Mercredi 21 mai 2008 3 21 05 2008 18:31

Communiqué de l'IFRAP


« Ils » bloquent le contrôle de la dépense publique par le Parlement


Une fois de plus, la haute fonction publique est en train de bloquer la réforme qui permettrait au Parlement de s’occuper enfin du contrôle de la dépense publique.

Ce message est pour vous demander de nous aider à réagir en envoyant un email de soutien aux députés qui ont co-signé un amendement au projet de réforme constitutionnelle, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, demandant à ce que le Parlement se dote d’un office parlementaire d’évaluation et de contrôle des politiques publiques.

Cet amendement a été déposé après que des manœuvres aient fait supprimer du texte de révision constitutionnelle la mention que le Parlement « concourt à l’évaluation des politiques publiques » et l’ai fait remplacer dans ce rôle par la Cour des comptes (article 21 du texte actuel).
Devant le tollé créé par ce camouflet, les Parlementaires ont décidé de rétablir la version initiale.

Mais ce sera une fois de plus un vœu pieux si le Parlement ne se donne pas les moyens de ce contrôle, à commencer par la création d’un groupe permanent de parlementaires devant lesquels sont interrogés les responsables des administrations en présence des médias.
Les résistances sont telles qu’elles sont parvenues à faire rejeter cet amendement par la commission des lois tout en reconnaissant, bien entendu, ses mérites…

Si vous pensez que nos parlementaires ne peuvent se laisser faire, qu’ils doivent assumer leur responsabilité du contrôle de la dépense publique, nous vous invitons à co-signer le message de soutien (grâce au lien ci-dessous) et à transférer ce mail à vos amis.

Action urgente car le vote aura lieu demain jeudi 22 mai.

LE VOTE EST REPORTE AU 26 MAI - DONC MERCI DE FAIRE CIRCULER - IL Y A DEJA 6600 VOTANTS - CONTINUONS.



 signez la pétition


Par Christiane Chavane - Publié dans : accueil
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 05 2008 13:28
Le Figaro est un journal bizarrement classé à droite, voire la droite ultra-libérale (on ne peut pas être libéral en France sans être ultra, alors qu'il n'y a pas d'ultra-communiste, d'ultra-islamiste, d'ultra-socialiste, d'ultra-gaulliste, d'ultra-étatiste ou d'ultra-souverainiste: le seul ultra que je connaisse est l'ultra-levure, pour digérer la prose de certains journalistes ultra-c...).

Le Figaro paraît tous les jours en ligne et fait un sondage d'opinion.

Le sondage d'aujourd'hui est un exemple de mauvaise foi journalistique comme on en trouve rarement.

Le Figaro fait un sondage sur l'ISF, cet impôt totalement imbécile et antiéconomique que même le dernier socialiste de la classe rose, le peu futé Zapatero, a fini par supprimer devant les dégâts qu'il causait. Un impôt qui a déjà fait fuir plus de 5000 gros contribuables, lesquels investissent et créent des emplois à l'étranger, y dépensent de l'argent - donc y font tourner l'économie - et sans doute paient des taxes. Les remarques bienvenues à ce sujet de Monsieur Marini omettent les petits contribuables qui sont allés couler leur retraite à l'étranger et ne se souviennent de la France que s'ils sont malades, les petits entrepreneurs qui s'installent en Belgique, en Espagne, en Allemagne... Ils sont bien plus nombreux qu'on ne le croit.

Le sondage vaut le coup d'oeil. Surtout ne votez pas, lisez seulement les commentaires. C'est ahurissant. Alors que 71% des sondés disent vouloir conserver l'ISF, tous les commentaires ou presque vont en sens contraire. Incompréhensible, n'est ce pas?

Pas tant que ça :
Lorsque vous entrez sur la page s'affiche la question :
- Devons-nous être les derniers à conserver cet impôt? Oui/Non
Si vous voulez le supprimer vous allez dire NON

Surprise! Le résultat du sondage s'affiche :
- A la question faut-il supprimer cet impôt 71% des Français disent NON

En fait la question du résultat est l'inverse de la question posée. On en déduit que les réponses aussi sont inversées.

Est-ce une ânerie de la part du Figaro, ou cherchent-ils à piéger le lecteur? Dans quel but?
Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Lundi 19 mai 2008 1 19 05 2008 13:42

L'UMP demande l'abrogation de la loi Aubry et que le temps de travail soit renégocié dans les entreprises et non décrété par une loi cadre.

ENFIN! Je me demandais si un jour notre majorité allait se décider à dénoncer cette loi malfaisante.

Mais avant de sauter de joie, il faudra attendre les actes.

Et savoir qui et comment sera concerné.

Le premier employeur de France, c'est l'état. Que ce soit la fonction publique d'état ou de santé ou territoriale, peu importe. Entre les fonctionnaires payés directement par l'état, ceux qui sont gérés par les collectivités locales et les services publics dont l'actionnaire principal est l'état et le patron est généralement un Grand Corps choisi par décret mnistériel, nous arrivons à plus de 6 millions de personnes. C'est même un nombre probablement très sous-estimé si l'on tient compte du personnel contractuel.

Comment l'état va t-il gérer la fin des 35 heures dans la fonction publique, là où c'est le plus indispensable, car il n'y a que dans le secteur public que les 35 heures ont réellement créé des emplois (ou plutôt des postes de présence), hélas en plombant les comptes de la nation, et en désorganisant les services. Or, c'est dans la fonction publique que nous avons les syndicats les plus virulents.

Y aura-t-il comme d'habitude deux poids et deux mesures, selon que l'on soit dans le privé, corvéable et imposable à merci, ou dans le public, prêt à descendre dans la rue à la moindre rumeur de réformette insignifiante? Ou bien fera-t-on taire les râleurs du public en leur consentissant des rallonges salariales qui tomberaient à point pour faire cesser les grincements de dents des fonctionnaires au sujet du pouvoir d'achat.

Sachant qu'ils sont les seuls à être passés aux 35 heures payées 39 sans gel des augmentations.

De plus si cette mesure ne s'accompagne pas de la mise en place d'une vraie liberté syndicale dans le privé comme dans le public, les négociations dans les entreprises risquent d'être très courtes : c'est 39 H (ou plus) payées 35.

Je ne veux pas faire de procès d'intention. Disons que l'expérience m'a appris à devenir méfiante, surtout quand nous avons un président dont les actes sont aux antipodes des discours.

MARDI 20 MAI 2008

Et voilà : rectification et fin d'une fausse joie : j'avais donc raison de me méfier. Ce matin Xavier Bertrand, Nicolas Sarkozy puis l'inoubliable Raffarin remettent les pendules à l'heure : pas question de toucher aux 35 heures, on se contente d'assouplir avec le dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires.
Devedjian avait mal dû interprêter les discours du chef.
Et Marini, lui, réclame la disparition de l'ISF.
Nous les accueillerons volontiers au PLD s'ils se retrouvent en rupture d'UMP.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Lundi 19 mai 2008 1 19 05 2008 10:24

Bien que nous ayons déjà abondamment parlé des OGM, le message que nous envoie notre ami Jean Louis Caccomo contre le principe de précaution qui sous-tend chacun des projets de loi "écologistes" de notre gouvernement est tellement juste et empreint de bon sens que je le recopie ici tel quel.
C. Chavane

Bové versus Attali

 

 

         Alors que le projet de loi sur les OGM est rejeté par l’assemblée nationale après un extraordinaire cafouillage de la majorité, José Bové et les anti-OGM exultent. Sans doute encore une victoire de la France d’après… Pourtant, la perspective adoptée par les experts de la commission Attali va dans le bon sens, notamment en recommandant la levée du principe de précaution. Alors quel est le sens de cette phobie des O.G.M. en France ?
          Imaginons-nous un instant à l’époque où Thomas Edison dépose le brevet de l’ampoule électrique alors que s’affrontent les pros et les antis électricité. A ce moment, les anglais et les allemands sont particulièrement en avance sur les applications industrielles et commerciales de l’électricité alors même que les scientifiques n’ont pas une connaissance précise et affirmée du phénomène en cause. Certains voient donc dans l’électricité un « miracle » ou une « fée » tandis que ses détracteurs en font l’incarnation du mal absolu sur fond de superstition religieuse.
          Souvent, la connaissance théorique progresse grâce aux applications. Imaginons que la France ait mise en place à ce moment une haute autorité, pétrie de principe de précaution et de bons sentiments, et surtout puissamment influencée par le lobby des fabricants de chandelles. Celle-ci recommande d’interdire le brevet de l’ampoule électrique en France, ce que s’empresse de promulguer le président de la république. Il s’agit en effet de protéger les activités traditionnelles qui font vivre tant de familles et font tout le charme du terroir national tout en sauvegardant les emplois de ces milliers d’ouvriers qui allument et éteignent chaque jour les rues des grandes villes françaises. Vous rendez-vous compte que ce diable d’Edison - un innovateur américain de surcroît - se propose de mettre au point un procédé par lequel il suffit d’appuyer sur un interrupteur pour éclairer tout Paris et ses plus beaux monuments.

Quelle catastrophe pour l’emploi national !

Alors les rapports officiels stigmatisent les nombreux accidents qui peuvent survenir dans les foyers à vouloir diffuser une technologie comme l’électricité que nous connaissons si peu. N’a-t-on pas vu un père de famille s’électrocuter en voulant changer une maudite ampoule qui avait grillée ? Il y a là matière à effrayer le bon peuple et le confirmer dans ses pires préjugés : voyez comme cette technologie n’est ni fiable ni sûre… Alors que tous les autres pays augmentent l’effort de R&D ayant pris conscience du potentiel économique de l’électricité, la France s’isole dans un moratoire...

Avec le recul, la fable peut prêter à sourire.

C’est pourtant cette posture que nous adoptons en ce moment-même en proclamant des moratoires insensés sur les OGM au nom d’une vision proprement délirante du principe de précaution [1]. Encore une fois, cette sagesse affichée n’est que du protectionnisme déguisé, sur fond de montée de l’obscurantisme, qui nous condamne à un retard difficilement rattrapable. Remarquons pour nous consoler qu’aux USA, pour des raisons religieuses, il existe un tabou tout aussi radical à propos des nanotechnologies alors que le développement des O.G.M. ne suscite guère de problèmes. Chez nous, la position est quasiment inversée, le développement des nanotechnologies ne se heurtant à aucun interdit moral ou religieux. A chacun ses frayeurs collectives et ses tabous, c’est aussi cela la diversité…

Jean-Louis Caccomo
Perpignan, le 19 mai 2008

http://caccomo. blogspot. com/
http://cozop. com/chroniques_ en_liberte 

 [1] Oury J.P. [2006] La querelle des OGM, PUF, Paris.


Par Christiane Chavane - Publié dans : Environnement
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 05 2008 11:55

Un de mes correspondants me renvoie sur un site de fédéralistes Bretons. Pourquoi pas? Nous autres libéraux sommes des adeptes du principe de subsidiarité et souhaitons une réelle autonomie des régions, qui ne soit pas seulement dans les mots.

Sur ce site je lis un article fort intéressant sur les maux du Gaullisme et le mauvais principe des départements. Je ne résiste pas à l'envie de vous passer le lien.

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=10726


En effet, il n'est pas faux de dire que le mal français, cette impossibilité de réformer, cette droite qui n'arrive pas à s'assumer contre une gauche arrogante, cet étatisme centralisateur à l'extrême, cette main mise des grands corps de l'état sur le législatif et l'exécutif, tout cela vient d'une constitution qui a centralisé les pouvoirs aux mains d'un seul homme, que personnellement j'ai toujours eu du mal à percevoir comme "providentiel".

Le Président est le seul décideur. Pour peu qu'il ait soif de pouvoir et un égo surdimensionné, nous voilà aux mains d'un vrai petit dictateur. Le gouvernement suit ou s'en va, le parlement n'a qu'à entériner ses décisions, et ceux qui ne sont pas d'accord n'ont que la rue pour s'exprimer. Notre "dictature" est trop molle pour les réprimer, donc les réformes reculent et rien ne se fait. Pire, ceux qui veulent vraiment changer les choses, mais différemment, ne sont pas écoutés car ils n'ont aucun pouvoir de nuisance.

La Ve république a failli se terminer en 68, dix ans après avoir été instaurée. Dix ans, ce n'est pas un hasard, c'est l'usure du pouvoir, le moment où tous les mécontentements se cristallisent. Les sympathisants de la majorité s'essoufflent, n'ont plus rien à dire, ceux de l'opposition s'impatientent. C'est un peu plus de 2 mandats de présidence américaine, c'est en gros le temps de 2 mandats et de l'alternance en Allemagne, en Grande Bretagne, en Espagne... La Ve république a survécu au prix d'un assouplissement qui ne dépend que du locataire de l'Elysée. Cet assouplissement nous a valu 30 ans de socialisme et la ruine du pays, parce que le ver était dans le fruit : les syndicats communistes tenaient la santé, les transports, l'éducation, l'énergie. Autrement dit de quoi bloquer définitivement le pays. Les premières années du Mitterrandisme ont encore renforcé ce pouvoir.

Une vraie réforme de l'état commence par là : réécrire une constitution moderne, simple et efficace, apolitique, s'appuyant sur les droits fondamentaux, qui se contente de donner la répartition des pouvoirs et fasse une large place à l'autonomie des régions. Le département devrait disparaître, mais pas en le biffant d'un trait de plume, version Attali : en réorganisant les pouvoirs régionaux différemment.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 05 2008 17:47

Chronique de l’Association des Contribuables d’Aubagne - Gabriel Lévy. 16 mai 2008.

1- « La France est le  3ème donateur au niveau mondial pour l’ APD ».


Le site du ministère des affaires étrangères et européennes résume ainsi, à la date du 4 avril 2008, le rapport 2007 de l’OCDE relatif à l’aide internationale au développement (APD) (1).

Les contribuables français apprendront :

-        Qu’ils ont contribué pour 9, 94 milliards d’euros en 2007 ( 8,5 milliards en 2006),

-        Que la France est au 3ème rang mondial des pays donateurs,

-        Qu’elle se situe au « premier rang des pays du G8 en termes d’effort d’aide publique ramené au revenu national brut »,

-        Que nous nous sommes engagés à consacrer 0,7 % de notre revenu national brut en 2015,

-        Que l’aide française exprimée en dollars courants a augmenté de 4,3 % entre 2006 et 2007, soit plus que la moyenne des pays de l’Union Européenne ( + 3 %),

-        Que les deux tiers de ces sommes ont été réservées à l’Afrique en 2005.

2- Les autres concours


Indépendamment des dons affectés au développement, la France verse une participation obligatoire à de nombreux organismes internationaux comme l’OMS et l’Unesco, ainsi que des contributions volontaires, d’une part à des programmes des Nations Unies, comme celui de l’UNICEF, et d’autre part, dans le cadre de conventions bilatérales spécifiques, ou dans celui des actions humanitaires, lorsque survient une catastrophe dans un pays défavorisé.

Ces sommes ne suffisant pas, M. Douste-Blazy, dans un appel récent (2), « plaide pour que l’addition de financements innovants (telle que la taxe sur les billets d’avion, instituée par M. Chirac) viennent soutenir l’aide publique ». Nous ne percevons pas la différence entre une taxe réglée par les usagers et « l’aide publique » assurée par leurs impôts.

Par ailleurs, « à coté de l’Agence Française de Développement (AFD), la DGCID du ministère des affaires étrangères et européennes a choisi de mobiliser davantage les autres prestataires de l’APD ». Même « les collectivités territoriales prennent une importance croissante en ce domaine », ce qui n’entrait pas, jusqu’à présent, dans le domaine des compétences de ces collectivités, ainsi qu’elles sont précisées par le Code Général des Collectivités Territoriales (3).

Enfin (enfin, le mot est-il adéquat ?), la France participe à des actions ponctuelles. Ainsi, en 2005, il a été « mobilisé au profit de l’Autorité Palestinienne, une contribution financière mondiale à hauteur de trois milliards de dollars par an durant les trois années à venir », indépendamment des fonds débloqués par la France en 2008 à la suite de la "conférence des donateurs" qui s'est tenue à Paris en décembre 2007. De même, à l’issue de la "conférence internationale sur le soutien au Liban" (Paris 25 janvier 2007), la France a décidé « d’apporter un concours significatif, sous forme d’un prêt à des conditions avantageuses de 500 millions d’euros ». Aucun doute, le bénéfice de cette aide est probablement parti dans la fumée des explosifs, lors du récent conflit inter-religieux. 


3- Qu’elle est la justification de cette aide ?


Le site énonce : « L’aide au développement répond à un impératif de solidarité qui est au cœur du pacte républicain français. Elle répond également au souci de vivre dans un monde plus sûr ».


4- Vivons-nous dans un monde plus sûr ? Quel est le résultat de ces actions ?


Selon une réponse ministérielle (4), « les autorités françaises sont bien conscientes des défis que pose l'augmentation de l'aide en termes de capacité d'absorption du surcroît (sic) d'APD, de transparence dans l'utilisation des fonds, et de redistribution de ces ressources au bénéfice des populations. Ces flux d'aide en augmentation s'inscrivent dans le cadre d'une approche globale incluant un renforcement de la bonne gouvernance des pays récipiendaires ».

Nos dirigeants sont d’un optimisme excessif, car ils ne peuvent pas affirmer – tant s’en faut – que, dans les pays récipiendaires, ont cessé les financements servant à l’achat d’armes, à la poursuite des guerres tribales ou religieuses, aux conflits armés, au terrorisme, à l’enseignement de la haine.

Nos dirigeants affectionnent, dans leurs discours, la formule « gagnant-gagnant ». Ils devraient préférer celle de « donnant-donnant ».


5- L’utilisation de ces sommes est-elle parfaitement contrôlée ?


Nos dirigeants ne peuvent pas, non plus, affirmer que les sommes considérables prélevées auprès des contribuables français n’alimentent pas la corruption dans les pays qui les reçoivent, ni même dans ceux qui les donnent. Rappelons – incidemment - que l’ambassadeur de France à l’ONU, de 1991 à 1995 « a reconnu devant le juge avoir été "remercié" par le ministre irakien Tarek Aziz, en octobre 2001, par l'attribution de quotas de pétrole d'un volume de 2 millions de barils, qui lui ont permis de dégager un bénéfice personnel de 150 000 dollars » (5). Des remerciements pour service rendu, car la France, par son truchement, avait présenté à l’ONU la résolution permettant à M. Saddam Hussein de contourner l’embargo de l’Irak.


La corruption est-elle endémique ?


Laissons le soin de répondre à Madame Inga-Britt Ahlenius, secrétaire générale adjointe de l'ONU, en charge du Bureau des services de contrôle interne
(BSCI) à propos de 290 dossiers suspects : "nous ne nous attendions pas à découvrir un tel niveau de fraude, de corruption et de mauvaise gestion » (6).  


6- En définitive.


La politique étrangère des pays occidentaux alimente un tonneau des Danaïdes. Des sommes considérables se perdent dans les déserts, dans des officines gouvernementales ou extra-gouvernementa les, et servent manifestement à poursuivre le financement du terrorisme et des guerres.

L’inefficacité de ces aides, et la corruption qui les accompagnent, ne permettent ni de répondre à « l’impératif de solidarité qui est au cœur du pacte républicain français », ni « au souci de vivre dans un monde plus sûr ». Nos dirigeants ne sont probablement pas assez stupides pour ne pas être convaincus de cet échec. Or, ils s’ingénient à prolonger cet échec en créant de nouveaux financements (7) et en multipliant les institutions. Ils continuent à promouvoir un multilatéralisme pernicieux, source de paralysie et de gabegie, au lieu de régler nos rapports directement d’état à état.

S’il s’agissait seulement de réunir 5 ou 6 pays pour une action précise, l’on pourrait alors espérer l’efficacité. L’hypothèse est désormais abandonnée pour tenter de faire naître une « enceinte méditerranéenne » surdimensionné e (47 pays !), dite « Union Méditerranéenne ».

Quelles raisons ont-ils pour persister ? Nous ne trouvons que trois explications à leur comportement : la soumission au chantage d’un prétendu conflit de civilisations, la « cotisation » pour accéder à l’audience internationale, consécration suprême des ego, et enfin  le « retour sur investissement pour nos riches », puisque selon la phrase d’un humoriste :  « L’aide pour le développement, cette excellente manière de prendre l'argent aux pauvres des pays riches pour le donner aux riches des pays pauvres, qui en rétrocèdent une partie non négligeable aux riches des pays riches »… Tant pis pour les pauvres de ces pays qui se croient encore riches !


1-     Site :
www.diplomatie. gouv.fr.

2-     Le Figaro du 30 avril 2008.

3-     Article L.2121-29 du code général des collectivités territoriales

4-     Question écrite de M. Roland Blum n°7064, JO, 01 novembre 2005, page 10158

5-     Le Monde du 13 octobre 2005

6-     Le Monde du 12 janvier 2008.

7-     CAD de l’OCDE, programme MEDA, remplacé depuis le 1er janvier 2007 par l’IEVP et les interventions de la BEI et la FEMIP, Office de coopération EuroAid, BERD etc. In : Rapport d’information n°449 de l’assemblée nationale, pages 73 à 90.

 

Par Christiane Chavane
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 05 2008 11:36

http://www.delanopolis.fr/Contre-enquete_a68.html?preaction=nl&id=7923467&idnl=35009&

Le lien ci-dessus renvoie sur le site de Delanopolis.

J'engage mes lecteurs parisiens à lire le dossier et à participer à cette enquête comme je compte le faire - nous avons seulement jusqu'au 8 juin. Je souhaite que ce lien soit diffusé le plus largement possible.

La Mairie de Paris ne fait de publicité sur cette enquête que par voie d'affichage (discrètement) et sur un site dédié,
www.tramway.paris.fr

Sachant que
- le véritable bilan du T3 inauguré en 2008 dans le XVe n'a toujours pas été établi sérieusement,
- le coût du projet a été sous-estimé,
- la dépense faite sur la première tranche n'est qu'une vaste rigolade comparée à ce que va coûter la seconde, puis le reste, 
- contrairement aux allégations des Verts, la pollution n'a fait qu'empirer à Paris à cause des engorgements provoqués par ce palliatif sur rail du bus PC - qui va pratiquement à la même vitesse mais avec moins d'arrêts, 
- les maréchaux sud sont devenus une source de danger pour les piétons et les cyclistes
- c'est un désastre pour les commerçants locaux, à supposer même qu'ils survivent à la longue période de travaux
- le tram est bruyant (sonnette à chaque passage)
- les ruptures de charge vont changer de place mais ne disparaîtront pas : il faudra descendre du tram Porte de Vincennes pour en prendre un autre.
- les alternatives à ce projet funeste n'ont même pas été étudiées, et pourtant il en existe, et il y a moyen de détourner le tram en service dans le sud de Paris
- nous enfermons Paris derrière une muraille métallique. Parlons de faire le Grand Paris, après ça!

Il est vital de faire barrage à ce projet. Les budgets colossaux qui y sont affectés seraient bien mieux employés à moderniser et étendre le métro et le réseau RER (la ligne A est saturée) et à terminer les routes de contournement de Paris afin de détourner la circulation du périphérique. Et évidemment de mettre fin au monopole de la RATP afin que de nouveaux acteurs puissent faire des propositions de transports.

Par Christiane Chavane - Publié dans : politique parisienne
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 05 2008 22:50

Jour de grève des fonctionnaires, et en particulier des enseignants.

Autrement dit un jour comme un autre. Quand ils ne sont pas en vacances ils font grève. La semaine s'annonçait belle; après les vacances de printemps, la semaine des ponts du 1er au 8 mai, puis la Pentecôte redevenue jour férié, ils n'allaient quand même pas se remettre au boulot, s'enfermer bêtement avec des potaches boutonneux et mal élevés! 

Quel prétexte cette fois? Des suppressions de postes annoncés! Comme si on allait mettre à la porte quelques membres de l'armée (rouge) enseignante. Heureusement que personne ne risque son job dans cette affaire, même pas les incompétents, sinon c'eut été l'émeute... Ils auraient brûlé les rectorats!

Sur ce revoilà lancée la polémique autour du service minimum, que les socialistes s'empressent de refuser par idéologie, avec une mauvaise foi évidente puisque c'est de toute façon inapplicable. Donc pourquoi en parler? Pour jeter de l'huile sur le feu?

Il serait temps de se demander quel est l'objectif de l'école. Est-il d'engraisser une cohorte de gens entre deux vacances scolaires? Est-il de garder des élèves - enfants ou ados - dedans plutôt que dehors et de les occuper? Ou bien l'école a-t'elle pour but de fournir à ces jeunes des connaissances et les outils pour s'en servir? Le rôle du professeur n'est-il pas de permettre au plus grand nombre d'enfants possibles d'accéder à un savoir suffisant pour acquérir un métier qui leur convienne?

Toujours plus de moyens, toujours plus de monde! Pourquoi faire? Nous avons l'école la plus chère du monde par enfant et le résultat est de faire 30% d'illettrés. Peut-être en payant encore plus arriverions-nous au record de 50%? Est-ce ce qu'on cherche? Battre le record de la médiocrité?

Dans n'importe quelle entreprise, on compare les résultats aux objectifs, et s'ils sont mauvais on cherche à savoir pourquoi. On ne rallonge pas le budget sans avoir analysé la performance du service. Si les fonds ont été mal utilisés on change de stratégie. Il arrive que le chef de service se fasse virer, mais généralement il suffit qu'on lui demande de réorienter son action. Dans le public tout échec se traduit par une demande supplémentaire de budget  et de personnel pour continuer de faire la même chose. C'est digne de Coluche : "C'est infernal! le chef nous a donné du boulot pour 4... Heureusement qu'on était 8!"

Le mal profond de l'école est le même que celui de l'ensemble de la société : on fait du "social" au lieu de faire progresser la majorité des gens; on ne s'occupe que des plus démunis, des plus défavorisés, des plus ceci ou des plus cela. 90% des élèves sont des enfants normaux qui ne demandent qu'à apprendre. Il y a un faible pourcentage de petits génies et un faible pourcentage de crétins complets. Faisons progresser les 90%, il sera toujours temps après de s'occuper des cas particuliers. Mais non, nous faisons l'inverse. Résultat, les 90% sont livrés à eux-mêmes, et à l'exclusion de ceux qui ont des parents capables de remplacer les profs à la maison, ils ne s'en sortent pas. C'est ainsi qu'au lieu de n'avoir que quelques % d'irrémédiablement incultes, nous atteignons le tiers de l'effectif, sans parler de ceux qui s'en sortent à peine mieux.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Education
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 05 2008 15:54

Le Parlement a refusé de ratifier le projet de loi le plus contraignant de l'OCDE, et sans doute de la planète sur les OGM. Il n'était pas assez contraignant. En fait il admettait en interdisant, or nos illustrent parlementaires (dans les deux camps) ont deux façons de considérer le sujet :
- être absents pour laisser les autres décider (ou s'en laver les mains, comme on dit)
- refuser catégoriquement

Borloo a donc reçu un coup de règle sur les doigts, mais est-ce bien étonnant?

Quand la recherche scientifique est considérée comme tabou, décriée par des sectes écologistes qui fondent leur jugement sur l'idéologie et surfent sur la superstition et l'ignorance de leurs contemporains, quand le politicien rapporteur d'une commission scientifique écrit le contraire de ce que les membres de la commission ont dit, quand un conseiller du gouvernement critique les décisions du gouvernement, il est délicat pour un député saint d'esprit de faire autre chose que se faire porter pâle, plutôt que de ratifier un projet de loi d'ailleurs tellement pusillanime qu'il donne raison implicitement aux détracteurs des OGM.

On ne peut pas proposer quelque chose du bout des lèvres, en faisant la grimace, et s'attendre à recevoir un accueil enthousiaste. Sans être fin psychologue, cela paraît logique. Je soupçonne donc que sans le vouloir la gauche a fait le jeu du gouvernement en lui donnant prétexte pour enterrer un sujet qui fâche.

Il en va des OGM comme du réchauffement climatique : dès que l'opinion d'un individu, basée sur des faits vérifiés, ne va pas dans le sens de la mode catastrophiste, il est voué aux gémonies. Lorsque Claude Allègre a osé mettre en doute les pseudo-expertises du GIEC à base de modèles mathématiques périmés, l'écolo-inquisition s'est mise en route et l'a condamné au bûcher. Cela lui a coûté sa chronique dans l'express, ce qui démontre la liberté de la presse et le courage des journalistes. Personne n'a écouté ses arguments, il n'a reçu que des injures. Pour les OGM il en est exactement de même. Alors que je renvoyais récemment l'un de mes interlocuteurs - qui cherchait des réponses scientifiques aux questions qu'il se posait - au livre remarquable de Marcel Kuntz, il m'a répondu qu'il ne le lirait pas parce que Kuntz était considéré comme un ultra-libéral. Diable! Un chercheur du CNRS ultra-libéral? Qu'à t-il donc osé dire ou écrire pour être traité de sorcier à brûler? Pourtant moi qui suis libérale je lis des auteurs scientifiques quelle que soit la couleur de leurs convictions. Une synthèse d'études est une synthèse d'études. Mon interlocuteur m'a ressorti x fois les mêmes soupçons (car il s'agit de soupçons et non d'arguments) copiés collés de sites anti-OGM et n'a pas daigné une seule fois répondre aux arguments des pro-OGM, ni même les lire.

Donc je refais de la pub pour cet ouvrage scientifique qui vous informera sur l'état de la recherche en matière d'OGM, sans concession, sans subventions de Monsanto, en pesant le pour et le contre sur chaque type d'OGM :
Marcel Kuntz : les OGM, l'environnement et la santé - collection Ellipses-l'esprit des sciences

http://www.amazon.fr/OGM-lenvironnement-sant%C3%A9-Marcel-Kuntz/dp/2729827854

Rectificatif du 15/05 :
le gouvernement a fini par faire passer son projet de loi sans débat par une procédure d'urgence - j'ai de plus en plus l'impression de vivre dans une république bananière.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Environnement
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Lundi 12 mai 2008 1 12 05 2008 18:51
Savez-vous que l'INRA cultive des peupliers OGM destinés à améliorer le rendement lors de la production de pâte à papier? Voilà qui va réjouir nos fonctionnaires : ils vont pouvoir générer de la paperasse. Las, les arbres sont encore suivis à titre expérimental et nous ne sommes pas près de les voir plantés au bord de nos rivières : on ne les lâchera dans la nature qu'à partir de 2012, et encore avec parcimonie, dans de petites parcelles situées près des usines. José Bové aura quand même plus de mal à les piétiner que les champs de maïs.
Par Christiane Chavane - Publié dans : Environnement
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Présentation

Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Edwige Antier, député UMP, mérite une fessée. Cela lui apprendra à vouloir éduquer les enfants à la place des parents. Si elle n'a rien à foutre de mieux à l'AN qu'elle retourne à son cabinet s'occuper de ses clients (si elle en a).


Vie du parti

Pour plus d'info : www.lepartiliberal.fr

Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

AGENDA

1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS - entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr

8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur :
www.paris-liberal.fr

18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr

19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
www.paris-liberal.fr

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  • le12eliberal
  • : 01/06/1954
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