Je n'ai pas grand chose à ajouter à l'analyse de Michel de Poncins.
Sauf tout de même une remarque sur le fait que les circuits de distribution "alimentaire" laissent sérieusement à désirer, car il faut tout de même avouer que le prix auquel le poisson apparaît sur
les marchés n'a qu'un lointain rapport avec celui auquel les pêcheurs le bradent dans les criées. Le socialisme y est aussi pour quelque chose.
Quant à la rareté des poissons, nous avons plusieurs fois évoqué le problème de quotas imposés sans négociations avec les pêcheurs. La violence de la méthode est aussi un avatar du socialisme. Un
système injuste entraîne en plus un besoin de tricher, et celui qui ne triche pas ne peut pas s'en tirer. Mais un autre phénomène est l'avatar de l'écologisme : des espèces surprotégées deviennent
d'insupportables prédateurs pour la faune marine : citons les requins, les phoques, les cormorans, qui prolifèrent et dont la protection n'a pas été revue à la baisse pour autant.
LES MARINS PECHEURS
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> De nouveau les marins-pêcheurs sont en colère et de nouveau le gouvernement se précipite pour éteindre un incendie dont il est directement responsable pour sêtre enfermé dans un
immobilisme évident, bien que masqué adroitement sous une agitation permanente et confuse. Tout le monde a peut-être oublié qu'en novembre 2007,
> c'est-à-dire il y a peu de mois, une grève de ces mêmes marins-pêcheurs avait déjà eu lieu.
> Ces marins-pêcheurs pour obtenir satisfaction ont bloqué des ports de l'Atlantique à la Manche et également des dépôts pétroliers. Donc le 21 mai le gouvernement a promis 110
millions d'euros pour compenser la flambée du gazole et certains marins ont levé le blocus et repris la mer.
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> Une usine à gaz a été montée à la hâte pour répondre partiellement aux problèmes, usine à gaz provisoire destinée à être remplacée par une autre usine à gaz, selon un rite immuable.
Le gouvernement a prévu aussi une aide de 22 millions pour soutenir les entreprises de pêche à se moderniser. Il est clair quen les arrosant dargent volé par la force fiscale aux
autres, on créera du chômage ailleurs.
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> Le point nouveau dans les luttes sociales est que maintenant les routiers donnent la main aux marins pêcheurs, avec des revendications différentes. Des producteurs de porc les ont
aussi soutenus. Quant aux médecins libéraux, ils demandent de leur coté des mesures durgence.
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> Au même moment les défilés continuent pour défendre les retraites. Les manifestants ne savent pas où ils en sont ; on a entendu à la radio un retraité de 73 ans se plaindre à juste
titre de sa faible retraite ; il allait pourtant défiler pour empêcher les gens de travailler plus alors que, si faible que soit sa retraite, elle lui est versée précisément par les
personnes au travail ! Comprenne qui pourra.
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> Le 23 mai, la colère a repris avec blocage des raffineries, opérations escargots, saccages dentrepots de poissons et occupation de la préfecture du Finistère. Aujourdhui, personne ne
sait si le mouvement va sarrêter.
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> Il est tout à fait injuste de soutenir les marins-pêcheurs car pourquoi ne pas soutenir les taxis, ou les particuliers qui souffrent également de la hausse du prix de l'essence pour
se rendre à leur travail, à leurs occupations ou à leurs loisirs.
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> Ce que personne ne sait où le veut dire, le voici : les marins-pêcheurs, les taxis, les particuliers ne sont pas victimes du prix du pétrole mais simplement du socialisme que le
gouvernement, loin de détruire, ne cesse de développer à grande vitesse. Il la fait progresser en France dune façon marquante en quelques mois avec les calamités habituelles, comme
la création de nouveau impôts, dont certains sur le poisson, la poursuite des dépenses et lendettement en folie.
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> Cela dure depuis plusieurs décennies ; il s'agit évidemment aussi bien du socialisme de Monsieur Giscard d'Estaing que de celui de Monsieur Mitterand, de Monsieur Chirac et, à
présent, de Monsieur Sarkozy.
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> Le socialisme, en effet les a écrasés d'impôts et de charges sociales diverses sans aucun avantage pour eux. De ce fait, ils n'ont pas pu s'enrichir et capitaliser comme ils auraient
pu le faire étant donné leur talents et les énormes ressources poissonnières, de la France. Lorsque lon capitalise librement, on accumule les ressources nécessaires pour faire face
aux divers aléas de son métier, tel qu'il est. Dans leur métier le pétrole joue un rôle important et, normalement enrichis, ils auraient eu les réserves nécessaires pour
imaginer eux-mêmes et mettre en oeuvre des systèmes pour échapper aux conséquences de la volatilité inévitable de leur poste de dépense principal.
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> Les voici paralysés devant l'ouragan et tendant la sébille vers lEtat. Le Président de la République a déclaré publiquement en 2007 que le gouvernement les aiderait à moderniser
leurs flottes en vue de moins consommer de pétrole ; cette modernisation devrait, dans une société libre, relever du domaine totalement privé, les professionnels pouvant décider
seuls.
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> Une nouvelle fois, le socialisme montre son visage négatif. Empêchant l'ensemble du peuple de s'enrichir légitimement, c'est-à-dire de capitaliser, il creuse sous les pas de tous de
multiples calamités et chacun ensuite se retourne contre l'État pour obtenir la correction de ces calamités créées par l'État lui-même. Les tonnes dargent déversées le sont en pure
perte et créent dautres calamités ailleurs.
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> Bien entendu les réglementations étatiques sajoutent aux impôts et charges pour détruire tous les métiers. Un journaliste a écrit : « si l'on ne réglemente pas la pêche du thon
rouge, il ny aura plus bientôt de thon rouge ». Et alors ? Cest bien avouer dire que dans le système étatiste, il ny jamais de salut. Les ressources de la mer sont immenses et Dieu a
créé plus despèces de poissons quil nen faut. Simplement il faut laisser chacun se gérer et gérer son avenir dans le cadre du marché et des organisations professionnelles.
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> Le pouvoir avait le devoir et la possibilité de réaliser en juillet 2007 la rupture avec le socialisme. Sil lavait fait, lensemble de la nation en aurait reçu les effets bienfaisants
dès lautomne 2007. Des problèmes auraient commencer à se résoudre et le gouvernement lui-même aurait dégagé des masses de manoeuvre.
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> A la place nous entendons les responsables du plus haut niveau pleurnicher sur les caisses vides et, les larmes à peine séchées, courir le monde pour les vider encore plus
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> Michel de Poncins