Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 08:59
AFP - Dimanche 8 juin, 22h06

PARIS (AFP) - Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, a appelé à "taxer" davantage les dirigeants du groupe pétrolier français Total qui "se goinfrent" alors que les cours du brut explosent."Total, ce n'est pas possible qu'ils se goinfrent" ainsi et "qu'ils gagnent à ce point de l'argent sur une crise terrible" sans que "d'une certaine manière on ne les taxe pas plus", a lancé M. Delanoë tout en affirmant avoir "beaucoup de respect pour les dirigeants" de cette entreprise.

"Ils gagnent très bien leur vie et de mieux en mieux, surtout en ce moment", a insisté le maire de Paris qui "croit normal", même s'il faudrait les "forcer un peu", d'être "beaucoup plus offensif dans la redistribution" des plus-values, notamment de cette société, premier distributeur de carburant en France.

"Il y a vraiment des prélèvements fiscaux à faire sur Total et pas que sur Total d'ailleurs", a-t-il estimé, faisant valoir d'une manière générale que ces prélèvements étaient "l'un des instruments majeurs de la redistribution et de la justice sociale".

Hé oui, Delanoë le libéral montre ses limites. Dans le libéralisme point trop n'en faut! Total est pointé du doigt, oh le vilain méchant pétrolier qui gagne des sous! Sachant que les super-profits de Total sont réalisés à l'étranger il ne sera pas très difficile à notre super-boîte nationale de les faire évaporer si le fisc français est trop gourmand. En revanche les milliers d'autres entreprises exportatrices dont nous avons tant besoin vu l'état de notre balance commerciale risquent de payer la folie fiscale socialiste si un tel personnage devenait chef de notre pauvre état.

Précisons d'ailleurs que Monsieur Delanoë, qui n'est riche que de l'argent des autres, veut supprimer le bouclier fiscal. Pour lui il est normal quand on est très riche (c'est quoi riche? A partir de combien?), de donner TOUT au fisc et de garder juste de quoi vivre (en HLM en construction). Evidemment quand on vit en permanence à l'oeil et qu'on dépense sans compter l'argent que gagne le contribuable, on n'a pas besoin d'argent.

Delanoë le libéral oublie aussi que les entreprises ont besoin de profits pour investir ET pour trouver des investisseurs  : on appelle ça des actionnaires, les sponsors ou le mécénat ça n'existe que dans le sport et les arts, et ce sont généralement des gens qui ont fait des profits en tant qu'actionnaires d'ailleurs - la boucle est bouclée. Si Delanoë veut avoir des artistes de talent à afficher dans sa bonne ville de Paris, il faut qu'il y ait des "riches" pour les aider à percer, sinon nous avons droit uniquement à la sous-culture subventionnée. Il suffit de voir les "artistes" qui se produisent dans les manifestations de la mairie de Paris pour se faire une idée de ce que peut être le mauvais goût (coûteux) quand il n'y a même pas l'humour en prime.

Revenons aux investissements : sans profit il est impossible de les faire. Or par les temps qui courent s'il y a des entreprises qui ont intérêt à investir pour renouveler les sources d'énergie, ce sont bien les pétroliers. Si en revanche ils ne le font pas et préfèrent que les profits alimentent les poches des dirigeants, cela les regarde, mais le jour où ils se feront bouffer par plus gros qu'eux, personne ne se demandera pourquoi. C'est ça la loi du marché! Si d'aventure l'état raflait les "super-profits", il ne faudrait pas longtemps à Total pour disparaître de la scène, à moins de les renationaliser et de se retrouver avec des pertes colossales à éponger, engouffrées dans la recherche d'avions renifleurs!

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /2008 20:37

200 millions de baguettes en bois par jour : c'est la consommation moyenne du Japon. Pour la Chine je n'ai pas le chiffre mais ce doit être faramineux.
Japonais et Chinois utilisent des baguettes jetables, ce qui entraîne une déforestation éhontée.
Ce n'est pas bon pour le climat!

Outre le fait que les arbres en poussant absorbent du CO2, ils servent aussi de coupe-vent et maintiennent un taux d'humidité dans le sol, limitent les inondations, et stabilisent les sols... C'est en partie - dit-on - parce que les mangroves de Birmanie ont été rasées pour faire des cultures que le dernier cyclone a été aussi ravageur.

Le gouvernement japonais a donc décidé de recycler ces baguettes en biocarburant. On coupera toujours autant d'arbres mais pas deux fois plus! C'est déjà ça.

Le gouvernement chinois a choisi une méthode plus proche de la mentalité française. Ils n'ont pas l'ENA mais ils n'en ont pas besoin, le communisme suffit : ils taxent de 5% les baguettes. Je ne crois pas que cela influera beaucoup sur le comportement des citoyens, car 5% sur pas grand chose c'est toujours pas grand chose. Au mieux, les vraiment plus pauvres se serviront plusieurs fois de leurs baguettes. Au mépris des règles les plus élémentaires de l'hygiène.

Les Coréens du Sud, eux, ont une solution bien plus efficace et bien plus écologique : des baguettes en plastique ou en inox (hé oui le bon vieux pétrole, dont on oublie qu'il est aussi naturel que le bois et le blé - c'est sa transformation qui n'est pas naturelle, mais je regrette de dire que celle des "bio"carburants ne l'est pas plus -permet de faire des baguettes indestructibles). Il faut de l'énergie pour faire de l'inox et du pétrole pour faire des plastiques, mais ne faut-il pas d'énergie pour faire tourner une scierie?

Les Chinois s'intéressent à cette solution mais estiment que le niveau d'hygiène en Chine est encore trop précaire.

Finalement ce qu'il y a de plus écolo c'est de manger avec les doigts, mais c'est sale!

Par Christiane Chavane - Publié dans : Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 17:42

URGENT

Pour ceux qui ne l'ont pas encore fait il ne reste qu'une journée pour aller à la Mairie du 12e et déposer vos arguments sur le registre de l'enquête.

Je préviens : la préposée mord! Il faut se faire annoncer à l'accueil et insister pour qu'elle donne le registre, sinon vous n'avez que le dossier à consulter.

Samedi 7 de 9H à 12 H vous pouvez rencontrer l'enquêteur.

Je rappelle quelques arguments :

- amélioration par rapport au PC : le tram gagne 2 km/h mais marque moins d'arrêts (donc vous allez marcher davantage entre deux stations), et il est tout aussi tributaire que le bus de la circulation qui ne va pas s'améliorer. D'autant plus que non seulement le nombre de files sera réduit de 2 à 1 mais le tunnel de la porte de Charenton va disparaître.

- plus de ruptures de charges : faux : il en est déjà prévu une Porte de Vincennes parce qu'il est impossible de faire la jonction entre Soult et Davout.

- on protège les commerces. Faux : déjà quels sont ceux qui survivront aux travaux? Certains sont même priés de fermer boutique sans indemnités et de supprimer tout ce qui dépasse sur le trottoir à leurs frais (alors qu'ils ont une autorisation) parce que la piste cyclable doit passer là. Sans compter que depuis 2 ans il leur est interdit de vendre la boutique. Autrement dit elles ne valent plus rien. Si certains comptaient vendre leur fonds de commerce pour jouir d'une retraite méritée, ils n'ont plus que les yeux pour pleurer. Les socialistes aiment les pauvres, c'est pourquoi ils rendent tout le monde pauvre! Sauf eux!
Il est question de décaler le marché Poniatowski sur l'avenue Daumesnil. Déjà qu'avec la piste cyclable elle est tout le temps bouchée, ça va être joyeux!

- c'est écologique : le rapport Prud'homme montre que la pollution a augmenté à Paris avec la politique des khmers verts. De plus tous les platanes des maréchaux vont être coupés pour installer une piste cyclable sur le trottoir. Victimes certaines : les piétons.

Actuellement des travaux sont en cours, avant la fin de l'enquête (tiens tiens?) boulevard Soult. Ils ne disent pas que c'est la préparation du chantier : il est juste indiqué que l'on fait des injections dans le sol pour le renforcer. Bizarre, non?

Si l'on avait bien voulu étudier le trajet petite ceinture, où un tram sans rupture de charges aurait été une vraie nouvelle offre, avec une vitesse de 30 km/h de moyenne au lieu de 16, sans feux rouges et sans danger pour les piétons, avec possibilité de prendre les vélos (ce n'est pas le cas du T3), on aurait pu faire quelque chose de vraiment bien pour les Parisiens, sans construire un vrai MUR DE BERLIN autour de Paris.

Monsieur Delanoë devrait songer aux miradors et aux barbelés autour de son tramway, ce serait plus proche du modèle soviétique qu'il veut nous faire ingurgiter: les édiles en voiture avec chauffeur et la piétaille en vélo ou en petit tram lent!

Par Christiane Chavane - Publié dans : politique parisienne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /2008 20:25
Un petit divertissement musical qui vaut le détour. Après une brève mais intéressante analyse politique de Francis Lalanne invité chez Fogiel. La chanson débute à 4:40 de la vidéo.

Comme quoi il y a des chanteurs de variété qui ne mangent pas au ratelier du politiquement correct subventionné...

http://www.pron0x-tv.com/article-19984473.html

Encore un qui a toute sa place au PLD.

 
Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 10:42

Avec la réforme de la constitution qui sera bientôt débattue au Parlement le serpent de mer de la démocratie participative resurgit.

Quand nous parlons de réforme de la constitution il s'agit évidemment d'un énième replâtrage : ce qu'on appelle "faire du neuf avec du vieux".

Le député Vanneste est un ardent défenseur de ce système et il est intéressant de lire l'interview qu'il a donné récemment sur un site internet et le débat qui s'en est suivi.

http://5-yearslater.com/index.php/2008/05/23/2338-ce-qu-il-fallait-a-la-france-pour-definitivement-sombrer

Vanneste
part d'un constat que nous avons tous fait : la démocratie a été confisquée par les apparatchiks des partis politiques dominants et subventionnés. L'état s'est immiscé dans nos vies privées et n'est pas près d'en sortir. Le citoyen n'a plus la main, il n'a pratiquement plus de libre-arbitre et nous sommes soumis au fait des princes.

C'est un fait : nous ne pouvons choisir ni l'école de nos enfants, ni l'hôpital où nous faire soigner, le nom de notre médecin est gravé dans le marbre, nous ne pouvons plus fumer au bar-tabac du coin, manger et boire ce que nous voulons sans nous sentir coupables, même pas vendre notre appartement sans en référer à monsieur Carrez, monsieur amiante, monsieur diagnostic énergétique, monsieur sécurité des prises de courant, monsieur risques technologiques et naturels, monsieur plomb, monsieur termites, monsieur qualité de l'air intérieur...

Donc la panacée universelle, c'est que le citoyen puisse lui-même provoquer un référendum sur un sujet qui lui tient à coeur, même localement, du type : "je voudrais une piste cyclable devant chez moi" ou pire : "la cantine de l'école de mon fils soit être hallal".

Pas une fois il ne lui viendrait à l'idée que la solution au problème n'est pas de surenchérir dans la démagogie, au risque de voir se multiplier les demandes d'associations de braillards spécialisés dans la pétition large et capables d'imposer au citoyen moyen leurs pires délires. Le danger de laisser n'importe qui proposer ce type de référendum, c'est que ces initiatives soient utilisées par les minorités les plus revendicatives, celles qui sont capables de se mobiliser pour un rien. Ajouté au principe de précaution que nous avons gravée dans notre constitution et que notre hyper-président a refusé de supprimer, nous allons droit vers une France en panne. Déjà qu'elle fait du sur-place, nous allons carrément marcher à reculons, contre le vent de la mondialisation.

Ce n'est pas avec ce genre de simagrée de démocratie que l'on rendra le pouvoir aux citoyens. C'est en prenant le problème à bras le corps : désengager l'état et les collectivités locales de ce qui n'est pas leurs oignons, ne le sera jamais, et n'aurait jamais dû l'être.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 15:41

Sidérée!

Je suis sidérée.

Habituée de la station Reuilly-Diderot, mais préférant aller à pied à mon bureau que jouer les spéléologues dans cette grotte (oui au fait, les travaux ne sont toujours pas finis, et ce qui est fait est déjà sale ou abîmé), j'ai délaissé mon passe-navigo ce mois-ci, car si je ne m'en sers pas deux fois par jour, il est moins onéreux d'acheter des tickets de temps en temps.

Or, précisément, ce matin, j'ai eu besoin d'acheter des tickets.

Les deux distributeurs étaient occupés mais il n'y avait personne au guichet. Je me suis donc adressée à la préposée qui bayait aux corneilles derrière sa vitre.

"ALLEZ AU DISTRIBUTEUR!" me fut-il répondu peu aimablement.

J'ai donc fait la queue et l'opération a pris dix minutes alors que si elle m'avait servi il y en avait pour trente secondes. Est-ce une nouvelle règle, alors que j'en ai acheté il y a 15 jours à Michel Bizot? Comment fait-on quand on n'a ni carte de crédit ni la monnaie adéquate?

Aimable pour aimable, en partant je me suis arrêtée de nouveau au guichet et j'ai demandé :

"-Mais alors, à quoi servez-vous?
- Mais à rien, évidemment!
- c'est bien ce qu'il me semblait, je voulais juste confirmer"

Et voilà : vive la RATP! Le contribuable paie une dame pour se tourner les pouces à un guichet.

Au fonds, cette dame, je la plains. Ce ne doit pas être drôle de faire de la présence dans cet espace réduit en sous-sol, juste pour dire aux gens d'aller au distributeur avec en prime la certitude de se faire rabrouer. Etonnons-nous qu'ensuite ils aient envie de faire grève. Tant qu'à jouer au piquet, autant en profiter pour pousser des revendications, et puis au moins quand on défile dans la rue avec les camarades, on est occupé.

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 13:00

Un grand d'Holliwood s'est éteint il y a deux jours. Sidney Pollack avait réalisé de grands films. Il avait collectionné les Oscars, depuis "On achève bien les Chevaux". Il excella dans des genres aussi divers que variés, comme Jeremiah Johnson, Les trois jours du Condor, Tootsie, Out of Africa ou la Firme.

Curieuse coïncidence qu'il ait succombé le jour où le Festival de Cannes attribuait la Palme d'Or à un film d'amateur - dont j'ai visionné un extrait sur yahoo - qui pour moi n'est pas du cinéma mais au maximum de la téléréalité sur grand écran. Primer ce pauvre long-métrage (hélas long) à la gloire de la médiocrité et de la mauvaise éducation - donc de notre école publique - a peut-être été le coup fatal pour ce grand cinéaste.

Enfin, le jury trié sur le volet du Festival de Cannes a plus de culture cinématographique que moi et doit savoir ce qu'il fait. Des dégoûts et des couleurs, on ne discute pas!

Nous verrons si ce chef-d'oeuvre authentifié fait le plein dans les salles obscures.

Pour ce qui me concerne j'irai plutôt voir le dernier Spielberg, considérant que le cinéma n'est pas fait pour me faire revivre pendant 2 heures en imaginaire ce que la réalité me montre tous les jours en mieux.

Sidney Pollack s'en est allé. Un grand professionnel du rêve nous quitte. D'autres continuent. C'est la vie.

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 12:47
Je n'ai pas grand chose à ajouter à l'analyse de Michel de Poncins.
Sauf tout de même une remarque sur le fait que les circuits de distribution "alimentaire" laissent sérieusement à désirer, car il faut tout de même avouer que le prix auquel le poisson apparaît sur les marchés n'a qu'un lointain rapport avec celui auquel les pêcheurs le bradent dans les criées. Le socialisme y est aussi pour quelque chose.

Quant à la rareté des poissons, nous avons plusieurs fois évoqué le problème de quotas imposés sans négociations avec les pêcheurs. La violence de la méthode est aussi un avatar du socialisme. Un système injuste entraîne en plus un besoin de tricher, et celui qui ne triche pas ne peut pas s'en tirer. Mais un autre phénomène est l'avatar de l'écologisme : des espèces surprotégées deviennent d'insupportables prédateurs pour la faune marine : citons les requins, les phoques, les cormorans, qui prolifèrent et dont la protection n'a pas été revue à la baisse pour autant.

LES MARINS PECHEURS
>
> De nouveau les marins-pêcheurs sont en colère et de nouveau le gouvernement se précipite pour éteindre un incendie dont il est directement responsable pour sêtre enfermé dans un immobilisme évident, bien que masqué adroitement sous une agitation permanente et confuse. Tout le monde a peut-être oublié qu'en novembre 2007,
> c'est-à-dire il y a peu de mois, une grève de ces mêmes marins-pêcheurs avait déjà eu lieu.

> Ces marins-pêcheurs pour obtenir satisfaction ont bloqué des ports de l'Atlantique à la Manche et également des dépôts pétroliers. Donc le 21 mai le gouvernement a promis 110 millions d'euros pour compenser la flambée du gazole et certains marins ont levé le blocus et repris la mer.
>
> Une usine à gaz a été montée à la hâte pour répondre partiellement aux problèmes, usine à gaz provisoire destinée à être remplacée par une autre usine à gaz, selon un rite immuable. Le gouvernement a prévu aussi une aide de 22 millions pour soutenir les entreprises de pêche à se moderniser. Il est clair quen les arrosant dargent volé par la force fiscale aux autres, on créera du chômage ailleurs.
>
> Le point nouveau dans les luttes sociales est que maintenant les routiers donnent la main aux marins pêcheurs, avec des revendications différentes. Des producteurs de porc les ont aussi soutenus. Quant aux médecins libéraux, ils demandent de leur coté des mesures durgence.
>
> Au même moment les défilés continuent pour défendre les retraites. Les manifestants ne savent pas où ils en sont ; on a entendu à la radio un retraité de 73 ans se plaindre à juste titre de sa faible retraite ; il allait pourtant défiler pour empêcher les gens de travailler plus alors que, si faible que soit sa retraite, elle lui est versée précisément par les personnes au travail ! Comprenne qui pourra.
>
> Le 23 mai, la colère a repris avec blocage des raffineries, opérations escargots, saccages dentrepots de poissons et occupation de la préfecture du Finistère. Aujourdhui, personne ne sait si le mouvement va sarrêter.
>
> Il est tout à fait injuste de soutenir les marins-pêcheurs car pourquoi ne pas soutenir les taxis, ou les particuliers qui souffrent également de la hausse du prix de l'essence pour se rendre à leur travail, à leurs occupations ou à leurs loisirs.
>
> Ce que personne ne sait où le veut dire, le voici : les marins-pêcheurs, les taxis, les particuliers ne sont pas victimes du prix du pétrole mais simplement du socialisme que le gouvernement, loin de détruire, ne cesse de développer à grande vitesse. Il la fait progresser en France dune façon marquante en quelques mois avec les calamités habituelles, comme la création de nouveau impôts, dont certains sur le poisson, la poursuite des dépenses et lendettement en folie.
>
> Cela dure depuis plusieurs décennies ; il s'agit évidemment aussi bien du socialisme de Monsieur Giscard d'Estaing que de celui de Monsieur Mitterand, de Monsieur Chirac et, à présent, de Monsieur Sarkozy.
>
> Le socialisme, en effet les a écrasés d'impôts et de charges sociales diverses sans aucun avantage pour eux. De ce fait, ils n'ont pas pu s'enrichir et capitaliser comme ils auraient pu le faire étant donné leur talents et les énormes ressources poissonnières, de la France. Lorsque lon capitalise librement, on accumule les ressources  nécessaires pour faire face aux divers aléas de son métier, tel qu'il est. Dans leur métier le pétrole joue un rôle important et, normalement enrichis, ils auraient eu les réserves nécessaires pour imaginer eux-mêmes et mettre en oeuvre des systèmes pour échapper aux conséquences de la volatilité inévitable de leur poste de dépense  principal.
>
> Les voici paralysés devant l'ouragan et tendant la sébille vers lEtat. Le Président de la République a déclaré publiquement en 2007 que le gouvernement les aiderait à moderniser leurs flottes en vue de moins consommer de pétrole ; cette modernisation devrait, dans une société libre, relever du domaine totalement privé, les professionnels pouvant décider seuls.
>
> Une nouvelle fois, le socialisme montre son visage négatif. Empêchant l'ensemble du peuple de s'enrichir légitimement, c'est-à-dire de capitaliser, il creuse sous les pas de tous de multiples calamités et chacun ensuite se retourne contre l'État pour obtenir la correction de ces calamités créées par l'État lui-même. Les tonnes dargent déversées le sont en pure perte et créent dautres calamités ailleurs.
>
> Bien entendu les réglementations étatiques sajoutent aux impôts et charges pour détruire tous les métiers. Un journaliste a écrit : « si l'on ne réglemente pas la pêche du thon rouge, il ny aura plus bientôt de thon rouge ». Et alors ? Cest bien avouer dire que dans le système étatiste, il ny jamais de salut. Les ressources de la mer sont immenses et Dieu a créé plus despèces de poissons quil nen faut. Simplement il faut laisser chacun se gérer et gérer son avenir dans le cadre du marché et des organisations professionnelles.
>
> Le pouvoir avait le devoir et la possibilité de réaliser en juillet 2007 la rupture avec le socialisme. Sil lavait fait, lensemble de la nation en aurait reçu les effets bienfaisants dès lautomne 2007. Des problèmes auraient commencer à se résoudre et le gouvernement lui-même aurait dégagé des masses de manoeuvre.
>
> A la place nous entendons les responsables du plus haut niveau pleurnicher sur les caisses vides et, les larmes à peine séchées, courir le monde pour les vider encore plus… .
>
> Michel de Poncins
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 09:06

Est-ce compatible?

Tout dépend de ce qu'on entend par socialisme, évidemment. Si nous prenons exemple sur des gens comme Tony Blair, qui sont des socialistes pragmatiques attachés à l'économie de marché, oui, on peut dire que c'est compatible. Mais la version Delanoë est plus douteuse. Le chantre des préemptions d'immeubles occupés pour faire croire qu'il construit des logements sociaux, le subventionneur de faux artistes qui n'intéressent personne au nom de l'exception culturelle, l'homme qui a décidé de remunicipaliser l'eau de Paris et qui nous impose une vision des transports en commun digne de Moscou ne peut pas sérieusement se dire libéral.

Ségolène Royal, elle, en est toujours au libéralisme assimilé à capitalisme sauvage.

Pour moi ce qui est sauvage c'est la façon dont l'état spolie les Français au plan économique pour remplir un tonneau des Danaïdes, et au plan sociétal, en confiscant tous les pouvoirs, y compris ceux qui relèvent de la sphère privée, comme par exemple en leur imposant de ne plus fumer ou de manger 5 fruits et légumes par jour.

Mais pour un libéral français il est extrêmement difficile de se positionner à droite ou à gauche de l'échiquier politique.

Du simple fait que depuis 1958 elle s'est posée en opposante du gaullisme, la gauche s'est poistionnée comme le défenseur des libertés individuelles. En revanche, sur le plan économique, elle en est restée à des rêves d'égalitarisme, donc à un système de redistribution qui nivelle par le bas. Sa vision de l'économie repose sur le système industriel du XIXe siècle et les images d'Epinal : le gros patron avec son cigare qui exploite le pauvre ouvrier maigre.

La droite, quant-à elle, n'a jamais été libérale, ni au plan sociétal ni au plan économique. Elle accepte l'économie de marché, mais elle est restée elle aussi sur une vision du XIXe siècle, inverse de celle des socialistes. Les patrons de cette droite là, ce sont ceux des grandes entreprises multinationales ou d'état, gérées bien souvent par de hauts fonctionnaires. C'est ce que Ted Stanger appelle ironiquement "libéralisme planifié". Elle régule, règlemente, protège, monopolise et redistribue aussi, et pas beaucoup plus justement.

Nos partis ont économiquement deux siècles de retard!

Le libéralisme économique et le libéralisme sociétal sont indissociables : le libéral part du principe que chaque individu sait mieux que tout autre ce qui est bon pour lui et quels objectifs il lui faut atteindre. La somme des talents individuels fera un talent collectif. La liberté de choix ne se fait pas sans responsabilité : j'ai tout les droits tant que cela ne nuit à personne. Je peux fumer tant que je veux, mais l'état ne me prendra pas en charge si cela me rend malade. A moi donc de m'assurer, et d'autre part je ne dois pas enfumer mes voisins qui ont le droit de me demander des comptes si je les rend malades. Pour cela j'éviterai de fumer en leur présence, à moins qu'ils ne m'en prient parce qu'ils veulent fumer aussi.

La liberté individuelle version socialiste, par contre, ne s'accompagne jamais de la responsabilité. C'est le slogan de 68, il est interdit d'interdire, et l'angélisme qui conduit notre société à un état de non-droit : tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, CRS = SS.

Il nous faut donc inventer une voie qui ne soit ni cette gauche ringarde, ni cette droite sclérosée. C'est pour cela que le libéralisme du XXIe siècle a du mal à passer dans un pays qui raisonne au XIXe.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Vie politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 09:40

Une petite histoire qui nous vient de Nouvelle Zélande, mais qui pourrait se passer n'importe où. C'est tellement beau que je l'ai traduite en Français :

"Alors qu'il assistait récemment à un match de football, un jeune étudiant très sûr de lui prit l'initiative d'expliquer à un monsieur âgé assis à côté de lui pourquoi l'ancienne génération ne pouvait pas comprendre la nouvelle :

"Vous avez grandi dans un monde différent, un monde vraiment primitif, dit l'étudiant, assez fort pour que tous les spectateurs proches puissent entendre. Les jeunes gens d'aujourd'hui ont grandi avec la télévision, les avions, les voyages dans l'espace, l'homme qui a marché sur la lune, les vaisseaux spatiaux vers Mars. Nous avons l'énergie nucléaire, les voitures électriques et à hydrogène, les ordinateurs avec ADSL... ". Il fit une pause pour avaler une gorgée de bière.

Le vieux monsieur profita de cet arrêt dans la litanie de l'étudiant et lui dit : " Tu as raison, fiston! Nous n'avions pas toutes ces choses quand nous étions jeunes... C'est pourquoi nous les avons inventées. Maintenant, petite merde arrogante, dis-moi ce que toi, tu fais pour la prochaine génération?"

Il fut vivement applaudi."

Par Christiane Chavane - Publié dans : humour
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Besancenot qui se prend pour Spiderman.

Vie du parti

Pour plus d'info : www.lepartiliberal.fr

Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

AGENDA

1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS - entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr

8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur :
www.paris-liberal.fr

18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr

19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
www.paris-liberal.fr

Recherche

Catégories

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Profil

  • : Christiane Chavane
  • le12eliberal
  • : 01/06/1954
  • : Paris 12e

Pétitions et sondages

Contre le financement du RSA par les classes moyennes (comme toujours) : http://www.contribuables.org/les-petitions/non-a-la-taxe-pour-financer-le-rsa/#comment-41527

Sauvegarde retraite : pour que les retraites du privé ne soient plus gérées (pillées) par des fonctionnaires syndiqués signez la pétition

Pour la sauvegarde du vrai Rosé :www.coupertuelerose.com

Contre les éoliennes au Mont St Michel : http://www.sos-montsaintmichel.info

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés