L'état français est décidément très riche pour se permettre une pareille générosité. Voilà qu'on nous sort le "prêt étudiant à taux zéro sans conditions de ressources". Il sera plafonné à
15.000 euros et remboursable au bout de 10 ans.
Qu'attendons nous pour tous nous inscrire en fac? Puisque la sélection à l'entrée des universités n'est pas au programme, je ne vois pas pourquoi 62 millions de Français (enlevons tout de même
ceux qui n'ont pas encore l'âge du bac) n'iraient pas faire la queue pour demander un prêt.
Il y a de fortes chances pour que cette nouvelle fausse bonne idée n'aille grossir les rangs des gabegies étatistes.
A rapprocher du prêt à taux zéro proposé pour l'isolation de l'habitat... Cette fois c'est carrément 30.000 euros. Allez hop! La dette de la France n'est guère que de 1100 milliards
environ (chiffre non réactualisé depuis 2005) sans les retraites non provisionnées de la fonction publique et des régimes spéciaux. Un peu plus ou un peu moins...
Jusqu'ici je n'ai pas entendu parler du système de financement. On va taxer quoi?
Dans un autre registre, Madame Parisot vient d'envoyer paître vertement le gouvernement à propos du chèque transport et je la soutiens totalement.
La générosité avec l'argent des autres, ça suffit!
Créé par un décret du 1er juillet au Journal officiel, le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige) permet de recenser dès 13 ans, avec de nombreux
renseignements personnels, des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que celles exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant
un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
On se demande bien en quoi des organisations syndicales ou politiques dûment enregistrées peuvent risquer de troubler l'ordre public.
On se demande aussi en quoi le fait que tous ces gens soient fichés avec leur dossier médical, leur dossier fiscal , leur taux de fréquentation de l'église locale, et j'en passe - peut-être aussi
le code de la carte de crédit, au cas où l'état chercherait à remplir sa cagnotte - apporte quelque chose à la sécurité nationale.
Ce genre de renseignements sur les opposants politiques est en général l'apanage des dictatures. La France sarkozienne est-elle en train de sauter le pas d'une fausse démocratie gouvernée par
quelques braillards professionnels avec la complicité d'une administration toute puissante vers une véritable dictature?
Même Laurence Parisot du Medef s'inquiète avec juste raison. Des recours ont été déposés devant le Conseil d'état mais qui nomme le conseil d'état?
Devrons-nous bientôt remplacer au fronton des Mairies le "Liberté, Egalité, Fraternité" par un slogan plus proche de la nouvelle réalité française comme : "Injustice, Arbitraire, Spoliation"?
"Il est hors de question de laisser des grands groupes comme Renault, qui ont des moyens, détruire des emplois dans des territoires français sur lesquels on a du mal
à recréer des emplois et, en plus de ça, aller les transférer dans des pays comme la Roumanie, la Turquie ou la Chine".En foi de quoi : "Il faut faire payer leurs responsabilité s
aux grands groupes, qui doivent assumer, et ne pas chercher à s'enfermer dans une logique défensive comme on l'a trop souvent fait dans les années 1980 pour aller chercher les emplois de
demain".
Dixit Laurent Wauquiez
Formidable! En voici un qui ne risque pas le rhume de cerveau.
Après la guerre il fallait punir Renault d'avoir survécu aux années d'occupation, donc on a nationalisé les usines et préparé le lent cheminement du groupe vers la faillite. Et puis on l'a
reprivatisé et il s'est mis à faire des bénéfices et exporter dans le monde entier, créant des millions d'emplois. L'autre fleuron automobile PSA a failli se faire couler par le constructivisme
étatique qui lui avait imposé de racheter Simca-Chrisler, puis s'est fait imposer Citroên au nom de "il faut que notre industrie automobile reste française". Après la gestion calamiteuse d'un
énarque qui ne faisait que des 205 "des grandes, des moyennes, des petites" pour reprendre la vanne des Guignols de l'info, l'arrivée à la tête du groupe de vrais industriels en a fait de nouveau
une entreprise florissante.
Oui mais voilà le hic : que l'automobile française soit là pour occuper des gens, ça va, qu'elle vende des véhicules et fasse des profits, c'est inqualifiable. N'oublions pas que l'automobile est
le symbole de la liberté et donc de l'individualisme, ce qui est abominable pour les adeptes du collectivisme. C'est aussi le symbole de la bourgeoisie contre le prolétariat qui prend les
transports en commun, même si cette image est totalement fausse. De là à assimiler le malheureux automobiliste au bourgeois nanti et égoïste il n'y a qu'un pas que nos politiciens - qui eux se
baladent en voiture de fonction - franchissent allègrement. Il suffit de voir à quel point l'automobiliste, éternelle vache à lait du pouvoir, est traqué et taxé!
Si Renault et Peugeot détruisent des emplois en France, n'en déplaise à Monsieur Wauquiez, c'est peut-être parce que les Français n'achètent plus assez de véhicules neufs. Soit qu'ils n'aient
plus d'argent à force de se faire plumer par un état racketteur, soit qu'ils n'aient pas d'endroit où la garer et ne supportent plus les embouteillages volontairement créés, soit qu'ils en aient
marre d'être traqués sur la route comme (davantage que) des criminels, soit que le nouveau plan Borloo les poussant à aller vers les plus petits modèles grève la marge des constructeurs. S'ils
construisent des emplois ailleurs, c'est parce que leurs clients sont désormais ailleurs. Ils ne montent pas des usines en Chine pour vendre des véhicules chinois aux Français mais pour vendre
des véhicules français aux Chinois, véhicules qui ont été dessinés et conçus par des bureaux d'études Français : la valeur ajoutée est là, et pas dans l'emboutissement des tôles! Moins d'emplois,
certes, mais davantage d'emplois qualifiés. Là est le vrai challenge de la mondialisation. La prolétarisation voulue de la classe moyenne et le massacre de l'éducation nationale nous font hélas
prendre une voie de garage : nous sommes en train de nous planter à cause de raisonneurs (je devrais écrire résoneurs) dans le genre de ce Monsieur Wauquiez!
Une rentrée scolaire chasse l’autre, et rien de nouveau sous les nuages.
Monsieur Darcos s’empêtre lamentablement dans la réforme de l’école primaire. Or cette réforme est fondamentale. Il est vrai que si l’on veut faire plaisir :
-
aux parents d’élèves
-
aux élèves
-
aux enseignants
-
aux syndicats de la fonction publique
-
aux associations de parents politisées
-
aux divers organismes gérant les activités parascolaires
-
aux psychologues et autres faux experts
on n’est pas sorti de l’auberge.
Aujourd’hui c’est la mère de famille qui vous parle. Bien que mon fils soit maintenant lycéen, le souvenir des galères du samedi matin est encore présent dans ma mémoire. Comme si se lever aux
aurores 5 jours par semaine pour bosser ne suffisait pas, il fallait remettre ça le samedi. Comme le mercredi il fallait aussi aller bosser, le gamin se levait comme d’habitude. On a beau jeu
ensuite de dire qu’il faut rallonger les vacances scolaires parce que les gosses sont fatigués. Les parents aussi d’ailleurs ! Moyennant quoi libérer le samedi sans le remplacer par le
mercredi ne résout strictement rien. Résultat : des programmes encore allégés au point de devenir transparents.
Et tout ça pour quoi ? Pour apprendre si peu (et là ce sera encore moins) que si les parents ne sont pas derrière, nous obtenons des illettrés, au mieux des incultes, incapables d’aligner
deux phrases sans faute. Pour ne plus savoir additionner 96 + 5 sans dégainer la calculette – ne parlons pas de diviser ! Pour faire de l’anglais ludique pendant 5 ans avec pour résultat
l’incapacité de dire « good morning » à quelqu’un. Mais en revanche, ils sont incollables sur les théories fumeuses de l’écologie punitive et le droitdelhommisme issu du rousseauisme
béat ambiant, version « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil et ceux qui le sont pas c’est la faute à la société. »
Regarder ce qui se fait ailleurs ne serait pourtant pas du luxe.
Pour moi l’école primaire idéale est une école dont le directeur recrute les instituteurs en fonction d’un projet « pédagogique » clair et un objectif de qualité. Il est normal de lui
imposer un certain nombre d’heures de français et de calcul, ainsi que de l’histoire-géo-éducation civique, et des sciences de la vie et de la terre. Tout le reste est de son ressort. Pourquoi
lui imposer les mercredis libres ? A lui de voir avec les parents d’élèves ! L’emploi du temps aussi est de son ressort. Quant à la carte scolaire, elle ne doit marcher que dans un
sens : l’école doit donner priorité aux enfants du quartier et à ceux qui ont déjà des frères et sœurs sur place. Les autres élèves elle les prendra si leurs objectifs correspondent aux
siens. Un chèque éducation fourni aux élèves sous forme de coupon leur permettra de choisir leur école. Le nombre d’élèves par classe dépend fortement de l’homogénéité et de la qualité des
classes. C’est à l’école de voir en fonction de son environnement.
Reste le problème crucial des activités extra-scolaires, qui seraient chamboulées si les enfants allaient à l’école le mercredi matin, et là peut-être les associations de parents d’élève
seraient-elles mieux inspirées si, au lieu de faire de la politique du café du commerce, elles tentaient de discuter avec les catéchistes, les conservatoires et autres associations sportives de
quartier pour trouver des horaires adéquats, et essayaient d’aider les parents à organiser les transferts après l’école ou le mercredi après-midi.
Et de grâce, qu’on cesse de déconnecter les vacances de printemps du week-end de Pâques, c’est un vrai casse-tête pour les parents qui ont de la famille en province ou à l’étranger (tout le monde
est en vacances autour de Pâques en Europe sauf un tiers des petits Français) et n’arrivent jamais à réunir les enfants ensemble ; de même les stages sportifs dans les zones de vacances sont
souvent décalés et quand les enfants arrivent il n’y a plus rien à faire !
En conclusion : la liberté de choix pour les parents, la liberté d’organisation et d’enseignement pour les établissements, avec la seule contrainte d’un minimum d’heures sur les matières
fondamentales et un objectif de résultat national dans ces matières – moins de « petites vacances » de quinze jours (Toussaint/Février) qui bloquent le pays un tiers de l’année, et un
peu de bonne volonté de la part des organismes extérieurs (sport, loisirs culturels…) pour s’adapter aux nouveaux emplois du temps.
L'un de mes amis m'envoie un "Coup de gueule d'un ingénieur responsable EDF concernant le 20 h sur TF1". Bien que ce texte contienne un certain nombre d'approximations - voire de bêtises comme le
classement du silicium en "métaux lourds" - la plupart des informations est vraie. Evidemment je ne peux pas vérifier que des éoliennes soient "forcées" au moteur pour démontrer qu'elles tournent
sans vent. Si c'est vrai, c'est grave! Néanmoins j'ai vu récemment du côté de Chartres, le long de l'autoroute où s'aligne un grand parc d'éoliennes, par un jour sans vent, tourner trois
éoliennes au total, et pas dans le même sens! Je me suis évidemment posé des questions. Autre approximation : les biocarburants, où l'auteur de ces lignes a tendance à voir tout noir ce qui n'est
pour le moment que gris (assez foncé, je l'admets). Quant aux vertus parfaites de l'hydroélectricité et du nucléaire, on pourrait en faire des romans... Mais comme il le dit parfaitement, si on
veut de l'énergie il faut bien en trouver quelque part. Faire des économies si on peut c'est très bien, revenir aux cavernes, ce n'est pas forcément intelligent!
Je vous livre le texte tel quel :
Un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d'énergie. Nous prenant pour des débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les
veilleuses de nos appareils électriques, nous pouvions économiser 15% de notre consommation. Faux, nous économiserions alors 2 à 3%. Le même nous a expliqué qu'en remplaçant nos lampes
traditionnelles par des lampes à économie d'énergie, nous pouvions économiser 30 à 35% d'énergie. Faux c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser. Il est évident que si la maison est équipée
comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo, micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car par rapport à la consommation de tous
ces équipements celle des lampes est 'peanut'.
Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 ( quelle chaîne instructive) a pris le relais et fait le total des économies pouvant être réalisées selon ces critères éclairés : 15
% sur les veilleuses + 35% sur les lampes = 50% d'économie d'énergie !..Elle n'est pas allé jusqu'à le dire, mais nous qui sommes particulièrement débiles, Avons deviné que demain, si nous
suivions scrupuleusement ces instructions, on pouvait arrêter la moitié des centrales électriques !..Nous avons failli mourir idiots, mais pourquoi ne nous a-t-on pas expliqué tout ça avant !.
Pour continuer dans la débilité profonde, la TF1 girl's nous a ensuite précisé que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité
'verte', en illustrant son propos d'une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière Là, j'ai failli chercher une arme, car on n'avait encore jamais vu un niveau de
désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale. En effet, pour produire ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement classique sans chauffage
électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 € Calculez le retour sur investissement. Dans le chapitre c'est bon pour la planète, il
convient d'ajouter que les panneaux solaires, on ne sait qu'en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants . Ne
croyez surtout pas que je sois contre les économies d'énergies, Je suis à 100% pour, quand elles sont réalistes, mais de grâce pas d'intoxication de ce type en pleine heure d'écoute, ça frise
l'indécence ou la malveillance. Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine-Maritime ? . C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment
sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 kms de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur. Chaque éolienne à une puissance maxi de 2
mégawatts... quand le vent souffle fort. Ce n'est pas grand-chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il
fait très froid. Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de la racheter
(et cher).
Mais revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ? Que nenni, du vent il n y en a pas depuis
plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi. Mais alors, s'il n'y a pas de vent
comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ? La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en
cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, que de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu' il fait
- 4 degrés, Alors, tout simplement, on en fait tourner une ...en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant!) Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit
de l'énergie. Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo c'est bon pour la planète, parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que
ceux qui donnent des conseils sont, en plus d'être malhonnêtes ou incompétents, les plus dangereux. L'électricité dite propre sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin,
à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne pas notre confort, ça n'existe pas, mises à part les centrales hydro. Dans 20, 30 ou 50 ans peut être....Dans mon entourage, je ne connais personne
qui lave du linge propre, Ou qui met en route son lave vaisselle vide.. Alors il est grand temps que les médias et leurs gilets à rayures serviles qui nous desservent, arrêtent de nous prendre
pour des demeurés, avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route. Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu l'innocente Evelyne Délias,
nous dire, après sa page météo, qu il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du
carburant et c'est pas bon pour la planète. Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidissement
du moteur et cette eau chaude, il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le radiateur du
chauffage de l'habitacle, sinon c'est la mort du moteur ! Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en consommant
de l'électricité pour tourner! Et ça ...c'est pas bon pour la planète par contre! On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants Verts alors que s'engager dans cette
voie, est un désastre écologique et humain à brève échéance : flairant l'aubaine, des forêts entières sont remplacées par des cultures destinées à l alimentation humaine destinées en fait à
la production de carburant vert. De grands groupes Agroalimentaires, défrichent en ce moment ( 50% de la production de maïs des USA aura été détourné cette année pour cette production, d'ou
la famine au Mexique, premier acheteur de ce maïs ) Vous doutiez vous de cet effet pervers du biocarburant? Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations déjà rien que d'y penser. Surtout,
surtout, je vous en prie ... INFORMEZ-VOUS
Après mon coup de gueule sur les nouveaux prélèvements, j'aimerais tout de même revenir sérieusement sur la proposition de Martin Hirsch, qui n'est pas totalement idiote.
Le RMI est une trappe à pauvreté, cela nous le savons depuis longtemps. Une fois qu'on y est, on y reste. Le nombre de "bénéficiaires" a explosé depuis sa création. Or il faut bien admettre que -
comme le fonds de solidarité vieillesse - cette "largesse" étatique qui coûte une fortune au contribuable ne permet pas de vivre décemment, loin de là.
Un RMiste ne peut en aucun cas payer un loyer : il lui faut donc une aide au logement.
Un RMiste ne peut payer d'études à ses enfants : il lui faut une aide pour la rentrée scolaire, une aide pour laire garder les plus jeunes (crèche) s'il recherche activement un emploi, une aide
pour les soins car il ne peut pas payer de mutuelle santé...
Mais surtout : Un RMiste n'a pas le droit de travailler, même à temps partiel.
Donc s'il veut survivre il ne lui reste que la solution du travail au noir (j'exclus évidemment la délinquance qui n'est pas dans les moeurs de tout le monde) ou la mendicité.
Martin Hirsch ne fait donc que prendre cet élément en compte et propose ce que je dis depuis toujours : il faut laisser les RMistes travailler et faire en sorte qu'ils gagnent toujours plus en
travaillant qu'en restant à la maison! Une suppression progressive du RMI jusqu'à ce que la personne arrive un peu en deça du SMIC (puisque SMIC il y a ) est la seule solution.
Malheureusement les ministres ont une manie : ils ne savent pas faire simple! Ce qui devrait être une mesure facile à prendre - nous ne manquons pas de brillants polytechniciens pour écrire une
équation de diminution du RMI en fonction des revenus déclarés - est devenu une usine à gaz impliquant du personnel pour calculer , accompagner et contrôler. Une mesure qui aurait dû
s'autofinancer devient une mesure coûteuse.
Pourquoi doit-elle s'autofinancer? Tout simplement parce que toute diminution du RMI diminue la charge de l'état donc du contribuable. Dans un cas c'est le RMI complet jusqu'à l'âge de la
retraite puis le fonds de solidarité, dans l'autre cas c'est un RMI partiel jusqu'à ce que la personne s'en sorte seule. Cela peut être très variable selon les gens, mais même s'il faut assister
à vie tous les RMistes actuels pour moins cher qu'aujourd'hui, où est le problème?
Encore que parmi les "bénéficiaires" il y a sans doute un peu de ménage à faire, ce qui serait sûrement une économie plus substantielle qu'on ne le dit. Mais nous admettrons ici que tous les
RMistes sont réellement soit des Français soit des immigrés en situation régulière ayant perdu leur emploi et épuisé leurs droits d'allocation chômage, et que les enfants qu'ils déclarent ne sont
pas ceux de la 2e ou 3e concubine!
Cette mesure profiterait certainement davantage aux nouveaux RMistes qu'aux anciens, en leur évitant de sombrer. Ceux ci ne sont pas désoeuvrés depuis assez longtemps pour avoir perdu l'habitude
de se lever le matin, de se préparer, d'aller travailler, et de supporter les contraintes sociales de la vie active. Pour les autres il est évident que des mesures d'accompagnement sont
nécessaires. Mais pourquoi ne pas profiter des économies réalisées sur le RMI de ceux qui s'en sortent, pour proposer de telles mesures, qui, elles, devront être financées?
En revanche, faire financer ce plan par les entreprises (intéressement), c'est exactement vouloir son échec. Car qui d'autre que les entreprises peut proposer du travail rémunéré à des
ex-RMistes sans peser sur les comptes publics? Si elles doivent être taxées pour ça, elles auront moins de ressources pour embaucher, et surtout, elles ne seront guère motivées, à force de vivre
dans un environnement fiscal aussi instable, et dont l'instabilité penche invariablement du mauvais côté. Quant à un financement sur le capital, c'est encore pire, car c'est un frein à
l'investissement, et un encouragement à envoyer son capital au delà de la frontière!
Me voilà de retour de vacances, bronzée, en pleine forme, et remontée à fonds...
J'étais sous le soleil, avec juste ce qu'il faut de vent, loin des gérémiades socialisto-sarkozistes, sans TV ni radio ni journaux français... Pendant trois semaines j'ai totalement ignoré ce qui
se passait en France et dans le monde trouble, et je n'ai pas du tout suivi les JO. Bref, de vraies vacances.
Pourtant je n'étais pas loin, juste de l'autre côté des Pyrénées. Dans un pays qui ne se repend pas à longueur de journée, où l'administration travaille pour les citoyens et non l'inverse (j'ai
pu le vérifier par moi-même), où l'on ne passe pas son temps à se demander comment on pourrait punir le voisin parce que sa maison est trop grande ou sa voiture trop neuve, où les immenses plages
de sable sont libres de tous parasites (méduses et plagistes) et les parkings gratuits, parce qu'il est dans l'intérêt des commerçants locaux que le touriste prenne son temps pour visiter les
boutiques, s'attarde au restaurant ou au café, plutôt que de surveiller son horodateur...
Hier soir je suis rentrée en France. Juste pour me donner un avant-goût du retour au pays, dès la frontière une queue interminable s'était formée parce qu'au lieu de 3 voies de circulation, les
douaniers français n'en avaient ouvert qu'une. Peut-être ont-ils eu des restrictions budgétaires et n'avaient pas assez de "journal de Mickey" à lire pour tous les 3 ce qui les obligeait à
n'occuper qu'une guérite?
RAS jusqu'en région parisienne bien que j'ai dû lutter contre le sommeil à force de me traîner entre deux radars. J'étais épuisée de rester le nez sur le compteur tout en surveillant la route et
les autres automobilistes se dépassant interminablement le nez eux-aussi sur le compteur. 900 km dans ces conditions ça use, et pas seulement les pneus!
Et voilà qu'en approchant de Paris l'autoroute est carrément bloquée. J'en profite pour allumer mon auto-radio. Aussi sec la nouvelle du jour : une nouvelle taxe à l'étude sur le foncier...
Bienvenue en Sarkozie! Il s'avère ce matin que ce sera une taxe de 1% sur le capital, ce qui ne vaut pas mieux.
Ce matin réveil en fanfare : et hop! 5% demandés aux entrepreneurs pour financer la sécu! Rien que ça! Une taxe sur la participation alors que Notre Saigneur (NS - c'est ça que ça veut dire je
pense) venait de proposer aux entreprises des crédits d'impôts pour favoriser la dite participation... Ubu est roi de France!
Cerise sur le gâteau : un malus sur les grosses TV.
3 taxes en 24 heures! Un record!
Me voilà donc obligée de rappeler à NS que le président des Français est censé être à leur service et non se servir d'eux.
Que NS soit inculte et qu'il ait un goût de chiottes, je m'en fiche d'autant plus que sa concurrente à la présidentielle était carrément analphabète. Lui au moins il arrive à lire Mickey,
d'ailleurs il l'a prouvé en allant en voyage de pré-noces à Disneyland Paris.
Que NS préfère le caviar aux lentilles je ne le lui repproche pas : moi aussi. A condition que je ne m'en prive pas pour lui en payer à lui!
Qu'il soit mal élevé et emploie un langage ordurier en public, après tout c'est dans l'air du temps, ça fait moderne.
Mais nous l'avons élu pour redresser la France, donc engager des réformes structurelles, pas pour l'achever, la piller à coups de taxes, pas pour ruiner les quelques Français encore debout,
pas pour se pavaner à nos frais ni accepter des cadeaux de milliardaires qui ne sont jamais vraiment des cadeaux mais bien des "donnant-donnant" (on ne me fera jamais croire le
contraire).
Il se comporte en sale gosse. Autrefois les sales gosses prenaient des coups de pied au cul. Il ne perd rien pour attendre : plus c'est long et plus ça fera mal!
Une réforme de la sécu plus loin nous en sommes toujours aux mêmes recettes éculées : pas de comptabilité sérieuse, pas de changement dans la gestion, mais toujours plus de cotisations, de taxes,
de non--remboursements, de pinaillages inefficaces laissant passer des gabegies monstrueuses : on s'attaque à la paille mais personne ne voit la poutre!
Roselyne a trouvé la solution : taxer les superprofits des mutuelles. On dirait du Ségolène pur jus. C'est aussi navrant! A ce stade elle ferait mieux de laisser les mutuelles remplacer carrément
la sécu, ça marcherait mieux et il y aurait moins de gaspillage.
Mais il y a pire : les entreprises aussi seront mises à contribution par une surtaxe de la branche accidents du travail et maladies professionnelle, déjà lourde dans certains secteurs.
Et comme personne ne doit être en reste il faut aussi taxer les salariés en leur piquant la seule chose qui jusque là était préservée : une taxe sur la participation. Bien la peine que notre
"libéralissime" parle de travailler plus pour gagner plus et propose la participation pour tous. C'est pour mieux nous plumer. Le vrai slogan devrait être : "travailler plus pour payer plus".
Ajoutons à cette frénésie taxivore la préparation d'une augmentation des cotisations retraite (qui ne touche évidemment pas les régimes spéciaux) : ce sera la cerise empoisonnée sur le gateau à
la crème tournée.
La sécu a prévu pour 2009 un déficit de 6,9 milliards d'euros. Evidemment aucune remise en cause de la gestion, aucune réforme de l'hôpital, aucune vélléité de supprimer le CMU et ses monstrueux
abus, aucune initiative allant dans le sens de la concurrence entre les caisses (ne parlons pas de laisser le choix de prendre des mutuelles ou des assurances privées), n'est à l'ordre du jour.
Nous ne savons même pas ce que la CMU nous coûte, sauf qu'elle a de plus en plus de bénéficiaires (de quoi se réjouir? Ou une preuve que de moins en moins de gens ont les moyens de se soigner par
la voie normale? Ou aussi la preuve que radio-trottoir fonctionne très bien et que tous les miséreux de la planète viennent se faire soigner à nos frais et envoient des médicaments à l'oeil au
pays?). Pour info nos amis de l'IFRAP estiment à 6 milliards le trou provoqué par cette imbécillité Aubryesque.
Côté retraite même refrain : qu'est ce qu'on attend pour autoriser les fonds de pension? Il faudra 20 ans pour sortir de la répartition? Et alors? Raison de plus pour commencer tout de suite. Un
système mixte, ce serait d'ailleurs pas si mal.
Mais je m'égosille pour rien, radio Elysée est en panne et n'entends que le mot taxe. Tu parles d'une politique de rupture!
Michel de Poncins nous gratifie d'une belle analyse sur la fameuse
réforme constitutionnelle votée à une fois près grâce à... Jacq Lang. Son article est à peine trop négatif : il y a au moins une bonne chose dans cette réforme, c'est le rôle accru du parlement
sur le contrôle des dépenses publiques. Mais quand nous voyons comment se comportent nos députés - soi-disant représentants du peuple - en votant comme des bénis-oui-oui, on se demande à quoi
servira ce contrôle et s'ils oseront jamais contredire le gouvernement. Quand un Lionel Lucca vous sort froidement qu'il vote oui à une réforme qui lui déplaît parce que la gauche vote non, j'ai
envie d'ajouter "na!". Comme en maternelle. La gauche ne vaut pas mieux qui vote contre comme un seul homme, sauf Lang - qui a présidé la commission et ne peut pas se contredire - et que ses
copains d'hémicycle ont envie d'envoyer au bûcher. En revanche d'un côté comme de l'autre, les arguments intelligents, je les attends encore. Je ne sais pas s'ils ont convaincu les Français, mais
moi non! Pourtant une nouvelle constitution ne serait pas du luxe.
Voici le texte de Michel de Poncins :
L’INSTABILITE CONSTITUTIONNELLE
Quel que soit l'objectivité et l’indulgence avec laquelle l'on veut juger le récent vote du changement
constitutionnel, les mots négatifs manquent pour qualifier l’événement.
La quatrième république était jugée sévèrement pour son instabilité gouvernementale ; la cinquième est
frappée du pire, puisque c'est l’instabilité constitutionnelle. Le récent changement, avec 47 articles modifiés, est le 24e et ce n'est pas fini : il nous est annoncé pour
très bientôt, une modification dans le préambule. Imaginer un préambule à une constitution est déjà en soi placer des bombes juridiques ; le fait que Madame Veil joue un rôle dans la future
manipulation en préparation de ce préambule n’augure rien de bon.
Le Sarkosisme est semé d'illusionnisme. Ayant tous les pouvoirs
sans nécessité d’un changement constitutionnel, le Président pouvait et devait faire rapidement la rupture et remettre le pays en ordre. Ne le voulant pas, il agit commme un
illusionniste créant des stratagèmes pour détouner l’attention des vrais problèmes : à qui fera-t-on croire que le changement constitutionnel
puisse remplir le panier de la ménagère ?
L’instabilité juridique est une cause majeure de la dégradation de l'économie et par voie de conséquence
de la diminution du pouvoir d'achat, préoccupation légitime des Français. L’instabilité constitutionnelle est un facteur aggravant puisqu’elle se situe au sommet de l'édifice ; pour
information, le nouveau texte ne sera pas applicable en totalité tout de suite : des lois seront nécessaires avec toutes les incertitudes prolongées.
Dans le nouveau texte, se trouvent un certain nombre de chimères comme par exemple la parité hommes
femmes ; cette chimère est particulièrement redoutable car elle repose sur l’idéologie égalitaire, idéologie très dévastatrice pour l'économie.
Une seule innovation aurait été intéressante, à savoir l’interdiction absolue et généralisée des cumuls
de mandats politiques quels qu’ils soient. Elle fut écartée, car qui oserait toucher à la richesse personnelle des élus de tous niveaux ?
Enfin pour couronner la tragi-comédie, notons que le vote fut obtenu à une voix de majorité, ce qui
rappelle de tristes souvenirs dont le vote de la mort du roi Louis XVI.
La presse dit benoîtement qu’un progrès démocratique a eu lieu. Or, cette même presse a avoué sans
aucune honte ni scrupule la façon dont les voix nécessaires ont été achetées soit dans la douceur, soit dans la brutalité. Les moyens de l’Etat au plus haut niveau ont été utilisés sans
scrupule ; la promesse de fonnctions prestigieuses a été formulée. Dans le livre « la démocratie où le rêve en morceaux », j'ai montré en détail comment les démocraties
les plus prétentieuses reposaient sur de l'achat et de la revente de voix : nous y sommes effectivement.
Un grand journal de la fausse droite, dont l’objectif essentiel est la vente des avions, se distingue
toujours dans la flagornerie. Il a loué l’adresse et l’hyper activité du sommet en vue de « retourner » les députés et sénateurs récalcitrants : c’était, selon le
journal, du véritable génie. En fait, ces compliments soulignent seulement l’art de manipuler la corruption démocratique.
C’est sans doute cela le fameux « progrès démocratique ».
20 Universités ont été retenues pour tester la nouvelle réforme :
Les universités sont les suivantes: Aix-Marseille II, Cergy-Pontoise, Clermont-Ferrand I, Corte, Limoges, Lyon I, Marne-la-Vallée, Montpellier I, Mulhouse, Nancy I, Paris V, VI et VII, La
Rochelle, Saint-Etienne, Strasbourg I, II et III, Toulouse I et Troyes.
Ces facultés auront une autonomie accrue tant le recrutement des professeurs et la gestion de leurs ressources. Afin de faire face aux dépenses engagées en remplacement de l'intervention de
l'état, 250.000 euros leur sont versés.
D'autre part des fondations privées en partenariat avec des entreprises pourront voir le jour. Deux sont déjà en route à Clermont (Michelin) et Lyon I (Mérieux).
Une réforme dont les libéraux ne peuvent que se réjouir. Les universités seront-elles libres de sélectionner les étudiants? Jusqu'ici l'information ne nous est pas donnée. En tout cas cela va
dans le bon sens. Les bonnes nouvelles sont si rares...
L'homme politique de la semaine : jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche
d'honneur.
Le nullard de la semaine :
Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !
1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS -
entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr
8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur : www.paris-liberal.fr
18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.
19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.
8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr
19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier". www.paris-liberal.fr