Economie

Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /2008 19:44
Une réforme de la sécu plus loin nous en sommes toujours aux mêmes recettes éculées : pas de comptabilité sérieuse, pas de changement dans la gestion, mais toujours plus de cotisations, de taxes, de non--remboursements, de pinaillages inefficaces laissant passer des gabegies monstrueuses : on s'attaque à la paille mais personne ne voit la poutre!

Roselyne a trouvé la solution : taxer les superprofits des mutuelles. On dirait du Ségolène pur jus. C'est aussi navrant! A ce stade elle ferait mieux de laisser les mutuelles remplacer carrément la sécu, ça marcherait mieux et il y aurait moins de gaspillage.

Mais il y a pire : les entreprises aussi seront mises à contribution par une surtaxe de la branche accidents du travail et maladies professionnelle, déjà lourde dans certains secteurs.

Et comme personne ne doit être en reste il faut aussi taxer les salariés en leur piquant la seule chose qui jusque là était préservée : une taxe sur la participation. Bien la peine que notre "libéralissime" parle de travailler plus pour gagner plus et propose la participation pour tous. C'est pour mieux nous plumer. Le vrai slogan devrait être : "travailler plus pour payer plus".

Ajoutons à cette frénésie taxivore la préparation d'une augmentation des cotisations retraite (qui ne touche évidemment pas les régimes spéciaux) : ce sera la cerise empoisonnée sur le gateau à la crème tournée.

La sécu a prévu pour 2009 un déficit de 6,9 milliards d'euros. Evidemment aucune remise en cause de la gestion, aucune réforme de l'hôpital, aucune vélléité de supprimer le CMU et ses monstrueux abus, aucune initiative allant dans le sens de la concurrence entre les caisses (ne parlons pas de laisser le choix de prendre des mutuelles ou des assurances privées), n'est à l'ordre du jour. Nous ne savons même pas ce que la CMU nous coûte, sauf qu'elle a de plus en plus de bénéficiaires (de quoi se réjouir? Ou une preuve que de moins en moins de gens ont les moyens de se soigner par la voie normale? Ou aussi la preuve que radio-trottoir fonctionne très bien et que tous les miséreux de la planète viennent se faire soigner à nos frais et envoient des médicaments à l'oeil au pays?). Pour info nos amis de l'IFRAP estiment à 6 milliards le trou provoqué par cette imbécillité Aubryesque.

Côté retraite même refrain : qu'est ce qu'on attend pour autoriser les fonds de pension? Il faudra 20 ans pour sortir de la répartition? Et alors? Raison de plus pour commencer tout de suite. Un système mixte, ce serait d'ailleurs pas si mal.

Mais je m'égosille pour rien, radio Elysée est en panne et n'entends que le mot taxe. Tu parles d'une politique de rupture!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /2008 14:32
Le mariage prévoit l'échange de 22 actions Suez contre 21 actions GDF, et la mise en Bourse de Suez Environnement, le pôle eau et déchets de Suez. Son premier actionnaire sera l'Etat français, avec 35,6% du capital.

Un nouveau géant de 200.000 personnes est né. Une de ces affreuses multinationales tant décriées par les anticapitalistes... et pourtant une multinationale d'état.

C'est bien à un marché de dupes auquel nous assistons. Ceux qui croyaient à une privatisation de GDF vont s'apercevoir qu'il s'agit en fait d'une nationalisation de Suez! L'état ayant la minorité de blocage, tout le reste est littérature.

Pour attirer les capitaux GDF prévoit déjà des versements de dividendes plus que juteux. On peut se demander si le choix du calendrier pour la mise d'actions sur le marché est si judicieux, au moment où toutes les bourses dégringolent... En tout cas nos antilibéraux primaires et viscéraux pourront s'étonner se ce cadeau aux futurs actionnaires. Rien de tel que l'état pour servir des dividendes sans relation aucune avec la valeur des actions et les bénéfices espérés. Besancenot et La Dinde Royale vont-ils oser protester?

Bénéfice il y aura puisque le prix du gaz est curieusement indexé sur celui du pétrole et que de lourdes augmentations sont prévues. Le gouvernement est d'ailleurs en train de plancher sur le tarif réglementé à appliquer. Vous avez dit société privatisée? Sans rire!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /2008 11:37

ENFIN!

Les parlementaires se décident à enterrer cette loi imbécile, la pire calamité du gouvernement Jospin. Nous aurions préféré qu'ils l'abrogent purement et simplement au lieu de tant tergiverser pour en faire une coquille vide. Mais nous sommes en France, au pays de Descartes, nous aimons défier la logique, sans doute pour nous en venger. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Maintenant que syndicats et patronat ont enfin retrouvé le droit de discuter ensemble sans qu'une mouche du coche ministérielle ne vienne s'en mêler; que des gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise privée ne viennent expliquer ce qui est bon pour l'entreprise et pour le salarié, on va pouvoir travailler.

Reste à payer les salariés en conséquence, puisque la lutte pour le pouvoir d'achat passe avant tout par des salaires nets réalistes (c'est à dire une forte diminution de la ponction publique sur le coût du travail). C'est vrai aussi pour les cadres, car en dehors de la finance ils sont plutôt à la portion congrue.* La France est le seul pays à avoir un "statut cadre" (dont le seul intérêt pour le bénéficiaire est de cotiser à une caisse de retraite moins nulle que les autres et d'avoir une mutuelle santé obligatoire). Cela permet aux entreprises d'avoir des employés corvéables à merci pour lesquels les nombreuses heures supplémentaires ne sont pas payées. Nulle part ailleurs on ne voit des reponsables de services travailler plus de 60 heures par semaine et enchâiner les réunions le vendredi à six heures du soir, sans gagner un centime de plus. Résultat : ils se ruent sur les RTT, puisque c'est leur seule compensation. S'ils ne peuvent plus en profiter, il va bien falloir compenser autrement.

* Nous nous plaignons qu'il n'y ait plus de candidats pour les études scientifiques, nous commençons à manquer d'ingénieurs, mais ils sont payés avec un élastique. Ceux qui le peuvent partent à l'étranger, les autres choisissent de se reconvertir dans la finance, plus lucrative. Mais quand il n'y aura plus personne pour innover et produire, que ferons-nous? Cherchez l'erreur!

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 10:06
Ceci est un communiqué de presse du CERF que je relaie intégralement car les informations qu'il donne DOIVENT ETRE CONNUES.

Au moment où les très petites entreprises sont particulièrement touchées par le ralentissement de la croissance et le resserrement du crédit, le gouvernement semble décidé à étendre un accord, signé par un syndicat patronal en mal de finances, prévoyant une taxe sur les entreprises de moins de dix salariés afin de soutenir le dialogue social. Cette ponction de 0,15% de la masse salariale entrerait dans le cadre du projet de loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail présenté en Conseil des ministres ce 18 juin. 

C'est au nom de la transparence du financement du dialogue social que le gouvernement a ressorti un accord signé en 2001 par l'UPA et les cinq confédérations syndicales dites « représentatives ». Un accord aujourd'hui appliqué uniquement dans les métiers de l'alimentaire et qui rencontre l'opposition farouche des autres branches. Ce serait donc à cause de l'opacité qui règne dans le financement du dialogue social et donc des syndicats, que les TPE risquent de faire les frais de la réforme de la démocratie sociale.

Une opacité notamment dénoncée dans notre système de formation professionnelle, un marché de plus de 26 milliards d'euros : « la formation professionnelle est connue pour être la vache à lait du financement syndical » pouvait-on déjà lire dans une enquête approfondie publiée dans l'Express du 20 novembre 2003 et toujours d'actualité. Sont visés les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) chargés de collecter les fonds des entreprises pour former les salariés.

Démonstration : à la tête de plus de 5 milliards d'euros, ces OPCA gérés par les partenaires sociaux, ont curieusement des frais de gestion qui représentent de 9,9 à 11,9% des fonds collectés quand une entreprise privée ne dépasse pas les 5-6%. Où va l'argent ? Mieux, avec la création du Fongefor (Fonds national de gestion paritaire de la formation) en 1996, les syndicats de salariés et patronaux se partagent en toute légalité 1,5% de la collecte totale de la plupart des OPCA, soit un montant estimé à 40 millions d'euros pour l'année 2001. Pour quel résultat ?

Une opacité qui apparaît également dans le fleurissement des avenants aux conventions collectives de branches signés par les partenaires sociaux : les salariés et leurs employeurs se retrouvent contraints et forcés de souscrire ici une complémentaire santé, là un contrat de prévoyance à des conditions supérieures aux prix pratiqués sur ces mêmes marchés par les mutuelles. Où va la différence ?

Tout cet argent détourné de sa fonction première - formation, prévoyance - représente un manque à gagner substantiel pour les salariés comme pour les patrons, qui voient leur pouvoir d'achat directement affecté par les dérives de systèmes mis en place par des partenaires sociaux - salariés et patronaux - pourtant censés défendre leurs intérêts, mais qui courent en réalité après toujours plus de financement.

Si la liberté syndicale est un droit en France, les partenaires sociaux n'acceptent pas de ne pas toucher leur obole des patrons et des salariés qui refusent de payer une cotisation à des structures dans lesquelles ils ne se retrouvent pas et dont ils savent qu'elles ne les représentent pas. Il est donc plus facile, en s'arrangeant entre "partenaires", d'imposer à tous de payer, sans devoir faire la preuve, en contrepartie de son efficacité syndicale, qui reste, à ce jour, une déclaration d'intention. La liberté est bafouée ? Qu'importe, les syndicats touchent ! 

Je vote pour une remise à plat du financement des syndicats
Transmettez cette position à vos élus locaux et régionaux, députés et sénateurs.

Si vous voulez soutenir les actions du Cerf, adhérez !
Cotisation 30 euros à l'ordre du Cerf.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 10:55

Je me permets de relayer le communiqué de presse de 40 millions d'automobilistes :

« Arrêtons de tromper et de contraindre les automobilistes ! »

 Paris, le 12 juin 2008 - En réaction aux mobilisations actuelles lancées par certaines organisations syndicales des transporteurs routiers, nées de la flambée du gazole, l'association « 40 millions d'automobilistes » signale son désaccord avec les méthodes employées. Pour le représentant des intérêts des automobilistes français, qui comprend et respecte les raisons qui poussent les transporteurs routiers à se mobiliser, les conducteurs particuliers n'ont pas à faire les frais d'un combat corporatiste, dont le résultat n'aura aucune incidence sur le prix des carburants à la pompe.

 

 Auteur : Laurent Hecquet, Délégué général de l'association « 40 millions d'automobilistes ».

 

« Les opérations escargots s'intensifient : d'abord, celles de l'Organisation du transport routier européen (Otre) en début de semaine, relayées à partir du 16 juin, par celles de la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR).

 

Le motif est connu de tous : la hausse du prix du gazole qui engendre des difficultés de trésorerie pousse les chauffeurs routiers à se battre pour obtenir un allègement des charges sociales et fiscales. Au centre de leur demandes se trouve, notamment, le remboursement de la TIPP.

 

Mais que les automobilistes ne s'y trompent pas ! La révision de la fiscalité et de la réglementation, telle qu'elle est réclamée par les syndicats des transporteurs routiers, se limite au secteur professionnel et n'aura aucun impact sur le prix du carburant payé à la pompe par le particulier.

 

Dans ces conditions, est-il acceptable que les automobilistes soient intégrés aux mouvements de protestations et se trouvent pénalisés par les nombreuses opérations escargots ou autre blocage de la circulation ?

 

L'association « 40 millions d'automobilistes » s'oppose à ce type de pratiques, qui, au regard des surconsommations en carburant occasionnées, vont à l'encontre de la mobilité, du pouvoir d'achat des ménages et des engagements pris en matière de développement durable.

 

En revanche nous sommes favorables à toute action d'information à destination du grand public, sans entrave à la fluidité du trafic. De même, nous sommes ouverts à toute concertation avec les organisations du transport routier, pour évoquer conjointement cette grande problématique du coût de l'énergie, qui nous concerne tous.

 

En ce qui concerne le prix à la pompe pour le particulier, nous réitérons notre demande auprès du gouvernement : réduire le poids des prélèvements fiscaux par deux biais : la suppression de la TVA sur la TIPP, qui revient à taxer une taxe, autant dire une aberration, et la diminution de la TVA de 19,6% à 5,5%. L'impact des deux mesures représenterait par rapport aux montants actuels, une économie de :

 

-   20.63 centimes pour le SP95sur les 84,64 centimes prélevés*

-   19,31 centimes pour le gazolesur les 66,36 centimes prélevés*. »

 

 Cette diminution des ressources ne serait pas perdue pour l'Etat car elle soutiendrait le pouvoir d'achat donc l'emploi et la consommation.

 

Elle permettrait aussi aux français d'attendre l'arrivée des voitures à énergie propre qui est désormais une certitude et la seule et vraie réponse à l'augmentation du prix des énergies fossiles ».

  

* prix au 23 mai 2008 source UFIP

Non seulement j'approuve leur demande de ne pas taxer la TIPP, mais je ne vois pas pourquoi les professionnels - entreprises de transports OU PAS - ne peuvent pas récupérer intégralement la TVA sur la gasoil, qui est un bien comme un autre.

En revanche 40 millions d'automobilistes est une association nationale, or il serait souhaitable que la sur-TIPP Ile de France soit supprimée et que le RMI ou RMA ou ce qu'on veut soit financé autrement que sur le dos des automobilistes.

Monsieur Fillon supprime l'inefficace chèque-transport, mais veut le remplacer par une usine à gaz qui, encore une fois, ne s'adresserait qu'aux salariés et pas à tous ceux qui sont obligés de se déplacer pour travailler (professions libérales, artisans, etc...) et qui serait encore financée par les entreprises. La solution de 40 millions d'automobilistes est plus intelligente, c'est pourquoi elle ne passera pas.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 10:37

AP - il y a 37 minutes

PARIS - Les députés ont adopté lundi soir à l'unanimité un amendement qui instaure un tarif social pour le téléphone mobile, lors de l'examen de la loi de modernisation de l'économie (LME)

Cet amendement du député UMP Frédéric Lefebvre prévoit une convention entre l'Etat et les opérateurs téléphoniques pour déterminer les conditions de cette offre tarifaire spécifique, pour "les personnes rencontrant des difficultés particulières dans l'accès au service téléphonique en raison de leur revenu". Ce tarif social serait calqué sur ceux du gaz, de l'électricité et de la téléphonie fixe.

Le gouvernement a soutenu la proposition, jugée "souple et efficace" par le secrétaire d'Etat à l'Economie numérique Eric Besson.

Une chance qu'on ait un gouvernement libéral et des députés UMP sinon ils auraient proposé le téléphone mobile gratuit à tous les bénéficiaires du CMU pour que les clandestins puissent appeler à l'oeil leurs copains au pays d'origine.

Je ne savais pas que le mobile était à ce point vital qu'il faille des tarifs spéciaux pour les défavorisés (mais les défavorisés qui gagnent un euro de trop paieront plein tarif). Je veux bien encore admettre qu'on fasse un geste pour l'eau et l'électricité plutôt que de voir la famille Groseille se brancher sur le circuit du voisin, mais il ne faut peut-être pas pousser le vice. Il est évident que les opérateurs téléphoniques ne sont pas là pour faire de la philanthropie, et s'ils veulent conserver leurs marges dans un système fortement concurrentiel, ce sont les non-assistés qui paieront la facture. Or il n'est nul besoin d'être riche pour faire partie des non-assistés : il suffit d'avoir un emploi déclaré à temps plein et moins de 3 enfants.

Marchons-nous sur la tête? Depuis quand est-ce aux entreprises de s'occuper de la "redistribution"? Savez-vous que Total, qui est sans arrêt montré du doigt, est tenu de verser plusieurs centaines de millions d'euros pour financer des réductions de prix sur le fuel domestique (alors que s'il fallait aider nos concitoyens ce serait plutôt pour investir dans des chauffages moins polluants). Aujourd'hui l'état lui demande une contribution supplémentaire, mais toucher à la sacro-sainte TIPP, pas question!

Enfin il faut se dire qu'il ne va pas rester beaucoup d'assistés une fois qu'on aura libéralisé l'économie, assoupli le droit du travail, libéré le système syndical, rendu le pouvoir de négociation salarial aux entreprises et aux syndicats en abrogeant la loi sur les 35 heures, mis en concurrence les caisses d'assurance santé en ouvrant le marché aux mutuelles, supprimé l'URSSAF et les CAF et proposé en lieu et place des aides sociales un impôt négatif, supprimé l'ISF, accepté la mise en place de fonds de pension... Du coup ces aides deviendront inutiles et disparaîtrons.

Oops, excusez moi, ce n'est pas au programme du gouvernement. Pourtant on dit qu'ils sont libéraux! Ah bon, j'avais mal compris, c'est juste la gauche qui dit ça pour se démarquer puisque la droite marche sur leurs plate-bandes.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 08:59
AFP - Dimanche 8 juin, 22h06

PARIS (AFP) - Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, a appelé à "taxer" davantage les dirigeants du groupe pétrolier français Total qui "se goinfrent" alors que les cours du brut explosent."Total, ce n'est pas possible qu'ils se goinfrent" ainsi et "qu'ils gagnent à ce point de l'argent sur une crise terrible" sans que "d'une certaine manière on ne les taxe pas plus", a lancé M. Delanoë tout en affirmant avoir "beaucoup de respect pour les dirigeants" de cette entreprise.

"Ils gagnent très bien leur vie et de mieux en mieux, surtout en ce moment", a insisté le maire de Paris qui "croit normal", même s'il faudrait les "forcer un peu", d'être "beaucoup plus offensif dans la redistribution" des plus-values, notamment de cette société, premier distributeur de carburant en France.

"Il y a vraiment des prélèvements fiscaux à faire sur Total et pas que sur Total d'ailleurs", a-t-il estimé, faisant valoir d'une manière générale que ces prélèvements étaient "l'un des instruments majeurs de la redistribution et de la justice sociale".

Hé oui, Delanoë le libéral montre ses limites. Dans le libéralisme point trop n'en faut! Total est pointé du doigt, oh le vilain méchant pétrolier qui gagne des sous! Sachant que les super-profits de Total sont réalisés à l'étranger il ne sera pas très difficile à notre super-boîte nationale de les faire évaporer si le fisc français est trop gourmand. En revanche les milliers d'autres entreprises exportatrices dont nous avons tant besoin vu l'état de notre balance commerciale risquent de payer la folie fiscale socialiste si un tel personnage devenait chef de notre pauvre état.

Précisons d'ailleurs que Monsieur Delanoë, qui n'est riche que de l'argent des autres, veut supprimer le bouclier fiscal. Pour lui il est normal quand on est très riche (c'est quoi riche? A partir de combien?), de donner TOUT au fisc et de garder juste de quoi vivre (en HLM en construction). Evidemment quand on vit en permanence à l'oeil et qu'on dépense sans compter l'argent que gagne le contribuable, on n'a pas besoin d'argent.

Delanoë le libéral oublie aussi que les entreprises ont besoin de profits pour investir ET pour trouver des investisseurs  : on appelle ça des actionnaires, les sponsors ou le mécénat ça n'existe que dans le sport et les arts, et ce sont généralement des gens qui ont fait des profits en tant qu'actionnaires d'ailleurs - la boucle est bouclée. Si Delanoë veut avoir des artistes de talent à afficher dans sa bonne ville de Paris, il faut qu'il y ait des "riches" pour les aider à percer, sinon nous avons droit uniquement à la sous-culture subventionnée. Il suffit de voir les "artistes" qui se produisent dans les manifestations de la mairie de Paris pour se faire une idée de ce que peut être le mauvais goût (coûteux) quand il n'y a même pas l'humour en prime.

Revenons aux investissements : sans profit il est impossible de les faire. Or par les temps qui courent s'il y a des entreprises qui ont intérêt à investir pour renouveler les sources d'énergie, ce sont bien les pétroliers. Si en revanche ils ne le font pas et préfèrent que les profits alimentent les poches des dirigeants, cela les regarde, mais le jour où ils se feront bouffer par plus gros qu'eux, personne ne se demandera pourquoi. C'est ça la loi du marché! Si d'aventure l'état raflait les "super-profits", il ne faudrait pas longtemps à Total pour disparaître de la scène, à moins de les renationaliser et de se retrouver avec des pertes colossales à éponger, engouffrées dans la recherche d'avions renifleurs!

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 12:47
Je n'ai pas grand chose à ajouter à l'analyse de Michel de Poncins.
Sauf tout de même une remarque sur le fait que les circuits de distribution "alimentaire" laissent sérieusement à désirer, car il faut tout de même avouer que le prix auquel le poisson apparaît sur les marchés n'a qu'un lointain rapport avec celui auquel les pêcheurs le bradent dans les criées. Le socialisme y est aussi pour quelque chose.

Quant à la rareté des poissons, nous avons plusieurs fois évoqué le problème de quotas imposés sans négociations avec les pêcheurs. La violence de la méthode est aussi un avatar du socialisme. Un système injuste entraîne en plus un besoin de tricher, et celui qui ne triche pas ne peut pas s'en tirer. Mais un autre phénomène est l'avatar de l'écologisme : des espèces surprotégées deviennent d'insupportables prédateurs pour la faune marine : citons les requins, les phoques, les cormorans, qui prolifèrent et dont la protection n'a pas été revue à la baisse pour autant.

LES MARINS PECHEURS
>
> De nouveau les marins-pêcheurs sont en colère et de nouveau le gouvernement se précipite pour éteindre un incendie dont il est directement responsable pour sêtre enfermé dans un immobilisme évident, bien que masqué adroitement sous une agitation permanente et confuse. Tout le monde a peut-être oublié qu'en novembre 2007,
> c'est-à-dire il y a peu de mois, une grève de ces mêmes marins-pêcheurs avait déjà eu lieu.

> Ces marins-pêcheurs pour obtenir satisfaction ont bloqué des ports de l'Atlantique à la Manche et également des dépôts pétroliers. Donc le 21 mai le gouvernement a promis 110 millions d'euros pour compenser la flambée du gazole et certains marins ont levé le blocus et repris la mer.
>
> Une usine à gaz a été montée à la hâte pour répondre partiellement aux problèmes, usine à gaz provisoire destinée à être remplacée par une autre usine à gaz, selon un rite immuable. Le gouvernement a prévu aussi une aide de 22 millions pour soutenir les entreprises de pêche à se moderniser. Il est clair quen les arrosant dargent volé par la force fiscale aux autres, on créera du chômage ailleurs.
>
> Le point nouveau dans les luttes sociales est que maintenant les routiers donnent la main aux marins pêcheurs, avec des revendications différentes. Des producteurs de porc les ont aussi soutenus. Quant aux médecins libéraux, ils demandent de leur coté des mesures durgence.
>
> Au même moment les défilés continuent pour défendre les retraites. Les manifestants ne savent pas où ils en sont ; on a entendu à la radio un retraité de 73 ans se plaindre à juste titre de sa faible retraite ; il allait pourtant défiler pour empêcher les gens de travailler plus alors que, si faible que soit sa retraite, elle lui est versée précisément par les personnes au travail ! Comprenne qui pourra.
>
> Le 23 mai, la colère a repris avec blocage des raffineries, opérations escargots, saccages dentrepots de poissons et occupation de la préfecture du Finistère. Aujourdhui, personne ne sait si le mouvement va sarrêter.
>
> Il est tout à fait injuste de soutenir les marins-pêcheurs car pourquoi ne pas soutenir les taxis, ou les particuliers qui souffrent également de la hausse du prix de l'essence pour se rendre à leur travail, à leurs occupations ou à leurs loisirs.
>
> Ce que personne ne sait où le veut dire, le voici : les marins-pêcheurs, les taxis, les particuliers ne sont pas victimes du prix du pétrole mais simplement du socialisme que le gouvernement, loin de détruire, ne cesse de développer à grande vitesse. Il la fait progresser en France dune façon marquante en quelques mois avec les calamités habituelles, comme la création de nouveau impôts, dont certains sur le poisson, la poursuite des dépenses et lendettement en folie.
>
> Cela dure depuis plusieurs décennies ; il s'agit évidemment aussi bien du socialisme de Monsieur Giscard d'Estaing que de celui de Monsieur Mitterand, de Monsieur Chirac et, à présent, de Monsieur Sarkozy.
>
> Le socialisme, en effet les a écrasés d'impôts et de charges sociales diverses sans aucun avantage pour eux. De ce fait, ils n'ont pas pu s'enrichir et capitaliser comme ils auraient pu le faire étant donné leur talents et les énormes ressources poissonnières, de la France. Lorsque lon capitalise librement, on accumule les ressources  nécessaires pour faire face aux divers aléas de son métier, tel qu'il est. Dans leur métier le pétrole joue un rôle important et, normalement enrichis, ils auraient eu les réserves nécessaires pour imaginer eux-mêmes et mettre en oeuvre des systèmes pour échapper aux conséquences de la volatilité inévitable de leur poste de dépense  principal.
>
> Les voici paralysés devant l'ouragan et tendant la sébille vers lEtat. Le Président de la République a déclaré publiquement en 2007 que le gouvernement les aiderait à moderniser leurs flottes en vue de moins consommer de pétrole ; cette modernisation devrait, dans une société libre, relever du domaine totalement privé, les professionnels pouvant décider seuls.
>
> Une nouvelle fois, le socialisme montre son visage négatif. Empêchant l'ensemble du peuple de s'enrichir légitimement, c'est-à-dire de capitaliser, il creuse sous les pas de tous de multiples calamités et chacun ensuite se retourne contre l'État pour obtenir la correction de ces calamités créées par l'État lui-même. Les tonnes dargent déversées le sont en pure perte et créent dautres calamités ailleurs.
>
> Bien entendu les réglementations étatiques sajoutent aux impôts et charges pour détruire tous les métiers. Un journaliste a écrit : « si l'on ne réglemente pas la pêche du thon rouge, il ny aura plus bientôt de thon rouge ». Et alors ? Cest bien avouer dire que dans le système étatiste, il ny jamais de salut. Les ressources de la mer sont immenses et Dieu a créé plus despèces de poissons quil nen faut. Simplement il faut laisser chacun se gérer et gérer son avenir dans le cadre du marché et des organisations professionnelles.
>
> Le pouvoir avait le devoir et la possibilité de réaliser en juillet 2007 la rupture avec le socialisme. Sil lavait fait, lensemble de la nation en aurait reçu les effets bienfaisants dès lautomne 2007. Des problèmes auraient commencer à se résoudre et le gouvernement lui-même aurait dégagé des masses de manoeuvre.
>
> A la place nous entendons les responsables du plus haut niveau pleurnicher sur les caisses vides et, les larmes à peine séchées, courir le monde pour les vider encore plus… .
>
> Michel de Poncins
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 11:08

Avec un pays en déroute morale, un pouvoir d'achat en berne, des comptes sociaux dans le rouge, une balance commerciale qui ne décolle pas du sous-sol tandis que la dette atteint des sommets, nous pourrions nous attendre à ce que les réformes économiques soient la priorité du gouvernement.

Les syndicats sont dans la rue, les Français ne savent plus à quel saint se vouer, et c'est le moment où nous finissons de remplir nos feuilles d'impôt sur le revenu et d'ISF, et l'IS pour les entreprises.

C'est donc le moment où jamais d'agir!

Donc, Sarkozy, qui a le sens des priorités, a choisi ce moment ô combien opportun pour s'occuper...

                                                                        DE LA TELEVISION!

Et comme selon lui l'état français est riche, il supprime la publicité sur les chaînes publiques et veut les faire financer par le cochon de contribuable.

Bien sûr c'était urgent!

Mais qu'est-ce qui lui prend?

Veut-il faire des chaînes publiques des instruments de propagande à sa gloire, et il sait pertinemment qu'il sera concurrencé par les chaînes payantes où règne la publicité, donc les annonceurs ne viendront pas vanter leurs produits au milieu d'émissions de glorification du petit-timonier?

Veut-il faire profiter ses copains de TF1 de nouvelles recettes publicitaires dont il prive les chaînes publiques? Son ami Bolloré (celui du yacht) avait me semble-t-il des visées sur TF1... Qu'en est-il aujourd'hui?

J'avoue ne pas comprendre!

Mais ce qui me fait le plus peur c'est ce que nous concocte le gouvernement : comment financer cette propagande et comment payer les sociétés de production "copines" du gouvernement pour créer des fictions à la française dont le niveau de nullité est effarant (les TV-films étrangers sont nuls aussi mais au moins, nous n'en finançons pas la production et lorsqu'ils passent sur des chaînes privées nous ne les payons que si nous avons fait la démarche de nous abonner à ces chaînes, donc si ça nous plaît)? Facile : "yaka" faire payer les fournisseurs d'accès internet!
Ben voyons! Et qui va payer la facture? Tous les abonnés internet. D'autant plus idiot que les fournisseurs d'accès internet ne sont pas financés par la pub, c'est plutôt eux qui en font! Pourquoi ne pas taxer les fabricants de frigos? Ou de balais-brosses? Quant à l'autre hypothèse qui serait d'augmenter la taxe je ne l'envisage même pas. Je trouve déjà inadmissible de payer pour des services que je n'utilise jamais, à savoir regarder les insanités des chaînes publiques : ma TV ne me sert pratiquement qu'à regarder/enregistrer (parfois) des films que je n'ai pas vus au cinéma ou visionner des cassettes/DVD achetées dans le commerce. Or les rares chaînes que je regarde (rarement) sont des chaînes de la TNT, donc payantes.

Si une réforme de la TV doit être faite, elle consiste à tout privatiser!

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /2008 14:03

Il y a longtemps que la France a dépassé le stade de la dictature du prolétariat. D'ailleurs avec la désindustrialisation la classe ouvrière est réduite à la portion congrue. 70% de notre PIB est créé par les services, peut-être même davantage car je n'ai pas réactualisé les chiffres depuis un moment.

En revanche nous avons la dictature des braillards, des déclencheurs de grève, des bloqueurs de rails et de route. Quand ce ne sont pas les professeurs qui obligent les parents à rester chez eux pour garder leurs enfants, ce sont les cheminots et les agents de la RATP qui vous empêchent de circuler. Sans compter les dockers dans les ports, le blocus des marins-pêcheurs, les contrôleurs aériens, parfois (mais il y a longtemps que ça ne s'est pas vu), les routiers... Bref, tous ceux qui ont une petite chance d'emmerder le monde! C'est le plus grand des pouvoirs : le pouvoir de nuisance!

Les dockers se calment parce qu'on leur a promis des conventions collectives; on aurait pu le proposer avant, d'ailleurs, il n'y a aucune raison qu'ils n'en aient pas comme les autres salariés. Je ne sais pas si les dites conventions prévoieront l'obligation d'être encarté CGT, mais passons! Si les grévistes nous le permettent!

Donc nous n'avons plus sur les bras que la grève du rail, qui ne veut pas voir les cotisations retraite passer à 41 ans. Il est vrai que nous venons de leur faire avaler les 40 ans, alors 41...

Mais peut-être que si on proposait une bonne fois de remplacer une partie de la retraite par répartition par une part de plus en plus grande de capitalisation et qu'on donne à chacun le choix de partir à la retraite quand il l'entend, ils n'auraient plus de raison de brailler.

Ils brailleraient quand même, pour la forme. Difficile de lâcher les mauvaises habitudes. Mais ils ne seraient plus crédibles, bien que les plus nantis des travailleurs - ceux qui ont une totale sécurité de l'emploi et une assurance de retraite confortable payée par les autres - ont déjà du mal à être crédibles et un sacré culot de revendiquer toujours plus et de refuser tout changement.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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