Economie

Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /2008 15:37
Hier les marchés financiers ont retrouvé un peu de sérénité et la bourse est bien remontée (pour redescendre un peu aujourd'hui à la suite des mauvaises infos venues d'outre-Atlantique).

Il est amusant de voir que c'est le plus libéral des Européens - Gordon Brown - qui a suggéré le plan de sauvetage adopté par l'UE et qui a rassuré le monde de la finance.

Pour faire simple, l'état cautionne les prêts inter-bancaires mais fait payer le service. Au lieu que les banques se prêtent entre elles, elles passeront par un intermédiaire public qui sera rémunéré pour ça. Evidemment ce ne sera pas obligatoire, et ne sera utilisé que sur demande des établissements financiers pour couvrir des besoins ponctuels de liquidités. D'autre part il y aura des conditions précises pour cautionner ces prêts. Les 320 milliards d'euros provisionnés par la France dans ce but devraient donc n'être que peu utilisés, mais le but est de rassurer les banquiers... et les déposants.

Une autre proposition passée inaperçue est pourtant très importante : l'UE va réviser le plan comptable, actuellement mal adapté au métier des banques. Le but : éviter à l'avenir les dérives auxquelles nous venons d'assister.

Les soubresauts de l'économie de marché ne devraient pas nous empêcher de voir que - malgré les dégâts qu'elles font - les crises financières ne sont que des signes d'évolution d'un système économique. Les réglementations mises en place doivent évoluer comme l'économie évolue, sous peine d'avoir des retournements brutaux comme celui que nous subissons. Il ne faudrait pas pour autant céder aux sirènes du collectivisme : rappelons-nous que partout où le communisme a sévi, il n'y a pas eu de crise économique car il n'y avait pas d'économie du tout, mais une pauvreté persistante - sauf pour les cadres du Parti unique - et une liberté inexistante. Le désastre n'était pas qu'économique, il était surtout humain.

Cela dit ne crions pas victoire : le marché financier se calme, le plan Paulson va être révisé pour se rapprocher de la ligne européenne, plus pragmatique, mais après la crise financière nous ne couperons pas à la crise économique. Déjà le bâtiment est en berne. C'est un indicateur important. Or, avec notre dette publique et notre croissance minable, nous sommes fort mal placés pour résister à la grosse dépression qui est en train de nous tomber dessus. Pas question de privatiser quoi que ce soit pour rembourser la dette dans un marché aussi exangue. L'urgence est aux réformes, mais il n'y a plus de marge de manoeuvre. Dans ce contexte, tant le Grenelle de l'environnement et son cortège de taxes, que le financement scandaleux du RSA tombent au pire moment et devraient réellement être remis aux calendes grecques.

Or que fait l'Elysée? Elle augmente son budget de fonctionnement. Bravo pour l'exemple.
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 15:21

Lu sur yahoo à l'instant :

"Ce Conseil des ministres extraordinaire convoqué lundi après-midi à l'Elysée en raison de la crise financière, sera suivi d'une déclaration solennelle du président Nicolas Sarkozy, a-t-on appris dimanche de sources gouvernementales.

"On a besoin d'une loi pour mettre en place une garantie de l'Etat à un organisme qui sera chargé de lever des fonds pour aider les banques à faire face à leur besoin de refinancement", a précisé le député du Val-de-Marne.

Ce texte, très court, devrait être examiné en urgence "dans le courant de la semaine" à l'Assemblée nationale, dont l'ordre du jour sera du même coup modifié, a annoncé à l'AFP une autre source parlementaire UMP.

Selon M. Carrez, "il ne s'agit pas du tout de modifier le budget, ni d'un collectif budgétaire à proprement parler" comme l'a affirmé dimanche Le Parisien.

Mais la Lolf (nouvelle architecture budgétaire) oblige le gouvernement à saisir le Parlement par loi de finances dès lors qu'il s'agit d'une garantie de l'Etat, a-t-il expliqué.

Ce projet de loi, a précisé M. Carrez qui en sera le rapporteur, s'inscrit "dans le droit fil" des déclarations, la semaine dernière à l'Assemblée nationale, de François Fillon, qui avait annoncé la mise en place d'une "structure juridique" détenue et garantie par l'Etat, et pouvant intervenir financièrement au cas par cas en faveur de banques en difficulté."

 

Dites-moi si je me trompe, mais l'état français est en train de recréer Fanny Mae. Avec les demandes de crédit cautionnées aux PME, de crédit étudiant à taux zéro, d'aide aux familles modestes, nous nous préparons un désastre pour dans cinq ans, et cette fois, c'est l'état français et non les banques, qui risque la faillite!

Alors qu'au contraire si nous voulons préparer l'avenir pour ne plus être à la merci d'une crise comme celle que nous sommes en train de subir, il est urgent de désendetter l'état français.

Les réformes structurelles, c'est maintenant ou jamais qu'il faut les faire. Il y a urgence. Ne pas les entamer c'est condamner la France et les Français à brève échéance. C'est criminel!


Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 18:15
En ce moment à lieu le débat sur le financement du RSA.

L'UMP veut une taxation de 1,1% sur le revenu du patrimoine (actions, assurances-vie, immobilier locatif).

Le PS veut la diminution des niches fiscales et que cette nouvelle taxe soit payée aussi par les bénéficiaires du bouclier fiscal. Il est vrai que refuser de donner à l'état plus de 50% de son revenu, c'est franchement égoïste!

Nous sommes en train de subir la plus grosse crise financière depuis 1929. Les états se demandent comment sauver des banques et surtout les dépôts des épargnants. La bourse dégringole. L'immobilier se casse la gueule. La retraite par répartition étant la certitude d'une non-retraite à venir, beaucoup de personnes se sont constitué des assurances-vie, les seuls investissements qui, s'ils ne rapportent pas beaucoup, ont au moins le mérite de ne pas dévaluer. Contrairement à ce que croit Bercy, le montant du Livret A - dont les dépôts vont d'ailleurs être ponctionnés - même cumulé à un livret développement durable, n'est pas de nature à permettre une retraite dorée.

Notre gouvernement inconséquent choisit ce moment pour taxer ce qui reste d'épargne! Chapeau! On ne peut pas faire mieux dans l'irresponsabilité et la bêtise. Ou le pillage organisé!

En même temps ils nous refont avec le coup du prêt étudiant cautionné par l'état et celui du prêt à la rénovation de l'habitat, le coup des subprimes à la française. Galère garantie dans 5 ans.

Et si c'était pour que le pays avance! Mais non, c'est encore et toujours pour faire du social avec l'argent des autres. Des petits. Parce que les copains et les coquins qui vivent à l'oeil sous les dorures des palais de la république, ceux-là, pas touche à leur pognon! D'ailleurs ils viennent de s'augmenter pour rattraper le pouvoir d'achat de leurs homologues européens... en douce!

La colère monte, monte, monte...
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 15:21

 

Les chiffres sont tombés, brutalement : l’INSEE annonce une croissance négative sur 3 trimestres consécutifs, faisant progresser le PIB annuel de la France de seulement 0,9%. Cela augure mal des prévisions supérieures à 1 pour 2009, et d’un budget prévisionnel déjà enfoncé de plus de 50 milliards (quoique, Fillon fera peut-être un miracle puisqu'il a dit qu'il serait presque équilibré) malgré un optimisme presque béat sur les possibilités de croissance.

 

Que l’on ne vienne pas nous dire que la crise des « subprimes » est la cause de cette stagflation. Oui, je parle de stagflation : ce qu’il y a de pire ! Une croissance négative avec des prix qui augmentent.

 

La crise américaine est apparue au printemps mais ses premiers effets négatifs ne se font sentir que depuis la rentrée. Or il y a neuf mois, donc depuis le début 2008, que la France est en berne. La crise monétaire qui s’ajoute à celle de l’augmentation du pétrole au début de l’année ne peut que nous enfoncer un peu plus. On nous répète à l’envi que nos banques sont solides mais notre hyper président s’empresse de lever des fonds pour financer des aides au crédit au cas où, et fait racheter 30.000 logements en projet de construction (avec quel argent ?). Comme il ne peut plus rien taxer il se sert sur les livrets A. Une façon de donner confiance dans le système français qui m’échappe. Pas mieux au niveau européen où l’on entend tout et n’importe quoi.

 

Depuis un an et demi que Sarkozy est président et qu’il a promis la rupture, aucune réforme sérieuse n’a été faite pour juguler les dépenses effrayantes de fonctionnement de l’état français, pour nous désendetter, pour combler le déficit sans piller les Français mais en réorganisant, en recentrant l’état sur ses vraies tâches et en laissant le social à la société civile. Quelques agences gouvernementales sont réorganisées, mais en même temps il ne s’est jamais créé autant d’observatoires, hautes autorités et j’en passe. Au contraire, de taxes en dégrèvements, de cadeaux en punitions, le gouvernement continue dans la logique socialiste en employant toujours les mêmes mauvaises recettes, en grattant de l’argent partout où il le peut sans se demander à quoi ça sert. Parvenus à un tel point de non retour, tous ces impôts et taxes appauvrissent tellement le citoyen que – en fin de compte – les rentrés fiscales diminuent au lieu d’augmenter. A croire qu’ils n’ont jamais entendu parler de Laffer, qu’ils ignorent totalement que dans tout système de tarification il y a un optimum.

 

A taxer encore et encore là où il n’y a plus que des miettes à ramasser, ce gouvernement me donne l’impression désagréable qu’il a compris que la France était en train de couler et qu’il pille ce qui reste avant d’être viré par un vent de révolte.

 

Cela dit les socialistes et autres antilibéraux primaires et viscéraux n’ont aucune leçon à donner. Leurs propositions sont toujours les mêmes que du temps de Pierre Maurois. On ne change pas un système qui perd ! Ils trouvent ce pillage insuffisant, sans doute trouvent-ils que la part qui leur revient est trop faible. Il suffit de voir ce qu’ils font dans les régions qu’ils président pour comprendre.

 

La CGT parle encore d’imposer le capital. Quel capital ? Celui qui est en train de fondre en bourse ? L’immobilier qui est en crise ? Les primes d’assurance vie qui servent de future retraite aux salariés n’appartenant pas à la caste protégée des services publics ? Sarkozy a déjà commis l’exploit de taxer le capital futur pour financer le RSA. Que peuvent-ils donc voler de plus ?

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /2008 16:32
Les chiffres n'ont jamais été aussi mauvais. Pourtant avec le début des départs en retraite du baby-boom il aurait dû se tasser.

La crise américaine a bon dos. Mais nous avons la chance de toujours avoir sous la main un fautif qui puisse excuser notre gouvernement. Les investissements en France sont en berne depuis longtemps, bien avant que survienne la crise des subprimes, et le résultat arrive maintenant, au plus mauvais moment, parce qu'il n'est pas faux de dire que la crise américaine va avoir des retombées chez nous et que la croissance attendue pour 2009 ne sera pas au rendez-vous.

Bien entendu selon l'OCDE notre chômage ne serait que de 7,2%, avec 2 millions de sans emploi. Ce n'est pas dramatique. Rappelons que le gouvernement Mauroy en 1981 avait atteint le triste record de 3 millions.

Mais c'est un peu vite dit car ni les RMistes, ni les emplois-jeunes, ni les bénéficiaires de l'ASS, ni ceux qui ont des jobs tellement précaires qu'on peut parler d'intermittents du travail, ni les stagiaires divers et variés casés en formation impasse par l'ANPE ne sont pris en considération dans ce calcul. Au total il y a de grosses chances pour que le plafond de 3 millions soit très largement dépassé (il y a déjà 1,5 millions de RMistes).

Mais Bercy a la réponse : il faut accélérer les réformes.

Accélérer? Est-ce que ces messieurs ont déjà conduit une automobile par eux-mêmes? Sinon qu'ils demandent à leur chauffeur de leur expliquer!

Quand on est au point mort, appuyer sur l'accélérateur ne fait pas avancer. Il faut d'abord passer une vitesse.


Avec les réformes c'est exactement pareil : si elles ne sont même pas entamées je ne vois pas comment on peut les accélérer.

Or je ne crois pas que la série de nouvelles taxes concontées par Bercy, qui touchent pêle-mêle les entreprises (chèque transport, taxes sur les profits pétroliers, élargissement de la TGAP, taxe sur la participation), les salariés (augmentation de la cotisation vieillesse), les épargnants (taxe RSA), les automobilistes (retour de la vignette, taxe sur la carte grise, TIPP payant le RMI), les consommateurs (franchise médicale, augmentation de la taxe TV, taxe sur les opérateurs téléphoniques, et nous venons d'échapper provisoirement aux assiettes pique-nique et aux sucreries)... Bref, je ne crois pas que toutes ces taxes reflètent une sérieuse volonté de réformes, encore moins qu'elles soient de nature à aider la croissance donc l'emploi.

Je crains même que non seulement nous n'ayons un effet néfaste à très court terme, mais que les recettes de l'état de diminuent par contrecoup, et en tout premier lieu la TVA.

Mais comme on les connaît il la mettront à 40% pour rattraper le manque à gagner!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 11:39

Il est de bon ton de critiquer le libéralisme. A la tribune de l’ONU notre hyper-président redresseur de torts parle de châtier les coupables. Encore faut-il savoir de quel genre de coupables on parle. Il demande un « capitalisme régulé ». Il souhaite le libéralisme planifié à la française dont nous connaissons les maux : lorsque l’économie mondiale baigne dans l’euphorie, la planification-redistribution à la française nous laisse à la traîne avec son cortège de chômeurs incasables, d’assistés et de mal logés. Lorsque la crise survient, nous en prenons plein la figure : à peine un peu moins que les autres, mais comme nous en dépendons pour nos matières premières et pour nos maigres exportations, nous subissons quand même. Or, étant exangues, nous sommes bien mal armés pour résister au tsunami boursier et immobilier. C'est le jeu "à tous les coups l'on perd".

 

Bien entendu cette crise ne saurait avoir pour seule cause que la fantaisie débridée de financiers aussi indélicats qu’irresponsables.

 

Irresponsables, voilà bien le problème !

 

Comme l’explique fort bien Vincent Bénard de l’institut Hayek http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1772&Itemid=1, et que je vais essayer de résumer le moins mal possible : au nom du politiquement correct et pour éviter toute discrimination, l’administration Carter avait renforcé les pouvoirs de Fanny Mae, ex-agence gouvernementale privatisée, créée sous Roosevelt, et de Freddie Mac, entité concurrente créée sous Johnson, afin de cautionner les prêts d’accédants à la propriété parfaitement insolvables. Ainsi les banques ne prenaient qu’un seul risque : celui de gagner. Les pertes, s’il y en avait, seraient collectivisées. Fanny Mae et Freddie Mac étaient privatisées, tout en conservant une étroite surveillance étatique et une réglementation rigide à souhait. Or, tant que l’économie était florissante et que l’immobilier grimpait, tout allait bien et il eût été fort mal vu de supprimer cet avantage acquis pour les minorités les plus démunies. Le retournement de tendance dû au choc du 11 septembre 2001 aurait dû faire réagir l’administration Bush, mais celui-ci devait être trop occupé à guerroyer en Irak pour s’occuper de tels détails. La récente crise pétrolière a achevé de saper le système.

 

Il ne s’agit donc pas d’une crise du capitalisme, mais bien d’un dévoiement du capitalisme par l’état. La FED, les administrateurs de Fanny Mae et Freddie Mac, les organismes de contrôle boursier, l’administration Carter et celle de Bush sont les vrais coupables.

 

Loin cependant de défausser les acteurs privés : assurances, banques, sociétés de courtage, n’auraient jamais dû se laisser prendre par cette spirale infernale. L’appât du gain sans responsabilité, de la facilité, du court terme et un certain cynisme sont largement fautifs. Mais ce ne sont que des êtres humains, et la tentation créée par ce mélange des genres digne de notre république soviétiforme à nous était trop forte. S’il y avait une leçon à tirer de ce désastre – dont nous ne voyons que le début – c’est peut être qu’il serait temps de remettre à leur place les acteurs économiques. La spéculation financière est devenue au fil du temps le moteur de l’économie là où elle n’aurait dû être qu’un outil. Le système Tapie est devenu la logique industrielle : on le voit aujourd’hui avec Matussière et Forest, racheté par un fonds de pension américain qui n’y a jamais fait le moindre investissement et qui se retrouve d’un coup en faillite. Cette dépersonnalisation de l’entreprise est gravissime. Aujourd’hui le vrai pouvoir dans l’entreprise est à la direction financière, et non dans la technique, l’innovation, tout ce qui fait réellement la valeur ajoutée.

La solution Bush pour sauver le système bancaire américain consiste en gros à faire passer les créances douteuses sur la FED, s’ajoutant à la dette déjà monstrueuse des USA. C’est donc le contribuable qui paiera à crédit. Avec un peu d’inflation et la chute du dollar, la pilule sera moins dure à avaler. En attendant, les grands perdants sont les minorités pauvres qui se voient obligés de vendre leur maison pour presque rien, entretenant la crise immobilière. Peut-être, pour un montant identique (700 milliards de dollars) eût-il mieux valu les maintenir chez eux moyennant un loyer, et aider les municipalités, ce qui aurait enrayé la baisse de l’immobilier. Le plan Paulson marchera t-il ? Il faut l’espérer. J’invite le lecteur à aller sur le lien de l’institut Hayek ci-dessus, il y est fait une critique intéressante du plan.

 

Du reste le sénat américain est en train de le remettre en question.

 

L’autre question que je me pose, peut-être un peu naïvement, concerne la dette colossale des USA. Qui sont les créanciers et ne demanderont-ils pas des comptes un jour ou l’autre ? Les USA sont-ils à vendre ?

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 08:54
Pas de courrier aujourd'hui. Heureusement ce n'est pas la fin du mois, moment où j'attends les chèques de mes clients pour payer mes fournisseurs, comme bien des PME en France. Bon, certains ont compris le principe du virement bancaire, mais c'est loin d'être une généralité.

Pourquoi cette grève? Parce qu'ils ont peur que la privatisation future, destinée à préparer la Poste à la libéralisation en 2011, ne pèse sur l'emploi. Or il n s'agit que d'une ouverture (timide) du capital dans le but de trouver des liquidités pour moderniser la Poste et la rendre compétitive sur le marché européen (tiens, ne serait-elle pas assez performante?). Un beau challenge, dont elle devrait plutôt être fière. Car la libéralisation marche dans les deux sens. Tout comme France Télécom l'a fait en son temps, la Poste pourra ouvrir son marché à toute l'Europe.

Mais il paraît que les Français, toujours en retard d'un métro, tiennent à leur système étatique. Devant la contestation Sarkosyx 1er a décidé de lancer une commission présidée par un ancien PDG d'EDF. Voilà de quoi rassurer la libérale que je suis! Il a aussi promis de veiller au maintien des droits et statuts du personnel et conforter les missions de service public de l'entreprise. Fi donc! Il me semble que, loin de signifier aux syndicats que la "privatisation" rendra la Poste plus efficace et plus proche de ses clients, et que tout le monde y trouvera son compte, cela ne fait que conforter leurs craintes et transformer leurs désidérata en chantage. J'appelle cela reculer, et ce n'est certainement pas pour mieux sauter, mais pour qu'une fois de plus le con-tribuable mette la main à la poche. Qui vivra verra, comme on dit! 

Le métro, justement : aujourd'hui la RATP se met en grève, poursuivant le mouvement qui a commencé hier dans le RER B. Trop de travail! Les pôvres! Sans doute comme cette brave dame du guichet qui se tournait les pouces mais ne pouvait pas me vendre de tickets et m'obligeait à faire la queue au guichet automatique (voir article : "reste assis t'es payé" dans la rubrique "témoignages"). Hé bien qu'attendons nous pour remplacer les rames par des rames automatiques et les renvoyer chez eux! Ils ne pourront plus se plaindre.

Sympas ces gens de faire grève au moment où l'on demande aux entreprises d'aider leurs salariés parce que l'essence est hors de prix. Voici nos banlieusards obligés de prendre leur voiture dans les embouteillages volontairement créés par la région socialiste, et de gaspiller du carburant. Une belle solidarité vraiment. Nous devons être solidaires de ces salopards quand ils revendiquent, mais dans l'autre sens, on peut toujours courir!

Au passage admirons l'efficacité du service minimum! Chapeau Sarko!

Bien entendu la mise en concurrence des transports en commun n'est toujours pas prévue au programme. Le service minimum, c'est tellement mieux! D'ailleurs les syndicats adorent : c'est l'assurance du minimum permanent payé au max.

 

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 13:44
L'état français est décidément très riche pour se permettre une pareille générosité. Voilà qu'on nous sort le "prêt étudiant à taux zéro sans conditions de ressources". Il sera plafonné à 15.000 euros et remboursable au bout de 10 ans.

Qu'attendons nous pour tous nous inscrire en fac? Puisque la sélection à l'entrée des universités n'est pas au programme, je ne vois pas pourquoi 62 millions de Français (enlevons tout de même ceux qui n'ont pas encore l'âge du bac) n'iraient pas faire la queue pour demander un prêt.

Il y a de fortes chances pour que cette nouvelle fausse bonne idée n'aille grossir les rangs des gabegies étatistes.

A rapprocher du prêt à taux zéro proposé pour l'isolation de l'habitat... Cette fois c'est carrément 30.000 euros. Allez hop! La dette de la France n'est guère que de 1100 milliards environ (chiffre non réactualisé depuis 2005) sans les retraites non provisionnées de la fonction publique et des régimes spéciaux. Un peu plus ou un peu moins...

Jusqu'ici je n'ai pas entendu parler du système de financement. On va taxer quoi?

Dans un autre registre, Madame Parisot vient d'envoyer paître vertement le gouvernement à propos du chèque transport et je la soutiens totalement.

La générosité avec l'argent des autres, ça suffit!



Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 12:10

"Il est hors de question de laisser des grands groupes comme Renault, qui ont des moyens, détruire des emplois dans des territoires français sur lesquels on a du mal à recréer des emplois et, en plus de ça, aller les transférer dans des pays comme la Roumanie, la Turquie ou la Chine".En foi de quoi : "Il faut faire payer leurs responsabilité s aux grands groupes, qui doivent assumer, et ne pas chercher à s'enfermer dans une logique défensive comme on l'a trop souvent fait dans les années 1980 pour aller chercher les emplois de demain".

Dixit Laurent Wauquiez

 

Formidable! En voici un qui ne risque pas le rhume de cerveau.

Après la guerre il fallait punir Renault d'avoir survécu aux années d'occupation, donc on a nationalisé les usines et préparé le lent cheminement du groupe vers la faillite. Et puis on l'a reprivatisé et il s'est mis à faire des bénéfices et exporter dans le monde entier, créant des millions d'emplois. L'autre fleuron automobile PSA a failli se faire couler par le constructivisme étatique qui lui avait imposé de racheter Simca-Chrisler, puis s'est fait imposer Citroên au nom de "il faut que notre industrie automobile reste française". Après la gestion calamiteuse d'un énarque qui ne faisait que des 205 "des grandes, des moyennes, des petites" pour reprendre la vanne des Guignols de l'info, l'arrivée à la tête du groupe de vrais industriels en a fait de nouveau une entreprise florissante.

 

Oui mais voilà le hic : que l'automobile française soit là pour occuper des gens, ça va, qu'elle vende des véhicules et fasse des profits, c'est inqualifiable. N'oublions pas que l'automobile est le symbole de la liberté et donc de l'individualisme, ce qui est abominable pour les adeptes du collectivisme. C'est aussi le symbole de la bourgeoisie contre le prolétariat qui prend les transports en commun, même si cette image est totalement fausse. De là à assimiler le malheureux automobiliste au bourgeois nanti et égoïste il n'y a qu'un pas que nos politiciens - qui eux se baladent en voiture de fonction - franchissent allègrement. Il suffit de voir à quel point l'automobiliste, éternelle vache à lait du pouvoir, est traqué et taxé!

 

Si Renault et Peugeot détruisent des emplois en France, n'en déplaise à Monsieur Wauquiez, c'est peut-être parce que les Français n'achètent plus assez de véhicules neufs. Soit qu'ils n'aient plus d'argent à force de se faire plumer par un état racketteur, soit qu'ils n'aient pas d'endroit où la garer et ne supportent plus les embouteillages volontairement créés, soit qu'ils en aient marre d'être traqués sur la route comme (davantage que) des criminels, soit que le nouveau plan Borloo les poussant à aller vers les plus petits modèles grève la marge des constructeurs. S'ils construisent des emplois ailleurs, c'est parce que leurs clients sont désormais ailleurs. Ils ne montent pas des usines en Chine pour vendre des véhicules chinois aux Français mais pour vendre des véhicules français aux Chinois, véhicules qui ont été dessinés et conçus par des bureaux d'études Français : la valeur ajoutée est là, et pas dans l'emboutissement des tôles! Moins d'emplois, certes, mais davantage d'emplois qualifiés. Là est le vrai challenge de la mondialisation. La prolétarisation voulue de la classe moyenne et le massacre de l'éducation nationale nous font hélas prendre une voie de garage : nous sommes en train de nous planter à cause de raisonneurs (je devrais écrire résoneurs) dans le genre de ce Monsieur Wauquiez!

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /2008 14:12
Après mon coup de gueule sur les nouveaux prélèvements, j'aimerais tout de même revenir sérieusement sur la proposition de Martin Hirsch, qui n'est pas totalement idiote.

Le RMI est une trappe à pauvreté, cela nous le savons depuis longtemps. Une fois qu'on y est, on y reste. Le nombre de "bénéficiaires" a explosé depuis sa création. Or il faut bien admettre que - comme le fonds de solidarité vieillesse - cette "largesse" étatique qui coûte une fortune au contribuable ne permet pas de vivre décemment, loin de là.

Un RMiste ne peut en aucun cas payer un loyer : il lui faut donc une aide au logement.

Un RMiste ne peut payer d'études à ses enfants : il lui faut une aide pour la rentrée scolaire, une aide pour laire garder les plus jeunes (crèche) s'il recherche activement un emploi, une aide pour les soins car il ne peut pas payer de mutuelle santé...

Mais surtout : Un RMiste n'a pas le droit de travailler, même à temps partiel.

Donc s'il veut survivre il ne lui reste que la solution du travail au noir (j'exclus évidemment la délinquance qui n'est pas dans les moeurs de tout le monde) ou la mendicité.

Martin Hirsch ne fait donc que prendre cet élément en compte et propose ce que je dis depuis toujours : il faut laisser les RMistes travailler et faire en sorte qu'ils gagnent toujours plus en travaillant qu'en restant à la maison! Une suppression progressive du RMI jusqu'à ce que la personne arrive un peu en deça du SMIC (puisque SMIC il y a ) est la seule solution.

Malheureusement les ministres ont une manie : ils ne savent pas faire simple! Ce qui devrait être une mesure facile à prendre - nous ne manquons pas de brillants polytechniciens pour écrire une équation de diminution du RMI en fonction des revenus déclarés - est devenu une usine à gaz impliquant du personnel pour calculer , accompagner et contrôler. Une mesure qui aurait dû s'autofinancer devient une mesure coûteuse.

Pourquoi doit-elle s'autofinancer? Tout simplement parce que toute diminution du RMI diminue la charge de l'état donc du contribuable. Dans un cas c'est le RMI complet jusqu'à l'âge de la retraite puis le fonds de solidarité, dans l'autre cas c'est un RMI partiel jusqu'à ce que la personne s'en sorte seule. Cela peut être très variable selon les gens, mais même s'il faut assister à vie tous les RMistes actuels pour moins cher qu'aujourd'hui, où est le problème?

Encore que parmi les "bénéficiaires" il y a sans doute un peu de ménage à faire, ce qui serait sûrement une économie plus substantielle qu'on ne le dit. Mais nous admettrons ici que tous les RMistes sont réellement soit des Français soit des immigrés en situation régulière ayant perdu leur emploi et épuisé leurs droits d'allocation chômage, et que les enfants qu'ils déclarent ne sont pas ceux de la 2e ou 3e concubine!

Cette mesure profiterait certainement davantage aux nouveaux RMistes qu'aux anciens, en leur évitant de sombrer. Ceux ci ne sont pas désoeuvrés depuis assez longtemps pour avoir perdu l'habitude de se lever le matin, de se préparer, d'aller travailler, et de supporter les contraintes sociales de la vie active. Pour les autres il est évident que des mesures d'accompagnement sont nécessaires. Mais pourquoi ne pas profiter des économies réalisées sur le RMI de ceux qui s'en sortent, pour proposer de telles mesures, qui, elles, devront être financées?

En revanche, faire financer ce plan par les entreprises (intéressement), c'est exactement vouloir son échec. Car qui d'autre que les entreprises peut proposer du travail rémunéré à des ex-RMistes sans peser sur les comptes publics? Si elles doivent être taxées pour ça, elles auront moins de ressources pour embaucher, et surtout, elles ne seront guère motivées, à force de vivre dans un environnement fiscal aussi instable, et dont l'instabilité penche invariablement du mauvais côté. Quant à un financement sur le capital, c'est encore pire, car c'est un frein à l'investissement, et un encouragement à envoyer son capital au delà de la frontière!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Présentation

Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Besancenot qui se prend pour Spiderman.

Vie du parti

Pour plus d'info : www.lepartiliberal.fr

Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

AGENDA

1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS - entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr

8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur :
www.paris-liberal.fr

18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr

19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
www.paris-liberal.fr

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  • : Christiane Chavane
  • le12eliberal
  • : 01/06/1954
  • : Paris 12e

Pétitions et sondages

Contre le financement du RSA par les classes moyennes (comme toujours) : http://www.contribuables.org/les-petitions/non-a-la-taxe-pour-financer-le-rsa/#comment-41527

Sauvegarde retraite : pour que les retraites du privé ne soient plus gérées (pillées) par des fonctionnaires syndiqués signez la pétition

Pour la sauvegarde du vrai Rosé :www.coupertuelerose.com

Contre les éoliennes au Mont St Michel : http://www.sos-montsaintmichel.info

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