politique, et plus spécialement les Etats dits providence qui sont, dans cette affaire comme dans nombre d'autres, les premiers et derniers coupables.   

      * CRA : Community Reinvestment Act de 1977 (loi antidiscriminatoire). 

    ** GSE : Government Sponsored Enterprise (i.e. Fannie Mae et Freddie Mac entreprises privées hybrides sous la coupe de l'Etat).        

   


> Librement !
> Philippe (Sully) ROBERT
>
http://sully1.typepad.com
> 02400 FRANCE

 

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 11:52

Bien que je ne sois pas d'accord avec la défense des services publics à la française (avant-dernier paragraphe), je trouve fort pertinent ce texte de Riposte Laïque que je reprends in extenso, car moi aussi je trouve que le dénigrement de la France et des Français par ceux là même qui ont mission de la défendre et de faire rayonner notre culture et nos valeurs, franchement ça commence à bien faire... et surtout ça finira mal!

Bonne lecture

Christiane Chavane

Voici l'edito et le sommaire du dernier numéro de Riposte Laique.


Numero 63 : Edito

L’EDITO DE CYRANO

Sommes-nous d’affreux franchouillards si nous aimons notre pays, la France ?

mardi 11 novembre 2008

Nous avons reçu, après nos deux dernières publications, où nous exprimions notre indignation sur les sifflets contre « La Marseillaise » entendus au Stade de France, des courriers plus fréquents que d’habitude. Si la majorité de nos lecteurs nous ont félicités pour notre position, qu’ils considèrent courageuse, nous avons reçu aussi quelques lettres plus que critiques pour ne pas dire carrément insultantes.

Dans le meilleur des cas, nous sommes qualifiés de « franchouillards », et cela passe parfois à « nationalistes », à « émules de Le Pen et de Villiers », voire « fascistoïde », comme nous a qualifiés un lecteur qui nous a demandé de le désabonner.

Il est vrai que, dans un autre registre, le plumitif d’un site républicain de gauche nous qualifie élégamment d’émules de Doriot et de Déat (1). Dans un texte hallucinant de sectarisme, Jérôme Manouchian, pseudonyme derrière lequel se cache l’idéologue de la revue, Bernard Teper, n’a qu’un seul objectif : démontrer que tous ceux qui, comme Riposte Laïque, appellent à l’alliance des républicains des deux rives pour défendre la République et combattre l’offensive de l’islam contre la laïcité sont forcément des défenseurs de l’occident chrétien, héritiers de ceux qui ont basculé de la gauche vers le fascisme dans les années 30 ! Même le Mrap ne nous l’avait pas encore faite, celle là !

La sortie du livre, « Faut-il avoir honte de l’identité nationale ? », de Daniel Lefeuvre et Michel Renard, constitue un excellent point d’appui pour ceux qui en ont marre de voir le bleu blanc rouge se faire insulter depuis trente ans, sans pour autant se reconnaître dans la définition d’une nation basée sur la race, ou sur la religion, à l’instar d’un Barrès ou d’un Maurras. Les auteurs considèrent que l’histoire de notre pays, son « identité nationale » méritent mieux que le lynchage caricatural que la moindre référence à la France, à son drapeau ou son hymne suscite chez de nombreux intellectuels qui influencent négativement la gauche.

Faut-il rappeler que tout au long de notre histoire, le mouvement progressiste et révolutionnaire s’est appuyé sur la question nationale, qui n’a pas toujours été un gros mot pour la gauche, et encore moins pour les Républicains ? Au contraire, ce sont souvent les possédants qui trahissaient les intérêts du pays, pour sauver leurs privilèges. Faut-il rappeler que Maurice Thorez en personne osait dire qu’il fallait « rendre le drapeau tricolore à la classe ouvrière » ? Il serait bien malheureux aujourd’hui d’entendre les arguties gauchisantes de Marie-George Buffet ! Et faut-il rappeler que Barack Obama, dans sa campagne, n’a cessé de clamer son amour pour son pays ?

Il y a un véritable masochisme, voire une haine de soi, chez toute une élite, souvent de gauche bobo, pour détester à ce point un pays et une histoire que beaucoup jugent admirable.

"Aucune nation, aucune démocratie, ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. L’histoire de France aura toujours un sens pour l’histoire universelle".

De qui sont ces propos ? D’un horrible franchouillard ? Non, d’un historien anglais, Théodore Zeldin, dans « Histoire des passions françaises ».

Nous n’avons pas peur d’aimer cette France de la Révolution de 1789, et ses idéaux universalistes. Nous n’avons pas peur de nous réclamer des Lumières, encore moins aujourd’hui, où l’obscurantisme religieux tente de regagner du terrain dans toute l’Europe, et en France, sous les traits de voiles et de burqas.

Nous sommes fiers de l’intégration, grâce à laquelle des millions d’étrangers sont devenus, à l’aide du creuset républicain, des citoyens français à égalité de droits et de devoirs. Le mot « assimilation » ne nous fait pas peur.

Nous n’avons pas honte d’aimer notre hymne national, et nous sommes surpris que de nombreux enseignants, encouragés par certains syndicats, se refusent à l’apprendre à leurs élèves.

Nous sommes fiers des révoltes populaires de notre pays, de 1830, de 1848, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, de la grande grève générale de 1968, et du sursaut du 29 mai 2005 contre l’Europe de l’UMPS.

Par contre, nous n’aimons pas ce qui est en train de se passer, aujourd’hui, en France, qui contribue à miner l’édifice républicain et à casser la Nation.

Ainsi, le droit à la sûreté, garanti par la constitution, devrait être assuré à chacun dans une République digne de ce nom. Ce sont surtout les populations les plus pauvres qui en ont encore davantage besoin.

Comment ne pas bondir d’indignation quand on entend, sur RMC, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, confirmer les propos qu’un agent de police avait tenus, 48 heures auparavant. Les policiers renoncent à intervenir dans certaines situations, par exemple en cas de délit de fuite. Ce qui est nouveau, comme le dit dans son article Roger Heurtebise, c’est que ces policiers – et aussi les gendarmes – sont empêchés d’agir désormais non seulement par manque d’effectifs ou parce qu’ils craignent pour leur sécurité et celle de leur famille, mais parce qu’ils reçoivent des ordres… de ne pas intervenir, pour ne pas « faire de vagues », pour ne pas augmenter des statistiques défavorables à l’ancien ministre de l’Intérieur, ou pour ne pas « stigmatiser » une commune dans la presse (2).

Comment peut-on accepter cela, dans un état de droit, quand le président de la République a été élu, entre autres, grâce un discours, sur ce sujet, bien plus convaincant que les atermoiements éternels d’une gauche minée par le compassionnel ? Qu’aurait dit la droite, si cela avait été un ministre de gauche qui avait tenu de tels propos ?

Bien évidemment, quand les citoyens ne se sentent plus défendus par la police, ils préfèrent se défendre eux-mêmes, plutôt que de se laisser tuer. Avons-nous vraiment envie que notre pays aille vers une logique américaine ? Souhaitons-nous que les citoyens qui n’acceptent pas passivement de se laisser dépouiller organisent l’auto-défense armée ou la multiplication des milices privées et se retrouvent en prison ? (3)

Comment peut-on accepter, alors que ce gouvernement a intégré le droit des langues minoritaires dans sa constitution, pour s’adapter à la charte des langues régionales que l’Europe veut imposer à tous ses membres (lire la remarquable série d’articles de Valentin Boudras-Chapon), qu’on puisse apprendre le créole dans une école de la région parisienne ? Quand on connaît le faible niveau scolaire de nombreux élèves et étudiants, et surtout leurs lacunes en Français, est-ce vraiment la priorité ? Il est vrai que Jack Lang était prêt à faire passer les écoles communautariste Diwan dans la République, ce qui aurait été fait sans l’intervention du conseil d’Etat !

Va-t-on accepter encore plus longtemps les délires de la Halde ? Dans leur dernier forfait, « Place des stéorotypes de discrimination dans les manuels scolaires », (4) cette officine se surpasse : elle s’étonne, entre autres, que dans 359 exercices de mathématiques, aucun des problèmes proposés ne s’appuie sur des exemples où figurent des homosexuels et des handicapés ! Et en sciences, on n’étudierait pas assez l’homosexualité des animaux ! Quant à un poème de Ronsard, il véhiculerait une image négative des seniors ! Après avoir passé leur temps à vouloir imposer le voile partout dans la société française, voilà comment Schweitzer et les siens utilisent les 11 millions d’euros que l’Etat français leur octroient tous les ans ! Quand dissout-on ce machin qui veut imposer une véritable police de la pensée communautariste, en France ?

Autre genre de police de la pensée, certains lobbies qui, à l’instar de ce « Paris Foot Gay » (5) passent leur temps à traquer les « politiquement incorrects », et à les traîner devant les tribunaux, comme le font de vulgaires Mrap ou LDH qui voient du racisme dans la critique de l’islam. Nous en avons plus que marre de ces petits commissaires politiques en puissance, qui dévoient le vrai combat anti-raciste dans une dérive bien-pensante communautariste.

Nous en avons assez de cette inversion des valeurs, assez que ceux qui sifflent "La Marseillaise" et qui disent "Nique la France" soient considérés comme des victimes,

Assez que les laïques soient traités comme des racistes, alors que les fascistes islamistes paradent librement et passent leur temps à réclamer des accommodements raisonnables,

Assez que Sarkozy fasse son signe de croix en tant que président de la République,

Assez que les voyous sentent que les policiers ont peur d’eux,

Assez que les élèves se sentent tout permis avec les enseignants,

Assez de l’Union européenne qui vient d’oser exiger le remboursement des aides perçues par les pêcheurs,

Assez que ceux qui réclament un vrai débat sur l’immigration, en période de chômage de masse, soient traités de « lepénistes »,

Assez que la victoire d’Obama soit le prétexte à des revendications différentialistes, avec Carla Bruni en effigie de ce combat douteux !

Nous en avons assez de tout ce qui contribue à détricoter l’édifice républicain d’un pays que nous aimons, sans honte, pour ses idéaux universalistes, fraternels, solidaires et égalitaires.

Nous en avons assez que la République une et indivisible, celle du bien commun, du "Res Publica", de l’égalité des droits, s’efface devant une bouillie de droit à toutes les différences qui nous prépare au communautarisme, porteur d’une libanisation de la France et de conflits interethniques et interreligieux.

Nous n’avons pas plus envie que la France que nous aimons ne devienne une région de l’Europe, ni un pays anglo-saxon, pour le plus grand bonheur du système capitaliste, qui veut faire éclater notre pays pour mieux en finir avec ce qu’il reste de service public et les acquis de ses salariés, français ou étrangers.

Si tout cela s’appelle être « un franchouillard », nous assumons, mieux, nous revendiquons le côté progressiste de notre discours, n’en déplaise aux ennemis de la République et à leurs insultes.

(1) http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2260,,,,,_Les-periodes-de-crise-influent-sur-les-comportements-politiques-et-ideologiques.htm

(2) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA

(3) http://www.laprovence.com/articles/2008/11/06/618935-A-la-une-Le-gerant-de-la-station-avait-tire-sur-un-des-voleurs.php

(4) http://www.communautarisme.net/Manuels-scolaires-Halde-au-sketch- !_a1028.html ?PHPSESSID=25346c593efaeff2303a3048f13e7616

(5) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/07/01011-20081107FILWWW00399-paris-foot-gay-un-texto-homophobe.php

Par Christiane Chavane - Publié dans : Vie politique
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /2008 16:42
Un véritable catalogue de mesures constructivistes et d'incantations, avec des indicateurs de coût qui laissent rêveur au moment où notre croissance est proche de zéro.

Le chiffrage des mesures du Grenelle n'est pas encore débattu, mais Rémy Prud'homme l'évalue à 40 milliards d'euros par an, entraînant une perte de 4% du pouvoir d'achat des Français. Au vu du seul programme transport je le crois optimiste. Les emplois créés estimés à 500.000 par le gouvernement seraient "compensés" s'il a raison par la destruction de 800.000 emplois. Source :
www.latribune.fr/opinions/20081107trib000307347/grenelle-de-lenvironnement--une-ardoise-a-40-milliards-deuros.html

Le dossier de l'habitat était ahurissant, ce n'était qu'un hors d'oeuvre par rapport aux transports :
- développement massif de lignes de ferroutage et de merroutage sur la façade atlantique; on ne dit pas à quel coût mais l'objectif théorique est de récupérer 25% du fret routier (dont 10 en merroutage). Tous les spécialistes que j'ai pu interroger sont sceptiques sur ce "résultat", mais le gouvernement sait!

- en projet le Lyon Turin dont l'utilité fait plus que m'échapper, une autoroute ferroviaire Perpignan-Luxembourg et une autoroute ferroviaire Atlantique du Nord au Pays Basque avec un coût estimé de 100 millions d'euros juste pour adapter les infrastructures.

- comme il faut créer un fromage, il y aura une instance de régulation du fret ferroviaire afin d'éviter la discrimination de la concurrence sur le marché du fret ferroviaire.

- Bien sûr l'optique retenue pour le ferroutage est celle du camion complet sur train dont pas un professionnel sérieux ne veut.

- la réforme portuaire, certes nécessaire pour rendre nos ports compétitifs, s'accompagnera de modernisation des canaux à grand gabarit. Cet aspect du programme est budgétisé à 4 milliards d'euros. Notons que le canal Rhin-Rhone enterré par Voynet sur demande de la SNCF reste enterré.

- Il est prévu une taxe kilométrique sur les poids lourds; en contrepartie le péage autoroutier se fera sans arrêt (GPS). Ceci n'est évidemment acceptable que si la taxe à l'essieu que seuls les poids lourds français paient disparaît, mais rien ne le dit. Ce sera donc un surcoût pour le transport des marchandises, donc pour les entreprises industrielles et commerciales.

Le Grenelle ne prend pas en considération que les professionnels du transport sont parfaitement capables d'ores et déjà de faire du ferroutage, s'ils y trouvent leur intérêt. Pour information les "déménageurs bretons" ont mis en place un système de déménagement longue distance par fer. Ils utilisent des conteneurs. Ainsi les chauffeurs sont davantage disponibles pour les dessertes locales et tout le monde y gagne. DB n'indique pas sur son site s'il travaille avec la SNCF...

A noter que le gouvernement a récemment annoncé un plan de 13 milliards d'euros pour remettre en état les lignes SNCF tombant en décrépitude. A quoi servent donc les 12 milliards par an que nous versons pour que RFF entretienne les voies? D'ailleurs est-il nécessaire de retaper des lignes actuellement même pas électrifiées et qui ne voient presque jamais un client?

- Bien entendu pour le trafic voyageur le maillage du réseau TGV continue. 2000 km de lignes devraient s'ouvrr d'ici 2020, suivies d'un programme complémentaire de 2500 km de transversales. Pour qu'aucune grande ville ne soit épargnée par le progrès en marche, leurs dessertes seraient améliorées par l'aménagement des structures existantes financées par des systèmes de péréquation.

- l'état veut aussi désenclaver les quartiers sensibles en créant 1800 km de transports collectifs péri-urbains en site propre pour un montant de 18 milliards d'euros hors Ile de France. Ils ont de la chance les brûleurs de bagnole; on est sacrément gentil avec eux! Conclusion : brûlez des zautos, l'état vous donnera des sous (bonus Borloo vu sous un autre angle)!

- en Ile de France il faut pousser les franciliens à ne pas avoir de scrupule et aller vivre de plus en plus loin de leur boulot (d'ailleurs c'est le patron qui paie la moitié du transport), car les projets pharaoniques de déplacement banlieue banlieue ne manquent pas, tel le prolongement d'Eole vers la Normandie et un métro automatique de rocade autour de Paris.

- Le prolongement du Boul Mich jusqu'à la mer n'est pas à l'ordre du jour. Dommage!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Environnement
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 16:24

Un petit poème pour le président de la HALDE, cette funeste organisation gestapiste dont la dernière trouvaille est de vouloir modifier les manuels scolaires trop stéréotypés pour y faire entrer davantage de "diversité" ethnique, sexuelle et autres... :

Il est midi Monsieur Schweizer

La Halde tous les jours cherchant

Le mal que vous pourriez nous faire

La Halde ce n’est pas marrant

Elle cherche parce qu’elle a le temps

Et que le temps faut l’occuper

Il faut mettre en coupe réglée

La société, les ci-devants

C’est ce que lui ont dit le président,

Les experts et même les lieutenants

D’assocs avides de vengeance

Alors qu’elles mangent au râtelier de la France

 

La Halde

La Halde

Ah Ah

Ah Ah

La Halde

 

Il est dix heures Monsieur Schweizer

Vous avez éteint les Lumières

La Halde veille à étouffer

Les Libertés qui nous restaient

Dire, écrire, sans censurer

La Halde ne peut l’accepter

Cette nuit vous avez rêvé

Du pouvoir des totalitaires

Et dès le jour vous l’avez fait

Mais où est donc passé Voltaire ?

 

La Halde

La Halde

Ah Ah

Ah Ah

La Halde

 

 

Il est minuit Monsieur Schweizer

Veuillez rallumer la lumière

La politique de la haine

C’est la politique des cons

A mettre les Français en chaînes

En fonction de leurs opinions

Leur couleur ou leur religion

Et même leur sexe, dit-on

Où croyez-vous que nous allions ?

 

Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /2008 16:55

Un grand auteur de best-sellers vient de s'éteindre. Michael Crichton est décédé d'un cancer à l'âge de 66 ans, le 4 novembre, jour du triomphe de Barack Obama et de la revanche d'Al Gore, pressenti pour être le Super-Borloo de la Maison Blanche.

Je ne sais pas si Michael Crichton a eu le temps de voter par anticipation comme la grand mère Kényane du nouveau président, mais il y a quelque chose d'amer dans cette coïncidence, car Crichton avait eu le culot de prendre les théories d'Al Gore sur le réchauffement climatique à contre-pied dans le superbe thriller "Etat d'Urgence" où les écologistes faisaient figure de terroristes.

Mais Crichton c'était aussi et d'abord la Variété Andromède - qui l'a fait connaître - Jurassic Park et le Monde Perdu, puis la Proie (sur les nanotechnologies) et Prisonniers du Temps.

C'était aussi l'auteur de la série Urgences.

Le plan d'Obama pour le réchauffement climatique : diminuer les émissions de CO2 étatsuniennes de 80% sans cesser les forages pétroliers, sans nucléaire mais avec 20% d'énergies renouvelables et des subventions aux biocarburants! La quadrature du cercle, ou le retour au Jurassique!

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /2008 14:22

Hé oui, certains nous refont le coup de "I have a dream", mais l'heure n'est plus aux rêves.

Les Américains ont voté pour le politiquement correct, mis aux affaires un beau parleur inconsistant sans autres convictions que celles de la revanche du noir sur le blanc, socialiste et étatiste, et dont les relations avec l'islam sont plutôt équivoques...

La balance mondiale penche vers le rose mâtiné de vert.

Au moment où Gordon Brown persuade les pays du golfe persique de participer au financement du FMI, histoire de donner plus de poids aux pétrodollars (et au financement des Hamas et autres islamo-terroristes)?

Qui d'ailleurs a financé la très coûteuse campagne de Obama? Des cabinets d'avocats spécialisés dans les class actions, entre autres, mais qui d'autre?

I have no dream. Je suis bien réveillée. L'Amérique est en train de replonger dans le protectionnisme, les subventions à l'agriculture, la politique socialiste de redistribution et la discrimination positive. Non qu'il n'y ait pas de besoins en ce domaine, mais la "francisation" de la politique américaine ne présage rien de bon. Chacun va tirer sa couverture.

Les républicains auraient mieux fait de présenter Condoleezza Rice : femme et noire, elle avait toutes ses chances. En plus elle est brillante, ce qui ne gâte rien.

Lorsque le mur de Berlin est tombé nous croyions en avoir fini avec le communisme et ses méfaits. Jamais les idées totalitaires des disciples de Karl Marx n'ont été aussi vivaces, jamais le chiendent du populisme de gauche n'a repoussé avec autant de vigueur. Il gangrène tout, à commencer par les milieux écolos... Le repli de l'Amérique derrière son nouveau mur rose ne nous laisse pas augurer de lendemains qui chantent.

Le monde change. Pendant que l'Europe attermoie, perdue dans ses utopies égalitaristes, sclérosée par sa bureaucratie tatillonne, les équilibres se déplacent vers l'extrême-orient. Le modèle chinois à la place du rêve américain, personnellement je ne vois pas là de quoi se réjouir.

Si même l'Amérique renonce à ses valeurs, que restera-t-il?

Peut-être Obama sera-t-il un grand président. Le peu que je sais de son programme embryonnaire me fait penser le contraire, mais après tout, il y a tant de politiques qui, une fois élus, font l'inverse de ce qu'ils ont promis...

God bless America! Je leur souhaite bonne chance, et à nous aussi tant nos destinées sont liées.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Vie politique
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 13:56
Michel de Poncins nous gratifie d'un brillant pamphlet qui vaudrait bien 4 posts à lui tout seul. C. Chavane

TOCQUEVILLE MAGAZINE

LE FLASH

(A diffuser largement)

LUNDI 3 NOVEMVRE 2008

SARKO-SOCIALO

L’observateur le plus attentif, et même s’il est par nature
sympathique à Monsieur Sarkozy, est obligé de constater que toute sa vie
publique le président actuellement provisoirement en vigueur a servi la
gauche et quelquefois la gauche extrême.

L'habileté suprême fut d’adresser des clins d'oeil appuyés vers la
droite et de faire croire le contraire, en prétendant que la fatalité
l’empêchait de suivre son électorat. C'est la raison pour laquelle les
espoirs fabuleux que la France pouvait nourrir après son élection son
partis complètement en fumée.

Pour illustrer le propos, on peut citer la consolidation et l'extension
des droits opposables, cette machine tout à fait redoutable qui conduit
à une obligation du socialisme, puisque l'État se condamne
juridiquement à intervenir dans une foule de domaines qui devraient être
laissés au marché. Le droit au logement opposable en vertu de la loi
Dalo entrée en application le 1er janvier 2008 est l’un d’entre eux.
L'on parle déjà de nouveaux droits opposables à créer comme le droit
opposable aux crèches et tout récemment le droit opposable a l’économie
numérique annoncé en fanfare.

Dans un autre domaine, citons la politique industrielle qui se déploie
avec l'intervention de l'État dans des affaires purement privées comme
les problèmes d’Arcelor Mittal en Lorraine ou ceux de Michelin. Au
titre de la marche forcée vers le socialisme, il faut ajouter le blocage
des loyers. alors que la France sort péniblement de la loi de 1948.

Mentionnons un nouveau droit de préemption accordé aux maires ; jusqu'à
présent les maires avaient un droit de préemption à exercer lors des
achats immobiliers, ce qui est très déjà une anomalie destructrice du
marché du logement. Maintenant, sous prétexte de leur donner le droit de
veiller sur les changements de fonds de commerce, ils ont un droit de
préemption sur les baux commerciaux : c'est une nouvelle atteinte grave
aux droits de propriété.

L'État dans le désordre coutumier continue, comme avant, à dépenser à
tout va et dans le monde entier avec en conséquence le dérapage de
l’endettement et la création d’une multitude de nouveaux impôts.

La crise financière et économique dans laquelle nous nous enfonçons et
dont le président est pour une grande part responsable lui donne
l'occasion nouvelle et unique de montrer sa préférence pour le
socialisme. Les commentateurs de la presse « officielle », dont on
connaît l’hostilité à l'économie de marché, le poussent dans ce sens
ainsi que les énarques qui forment sa cour et les socialistes qu'il a
mis aux commandes d'un certain nombre de ministères.

Citons simplement quelques faits.

Par exemple, il affirme ces temps-ci que tous les espoirs pour l’emploi
reposent sur la croissance. Tout récemment, on a entendu sur la radio
gauchiste connue, France-info, qu'en dessous de 1,5 % de croissance rien
ne pouvait être espéré et que l'économie et donc l’emploi
s'amélioreraient à partir de 3 % de croissance. C'est un raisonnement
tout à fait faux. La croissance ne crée pas forcément d'emplois et,
même, l'on peut affirmer qu'elle risque de ne pas en créer du tout :
elle permettra encore plus aux industriels et aux commerçants de se
délocaliser si jamais il trouvent un peu d'argent pour payer le prix
d’une délocalisation. La seule façon de lutter contre le chômage et de
développer l’économie est de libérer la France du poids insupportable
des impôts et règlementations, sans oublier un certain nombre de
dispositions meurtrières du code du travail : la croissance serait un
effet et non une cause.

Le 30 octobre 2008 au matin, les députés, malgré les protestations de
certains d'entre eux et sur instruction de l’Elysée, ont décidé le
rétablissement de la prime transport que les sénateurs voulaient
supprimer. C'est une prime qui oblige les chefs d'entreprise à s'occuper
des transports de leurs employés en y contribuant ; le raisonnement
mensonger est que de cette façon les employés trouveraient des formules
du type covoiturage, ou transports en commun, alors que ces employés
doivent être libres de choisir le moyen de transport qui leur convient.
Pour ajouter au comique, il sera inclus dans la prime transport
l'abonnement au vélolib : cela ne s'invente pas. Personne ne parle du
flot de contentieux qui va déferler si un accident se produit grâce au
vélolib sur le trajet du travail, comme malheureusement il s’en produit
beaucoup.

Autre invention tout à fait récente : 200 000 hauts fonctionnaires
seraient payés au mérite. C'est en fait le signal d'une nouvelle
augmentation de ces fonctionnaires ; pour que ce ne soit pas le cas, il
faudrait que les bénéficiaires voient leur salaire fixe réduit au moins
en proportion de l'espoir de la prime au mérite. En outre, dans cette
troupe immense de hauts fonctionnaires, il en est beaucoup qui sont
occupés à des tâches tout à fait inutiles quand elles ne sont pas
négatives et destructrices de l'économie. Il faut, non pas les conduire
à mieux travailler mais supprimer purement les tâches auxquelles ils se
consacrent abusivement.

Chemin faisant la perspective de nouveaux impôts se confirme, comme la
taxe sur les revenus du capital qui, à due concurrence, va de nouveau
chasser des capitaux hors de France.

Le désordre dans les contrats de travail va se poursuivre. Qui peut dire
aujourd’hui le nombre exact de contrats de travail possibles, tous
pièges à réglementations diverses, contradictoires et coûteuses ?

Essayons d’en énumérer quelques uns sauf erreur et ommission : Travaux
d'utilité collective, contrat de réinsertion en alternance, contrat de
retour à l'emploi, contrat emploi-solidarité , contrat emploi consolidé,
contrat initiative-emploi, contrats emploi ville, emploi jeune, contrat
d'avenir, civis-association, civis-accompagnemen t vers l'emploi ou civis
régional, civis-création d'entreprise, contrat accompagnement emploi,
contrat soutien emploi jeune en entreprise, stages d'insertion et de
formation à l'emploi individuel, stages d'insertion et de formation à
l'emploi collectif, service militaire adapté, contrat d'apprentissage,
contrat de qualification, contrat d'adaptation, contrat d'orientation,
contrat de professionnalisatio n… .

Une nouvelle promotion des contrats aidés va prendre place ; or ce ne
sont que de faux emplois publics ou quasi publics. Est prévue aussi
l’extension du contrat de transition professionnelle (CTP). La jungle
s’épaissit.

Terminons par la cérémonie plutôt ridicule qui a eu lieu à l'Élysée le
30 octobre 2008. Le président a invité préfets, trésoriers payeurs
généraux et banquiers pour l'écouter sur les mauvaises chaises de la
salle des fêtes du « château ».

Les deux premières catégories d'auditeurs étaient conviées pour mettre
en tutelle la troisième catégorie.

Il n'avait pas été demandé aux préfets de revêtir leur bel uniforme ;
cette omission doit être due aux services de communication abusifs de
l'Élysée qui ruinent l’économie par leur existence même. Ils ont, sans
doute, estimé que la vue des uniformes pourrait provoquer des états
d'âme chez les banquiers déjà malmenés ! En effet, les préfets fuent
chargés officiellement par le président de donner des coup de fouet aux
banquiers récalcitrants. Tout le monde sait que rien ne va se passer ;
on ne voit pas le préfet agir vis-à-vis des agents d’une banque
nationale alors que ces agents sont tenus par leur contrat de travail de
respecter la politique de leur direction générale. Il faudra donc des
sortes de super-préfets pour fouetter les directions générales des
banques à succursales.

Le président, d'ailleurs, a avoué tout de suite l'inutilité de la
réunion puisqu'il a annoncé la création d'un poste central de
surveillance des banques sous forme d'un médiateur du nom de René Ricol.
Il devra sans doute s’armer d’un fouet dans le quartier de la défense.
C’est juste le contraire de ce qu'il faut faire puisque c'est l'amorce
d'une grosse administration : on ne voit pas un seul médiateur avec une
gentille secrétaire surveiller des utilisations de milliards d'euros.
L’on annonce déjà dix collaborateurs !

La deuxième catégorie de personnages était représentée par les
trésoriers payeurs généraux. Ils devaient bien rire sous cape, car ces
TPG avec d'autres catégories comme les conservateurs des hypothèques
sont célèbres dans le monde entier pour la richesse indue récoltée dans
leurs fonctions. Ainsi que beaucoup d'autres, ils sont directement
responsables de l'écroulement de l'économie française ; il est facile
pour un économiste de montrer que cet écroulement est relié à cette
richesse indue par de multiples fils aussi solides et invisibles que
des fils de soie.

Restaient les banquiers, qui ont dû écouter bouche bée et sagement
assis ce qui les menaçait avant même le péché éventuel que peut-être ils
ne commettront pas. Le président toujours fidèle à son orientation
gauchiste avait devant lui la vue du beau parc de l'Elysée. Il n'a pas
ouvert la fenêtre, la seule fenêtre qui pourrait guérir à grande vitesse
l'aocnomie française en faisant bondir les investissements et le emplois
: la fenêtre de la liberté.

Michel de Poncins
Par Christiane Chavane - Publié dans : Vie politique
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /2008 18:47
Après la HALDE, voici venir l'HADOPI, la nouvelle Haute Autorité au petit budget de 15 millions d'euros destinée à saper un peu plus nos libertés individuelles. Un budget qui fait suite aux 11 milions de la HALDE... La France est tellement riche qu'elle peut entretenir de telles danseuses, tellement utiles.

Le plus triste c'est que si l'entretien des danseuses est en général destiné à donner du bon temps, celles-ci seraient plutôt de vieilles sorcières acariâtres et dangereuses, annonciatrices de temps difficiles.

Donc l'HADOPI aura pour charge de sanctionner sur dénonciation des internautes qui auraient le mauvais goût de télécharger des morceaux musicaux sans payer de droits d'auteur aux membres éminents du show-biz via la SACEM. On voit tout de suite que cela n'est pas destiné à défendre les auteurs/interprêtes talentueux : ténors d'opéras, virtuoses du classique ou simplement rois du jazz et du rock et autres artistes qui remplissent les salles de concert. Ceux-là ne réclament rien, ils n'en ont pas besoin : au contraire, l'internaute qui les découvrira via son ordinateur sera enclin à acheter des disques du commerce de meilleure qualité que leur téléchargement. Il s'agit bien d'assurer la pitance des pousseurs de chansonnettes de variétés qui n'arrivent pas à écouler leurs CD autrement qu'à grands coups d'esbrouffe et de publicité, et qui ne chantent en public qu'armés d'un puissant play-back. Ces inutiles de l'audio-visuel, dont le talent est inversement proportionnel à l'importance de leur piston et à leur capacité à se faire inviter aux soirées bling-bling du tout Paris, de Saint-Trop ou de Saint-Rémy savent fort bien que l'internaute moyen n'achètera jamais leur sous-oeuvre. Alors qu'il les télécharge ou pas!... Tant qu'à faire ils essaient donc de monnayer le "délit".

Tiens, au fait, c'est marrant ça! Cela se passe sous Sarkozy Bling-Bling, le mari de Carla (la copine des  ex-Brigades Rouges chantonne paraît-il).

Le pire est qu'un internaute peut se faire pirater à son insu. Il faudra donc mettre à sa disposition des outils de verrouillage anti-piratages. Si malgré tout il se fait piéger il pourra prouver qu'il a fait ce qu'il fallait pour se protéger et que malgré tout...  Gratuits, ces logiciels? Ou sera-ce une nouvelle taxe? Même les entreprises sont visées puisqu'elles devront prouver qu'elles ont tout fait pour que leur réseau ne soit pas piégé.

Le risque? Une interdiction pure et simple d'internet!

Même la Chine et Cuba n'ont pas réussi à aller aussi loin dans le contrôle des internautes.

HANOPI - TOYABLE!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 18:47

Après avoir sauvé l'Europe de la crise financière, Sarko Le Grand demande à en conserver la présidence : d'après lui, les autres ne seraient pas capables de gérer la crise actuelle. Lui, le Sauveur, le Messie...

D'ailleurs il voudrait même bien être le conseiller du futur président américain : le G20 réuni bientôt à son initiative ne peut que sauver le monde grâce à Lui.

Au fait pourquoi la Bourse, devant un tel message d'optimisme, continue t-elle sa glissade ? Les Zinvestisseurs Zinstitutionnels n'auraient-ils pas confiance en notre gourou bling-bling ?

D'ailleurs le retour de l'état est à la mode. Retour de l'état ? Dans un pays où plus de la moitié des habitants vit directement ou indirectement aux frais de ce qui reste de contribuables exangues ? Qui est sous perfusion depuis des années ? On voudrait nous faire croire que l'état était parti ? Mais alors, où donc allaient tous nos impôts ?

Il faut relancer la croissance. Selon Saint-Keynes et Sarko réunis, il n'y a donc qu'à créer des emplois aidés !

Peut-être aurait-on dû leur expliquer que les meilleurs emplois aidés sont ceux que créent spontanément les entreprises quand on les laisse travailler et qu'on ne sort pas du chapeau 21 taxes en six mois, quand on ne crée pas des agences à la pelle pour récolter ces taxes, et qu'elles ne sont pas gaspillées en augmentation de budget élyséen, pour que le caviar d'importation y soit servi plus largement, ou pour que - pendant qu'on interdit aux Français de rouler en voiture - les lascars des Palais de la République (dont le Messie et l'écolo de service) voyagent inutilement en avion privé ?
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 08:54

Christine Boutin est un ministre peu médiatique et l'un des rares membres du gouvernement à s'afficher clairement à droite. Ce n'est évidemment pas une libérale et elle serait plutôt classée fortement conservatrice.

Pourtant malgré un certain nombre de défauts et compte tenu du contexte socialiste dans lequel elle survit, il faut saluer ses efforts pour sortir un projet de loi sur le logement dans lesquels il y a quelques bonnes choses.

Malheureusement ce sont ces bonnes choses que le Parlement et le Sénat sont en train de retoquer, droite et gauche confondues en un bel ensemble égalitariste et marxisant. Pour hélas, conserver les mauvaises.

- La vente de logements sociaux à leurs habitants est une mesure proposée depuis longtemps par les libéraux. Madame Boutin tentait de contourner la loi SRU en faisant rentrer ces logements dans le quota des 20% de logements sociaux obligatoires pour les communes de plus de 3500 habitants. Refus du Sénat. Nous aurions préféré qu'elle aille encore plus loin en abrogeant la loi SRU, mais jamais le conseil des ministres n'aurait laissé passer ça. Pas avec un gouvernement socialiste. :). On peut regretter les hasards du calendrier qui font que les locataires de HLM auront bien du mal à trouver des crédits pour acheter par les temps qui courent, mais Madame Boutin n'y est pour rien.

- La réforme du 1% patronal destiné à permettre une main mise de l'état n'a pas plu à l'UMP, et là c'est normal. Le 1% patronal a t-il d'ailleurs encore un sens?

- La disposition visant à une plus grande mobilité des locataires de HLM dans les zones tendues est une nécessité que Madame Boutin a parfaitement comprise. C'était même le point le plus important de son projet. Ce sont les députés UMP qui veulent "encadrer" donc limiter la portée de cette disposition. Honte à eux!

- En revanche il était prévu un droit de préemption des préfectures sur les terrains de communes n'ayant pas assez de logements sociaux, et là je comprends que la majorité n'en veuille pas.

- En s'alliant à la gauche, les Centristes ont permis de repousser à deux ans la ponction prévue par l'état sur les HLM qui n'investissent pas assez. Certes une telle ponction relève de méthodes douteuses pour une finalité encore plus douteuse, car ce n'est pas l'état qui va réaliser les travaux. Pourtant cela s'inscrivait parfaitement dans le cadre du Grenelle que nous avons discuté hier et qu'ils ont voté à deux mains. Il y a là une incohérence.

Du bon et du mauvais aussi dans les autres dispositions de la loi. Sans présumer du vote final, il est évident que je m'attends au pire : voter le mauvais et amender ou supprimer le bon. L'inverse serait une bonne surprise à laquelle hélas je ne suis pas habituée.

- Le bon : favoriser la mobilité, simplifier les exclusions, permettre aux offices HLM de racheter les projets privés qui n'ont pas trouvé preneur (d'ailleurs en quoi est-ce interdit?). Mais inversement pourquoi ne pas permettre à des investisseurs privés de racheter des HLM et de les gérer? Pourquoi seul l'état et ses dépendances seraient-ils capables de gérer du logement social?

- Le très mauvais : la maison à 15 euros par jour qui rappelle le temps des chalendonnettes.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
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Présentation

Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Besancenot qui se prend pour Spiderman.

Vie du parti

Pour plus d'info : www.lepartiliberal.fr

Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

AGENDA

1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS - entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr

8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur :
www.paris-liberal.fr

18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr

19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
www.paris-liberal.fr

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  • : Christiane Chavane
  • le12eliberal
  • : 01/06/1954
  • : Paris 12e

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Pour la sauvegarde du vrai Rosé :www.coupertuelerose.com

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