Jeudi 30 avril 2009 4 30 04 2009 18:42

C'est d'HADOPI qu'il est encore question.
Décidément quand notre président est contrarié et qu'une loi de circonstance n'a pas été votée, il nous la ressortira du placard jusqu'à ce qu'elle soit acceptée à l'usure.

Comme il ne s'agit ni plus ni moins que de contrôler Internet, nous devons être vigilants. Par chance nous savons que même si cette loi scélérate passe, elle sera en contradiction avec les textes européens. Par malchance nous avons l'habitude des directives non appliquées pour lesquelles la tellement riche France préfère payer des amendes. Donc ne croyons pas nous défausser sur l'Europe. Le "Guide Suprême" fera ce que bon lui semblera, comme d'habitude.

 

Beaucoup plus grave : selon une interview du post, seuls les députés UMP favorables au projet de loi ont eu le droit de prendre la parole, les autres en ont été interdits "faute de temps disponible". Voir liens ci-dessous.

3 députés UMP contre Hadopi privés de parole : "On est un peu baillonnés"

Par La rédaction du Post
le 29/04/2009, vu 4092 fois, 63 nombre de réactions
Info publiée par la rédaction du Post Info publiée par la rédaction du Post

Le blog de Lionel Tardy est tout à fait intéressant, il y a commis un article bien amer.
Ces trois députés devraient en avoir assez d'avaler des couleuvres. Si l'envie de venir au PLD leur prenait ils y seraient les bienvenus.

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 04 2009 19:17
La stupide, dangereuse et inutile loi Hadopi a été rejetée cet après-midi par un petit groupe de députés essentiellement socialistes, mais pas seulement puisqu'on y comptait Nicolas Dupont-Aignan.

Le coup fut superbe. Profitant de l'absence de nombreux UMP, ils ont demandé et obtenu un vote à main levée. Et ils ont gagné.

Pour une fois il me faut féliciter le groupe socialiste. Même si la méthode est douteuse, la très forte majorité de droite et son absence totale de liberté (voulue ou pas) pour voter en son âme et conscience contre les pires excentricités sarkosystes les contraint à ce genre de sport. Et là, j'avoue, c'est très rare, mais je les approuve totalement.

Désormais il faudra recommencer tout le processus de discussion depuis le début. J'espère seulement que le parti présidentiel ne va pas faire encore plus bête : proposer une redevance annuelle étendue à tous les internautes, y compris ceux qui ne téléchargent jamais la musique de supermarché pour laquelle cette loi scélérate entendait récompenser les "auteurs".

Parce que la seule vraie place de la loi Hadopi, c'est la poubelle !
Par Christiane Chavane - Publié dans : Vie politique
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 04 2009 20:36

De nos amis de l'IFRAP, un article particulièrement percutant qui mérite d'être largement diffusé.

La Crise prétexte pour augmenter le prix des services publics

A écouter les experts de l’OFCE, il ne faut pas lésiner sur la dépense publique, quitte à renchérir le coût de nos services publics. Dans une des dernières lettres de l’OFCE, on peut lire :
« La contrepartie à l’accroissement de la dette publique est le maintien du fonctionnement du système économique et financier. La faillite globale du système coûterait beaucoup plus cher aux générations actuelles et futures que quelques dizaines de points de PIB de dette en plus. Pour éviter le scénario d’une longue récession et briser les anticipations déflationnistes, l’intervention publique doit être massive. Seul l’Etat a les moyens d’éviter que la mécanique récessive ne s’emballe » ... Lire la suite

http://www.ifrap.org/La-Crise-pretexte-pour-augmenter-le-prix-des-services-publics,1169.html?date=20090407
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 04 2009 15:40

Strasbourg en état de siège. 6000 policiers pour encadrer le sommet de l'Otan, des laissez-passer (Ausweiss ?)pour les riverains, les boutiques fermées au centre-ville faute de pouvoir recevoir les clients...

Et des casseurs relégués à 7 km de là, au Pont de l'Europe, où ils ont fait des barricades, en ont décousu avec les "forces de l'ordre", se sont livrés au pillage, ont même incendié un hôtel.

La honte !

Qu'est-ce que ces barbares d'un autre âge qui ne peuvent s'empêcher de casser, piller, frapper... Leur seul argumentaire est dans leur violence.

Pourtant on se demande quelle mouche a piqué nos autorités pour aller faire un tel sommet en plein centre-ville, sans se préoccuper de la population. N'y avait -il pas d'endroits plus isolés et plus adéquats, fallait-il vraiment prendre une ville en otan... , pardon, je voulais dire en otage ?

Ce mépris des riverains n'a d'égal que la bêtise des "manifestants". Quelque part, les deux attitudes sont liées. Elles résultent toutes deux de l'irresponsabilité et du cynisme de nos "élites" et des manipulateurs de ces foules grotesques, leurs "élites" à eux.

Ces forces de police que nous avons déployées, c'est marrant, on dirait qu'elles sont sorties de nulle part. Quand il faut défendre le citoyen contre les sauvageons de tout poil, les criminels, les bloqueurs de fac... (à Perpignan notre ami Jean Louis Caccomo a été insulté, menacé, on lui a crevé ses pneus parce qu'il cherchait simplement à assurer ses cours), il n'y en a jamais assez. Bien sûr puisqu'ils sont occupés à garder les princes-sans-rire qui nous gouvernent et leurs affidés, comme Ingrid Bettencourt.

Ceci mis à part, la bonne nouvelle est la nomination de Monsieur Rasmussen au secrétariat général de l'OTAN. Combien de concessions avons-nous fait à Monsieur Erdogan pour qu'il retire son véto ? Nous ne le saurons pas... C'est l'avenir qui le dira.

PS : Je suis injuste : il y avait un peu plus de police que l'an passé à la Foire du Trône dans le XIIe, hier soir jour de l'ouverture. Plusieurs ont déjà été blessés dans des affrontements avec des "djeunes de banlieue" dont le seul amusement consiste à frapper et voler. Au moins a-t-on évité le drame de l'an passé où un jeune policier avait été tué. Mais bon sang, cette manifestation qui n'a plus rien de populaire a t-elle encore sa place quand elle ne sert que de défouloir à voyous venus en navette gratuite ? Ne serait-il pas temps de la remplacer par autre chose, ou de revoir l'organisation de cette fête ?

Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 04 2009 14:39

Tout le monde se félicite du G20. Ce fut une occasion de se congratuler entre politiciens, de discourir, de plastronner, de jouer du menton pour montrer son volontarisme dans la résolution d'une crise qu'ils ont eux-mêmes produite.

Les mesures de sécurité relatives à la venue de Monsieur Obama prêteraient à sourire, tant on frise le ridicule, si le contribuable n'y était pas de sa poche.

1000 milliards de dollars pour une relance aux accents keynésianistes... Au fou ! Et les associations écolos, les seules à trouver que ce n'est pas assez, qui voudraient un dopage de l'économie verte. On peut leur rétorquer que le dopage n'est pas naturel et qu'il nuit à la santé du dopé.

Sarkozy s'en tire avec un beau discours, comme toujours.
Il a réussi à convaincre Obama de s'attaquer aux paradis fiscaux et de plafonner les salaires des dirigeants, mettant dans le même sac un énarque comme Messier - qui coule sa boîte et s'en va avec un petit pont d'or - ou un Martin Bouygues ou un Antoine Riboud, véritables entrepreneurs dont le génie a permis de créer des sociétés multinationales performantes, et créatrices d'emplois.

Seul bémol : ils se sont aperçus qu'il faudrait plafonner les footballeurs, si utiles à l'économie du pays. Qu'à cela ne tienne ils auront bien un passe-droit, les lois sont faites pour être contournées.

Ils ont oublié de parler du plafonnement des gains, salaires, émargements, indemnités et autres super retraites des élus multifonction et de leurs caisses noires.

Ils ont oublié de plafonner les gains des vedettes préfabriquées du show-biz vivant en Suisse et venant nous donner des leçons de solidarité ou d'écologie. Elles sont si utiles à notre économie qu'on leur a même fait une loi sur mesure : Hadopi, passée hier au Parlement.

Quant-aux paradis fiscaux, c'est surtout aux enfers fiscaux qu'il est urgent de s'attaquer, mais là-dessus, pas un mot. Du reste je viens de lire sur yahoo que Monaco met la France dans l'embarras en ouvrant une enquête sur les biens de Madame Edith Bongo, épouse d'Omar Bongo, et en demandant à Paris d'en faire de même, le parquet parisien refusant de suivre. La France serait donc un paradis fiscal pour certains et un enfer pour d'autres ?

Le grand gagnant dans tout ça, c'est DSK, qui voit son budget tripler.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 04 2009 15:14

RECTIFICATIF !

Aujourd'hui 5 avril de nouvelles propositions ont été mises en ligne, dont certaines des nôtres.
Il s'agissait donc d'une lenteur du site, qui avait sans doute été inondé d'idées.
A moins que nos réclamations n'aient porté, mais je veux croire à la première hypothèse.
Il me faut donc remercier Monsieur Coppé de nous avoir donné la parole.

Jean François Copé a ouvert un site internet
www.depensepublique.fr

Sur ce remarquable site il est proposé au citoyen de s’exprimer pour suggérer des réformes destinées à faire des économies de deniers publics. Cela s’appelle pompeusement « les Etats Généraux de la Dépense Publique ».


J’ai donc, comme beaucoup d’autres amis libéraux, fait plusieurs propositions. En l’occurrence, j’ai demandé le remplacement des aides à la personne et à la famille par un simple impôt négatif, ce qui entraîne de facto la suppression des CAF, j’ai suggéré audit et redéfinition des missions des agences gouvernementales, afin de supprimer les doublons et de larguer les missions qui ont vocation à être mieux gérées par le secteur privé, j’ai proposé la suppression pure et simple de la Halde. J’aurais pu aller plus loin, il y a tant de choses à dire, mais il faut en laisser aux autres…


Et puis, comme mes amis libéraux, je suis revenue sur le site sur une durée de plusieurs jours.

Aucune des propositions que j’avais faites n’apparaît, aucune proposition de mes amis non plus. En revanche une vingtaine de propositions s’inscrit depuis le début, avec un classement par « intérêt » notamment, qui n’engage que celui qui administre le site.


Nous avons bien compris que cette initiative n’est qu’un attrape-gogo, destiné à nous faire croire qu’on nous écoute. Les propositions mentionnées viennent certainement du staff de Monsieur Copé et de quelques élus, ayant utilisé des pseudos farfelus pour tromper l’ennemi libéral et lui faire croire que ces brillantes subtilités économiques comme « vendre les pilules à l’unité » émanaient du bon peuple.


L’un de mes amis ayant eu l’outrecuidance d’écrire à Maître Copé, non pour avoir un fromage comme les amis de Sarkozy, mais pour qu’on prenne en compte nos idées, voici la réponse pré-formatée du sieur Copé (copié-collé avec les fautes) :


Monsieur,

Vous avez bien voulu me faire part de vos observations sur les états généraux de la dépense publique.

Je tenais à vous informer que j’avais pris connaissance de votre courriel et des vos remarques avec toute l’attention qu’ils méritent.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean-François COPÉ


Autrement dit, cause toujours !

Hé bien moi je dis à Copé : cause toujours, t’auras jamais les voix des libéraux, tu sais les quelques petits % qui t’empêcheront toujours de gagner des élections ! Ou version Sarko « casse-toi, pauv' c… » et marche à l’ombre !

En fin de compte, pour limiter la dépense publique il n’y a qu’une solution : virer ces crétins, et donner le pouvoir aux libéraux !

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 04 2009 12:19

Une décision de Louis Schweitzer pêchée sur le site de Riposte Laïque  et à ne manquer sous aucun prétexte :

Délibération n° 2010-24 du 1er avril 2010

Le Collège,

Vu la directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail ;

Vu la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations ;

Vu la loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 portant création de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ;

Vu le décret n°2005-215 du 4 mars 2005 relatif à la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ;

Sur proposition du Président,

 

Décide :

Monsieur X a saisi la haute autorité le 2 décembre 2009 d’une réclamation relative au refus de sa candidature à un concours de beauté en raison de son sexe, de son âge, de sa nationalité, de son apparence physique et de sa situation de famille.

Monsieur X, de nationalité tunisienne, pacsé et vivant en concubinage avec son compagnon, a 52 ans et mesure 1,68 m lorsqu’il se porte candidat pour une élection primaire à un concours de beauté. Sa candidature est refusée par le comité Y en raison de son sexe, de son âge, de sa nationalité et de son apparence physique et de sa situation de famille.

En effet, le règlement du concours prévoit dans son article 1 : « Sont admises à participer aux élections primaires (élections locales et/ou départementales), puis aux finales régionales précédant l’élection nationale de Miss France, les personnes nées de sexe féminin, françaises de naissance ou naturalisées, âgées de 18 à 24 ans à la date du 15 novembre de l’année en cours, d’une taille minimum d’lm70 sans talons, célibataires, ni divorcées, ni veuves, ni pacsées, sans enfant et ne vivant pas en concubinage. L’inscription au concours est gratuite. »

Le comité Y organise des concours locaux et régionaux puis un concours national afin de valoriser les qualités physiques de personnes choisies par des jurys et par le public. Ce comité est également coproducteur d’un programme audiovisuel destiné à être diffusé en particulier sur la chaîne de télévision Z lors du concours national connu sous le nom de « Election Miss France ».

Interrogés par la haute autorité sur les conditions de l’article 1 du règlement, le comité Y et la chaîne de télévision Z mis en cause ont répondu en substance qu’elles apparaissaient conformes à l’esprit et la finalité du concours.

La directive 2000/78/CE prohibe toute discrimination fondée sur le sexe, sur l’âge, sur la nationalité, sur l’apparence physique et sur la situation de famille, notamment en ce qui concerne les conditions d’accès aux activités salariées et non salariées. Elle devait être transposée au plus tard le 2 décembre 2003.

Cette mesure a été transposée par la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations qui prévoit que « toute discrimination directe ou indirecte fondée sur sexe, l’appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race, la religion ou les convictions, le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle […] est interdite […] en matière […] de travail, y compris de travail indépendant ou non salarié […] ».

La loi en question vise de manière générale le cadre du travail sans en donner de définition.

D’une part, la notion de « travail » peut être définie de manière générale comme « une activité humaine, manuelle ou intellectuelle, exercée en vue d’un résultat utile déterminé » (CORNU (G.), Vocabulaire juridique, PUF, 2005, 967 p.).

D’autre part, conformément à une jurisprudence constante de la Cour de justice des Communautés européennes, elle doit être interprétée à la lumière de la directive 2000/78. Or, selon les travaux préparatoires, le législateur communautaire a entendu la notion de travail largement afin de viser les activités salariées, les activités non salariées et indépendantes et les activités bénévoles.

En l’espèce, la prestation attendue des candidats tout au long du concours en question consiste à participer à des manifestations et à des présentations au public. Le règlement du concours exige des candidats retenus une disponibilité importante à cet effet. Il leur appartient d’organiser la suspension de tout engagement professionnel et/ou de se libérer de toute obligation professionnelle qui contreviendrait à cette exigence.

Les candidats doivent également effectuer des prestations scéniques impliquant une préparation particulière et ce, durant plusieurs semaines. L’investissement personnel des candidats, tant dans son contenu que sa durée, n’apparaît donc pas purement marginal et accessoire.

Mais surtout, le concours débouche sur des contrats avec des entreprises commerciales ou des associations humanitaires. Les candidats ont l’obligation de signer les contrats qu’ils finaliseront. L’élection de candidats à tous niveaux du concours entraîne de plein droit, à son égard, la mise en œuvre des contrats. Ainsi, la finalité du concours en cause consiste en réalité à lancer la carrière professionnelle d’une ou plusieurs personnes. L’enjeu de ce concours est donc directement professionnel.

En conséquence, le contenu et la durée de la prestation requise des candidats ainsi que ses débouchés potentiels sur une carrière professionnelle permettent de considérer qu’il s’agit bien d’un « travail », cette notion devant être entendue largement au sens de la loi du 27 mai 2008 transposant la directive 2000/78.

Dès lors, l’impossibilité pour les personnes de sexe masculin et/ou de nationalité non française et/ou âgées de plus 24 ans et/ou de taille inférieure à 1,70 m et/ou non mariées et/ou divorcées et/ou veuves et/ou pacsées et/ou avec enfant et/ou vivant en concubinage caractérise autant de différences de traitement fondée sur un motif prohibé par la loi.

En principe, une discrimination fondée directement sur un critère prohibé ne peut pas être justifiée (C.J.C.E. 8 novembre 1990 Dekker, aff C-177/88). Toutefois, ce principe admet des dérogations exceptionnelles.

L’article 4-1 de la directive 2000/78 permet par exemple qu’« une différence de traitement fondée sur l’âge ne constitue pas une discrimination lorsqu’en raison de la nature d’une activité professionnelle ou des conditions de son exercice, la caractéristique en cause constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante, pour autant que l’objectif soit légitime et que l’exigence soit proportionnée ».

Une telle dérogation n’est possible que si l’Etat le prévoit et ce, « dans des circonstances très limitées ». En tout état de cause, « ces circonstances doivent être mentionnées dans les informations fournies par les États membres à la Commission » (considérant 23 de la directive 2000/78). Ces dispositions s’inspirent largement de l’article 2-2 de la directive 76/207/CEE sur l’égalité de traitement entre travailleurs féminins et masculins qui a été largement interprétée par la C.J.C.E.

La jurisprudence communautaire a précisé que la mise en œuvre de toute dérogation au principe de non-discrimination autorisée par les directives au niveau national doit être interprétée strictement, ne vise que des activités spécifiques et doit faire l’objet d’un examen objectif et transparent.

De plus, dans la mesure où la Cour a d’ailleurs expressément consacré le principe de non-discrimination comme un principe général du droit communautaire dans son arrêt Mangold, toute dérogation à ce principe devrait donc être entendue strictement. Par ailleurs, la Cour a notamment récusé la fixation d’un pourcentage de postes attribués en fonction du sexe pour des emplois dans la police nationale et l’administration pénitentiaire parce que ce dispositif n’était régi par « aucun critère objectif défini dans un texte législatif ou réglementaire » et que cette situation empêchait toute forme de contrôle de la part de la Commission et des juridictions et des personnes lésées (C.J.C.E. 30 juin 1988 Commission c/ France, aff. 318/86).

En tout état de cause, la Cour n’a eu à connaître que de législations ou de réglementations visant à déroger au principe de non-discrimination fondé sur le sexe au sujet d’activités professionnelles nommément désignées.

En effet, ainsi que l’avocat général La Pergola a pu le relever dans l’affaire Kreil « la réserve formulée à l’article 2, paragraphe 2, de la directive n’autorise aucune disparité de traitement basée sur des considérations générales d’ordre social ou politique. Les discriminations fondées sur le sexe (…) ne s’avèrent justifiées que lorsque le législateur national les a prévues en raison d’exigences spécifiques, intimement liées à la nature ou aux conditions d’exercice d’un travail, résultant éventuellement du tissu culturel d’un pays à un moment donné de l’histoire » (conclusions sous C.J.C.E. 11 janvier 2000 Kreil, aff. 285/98).

Concernant l’âge, la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 a transposé la directive 2000/78 de la manière suivante : le principe de non-discrimination ne fait pas obstacle aux différences de traitement fondées sur l’âge « lorsqu’elles répondent à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et pour autant que l’objectif soit légitime et l’exigence proportionnée » (article 2).

Contrairement aux dérogations prévues au principe de non discrimination fondé sur le critère du sexe, cette loi ne prévoit aucune liste d’activités spécifiques nommément désignées ou de dispositif spécifique à chaque critère qui, a priori, pourrait justifier des différences de traitement sous réserve du respect du principe de proportionnalité. Sa rédaction pourrait donner l’impression que chaque employeur ou donneur d’ordre peut apprécier l’opportunité de déroger au principe de non-discrimination fondé sur l’âge si l’activité en cause ou les conditions de son exercice exigent d’avoir un âge particulier. Cependant, une telle interprétation n’apparaît pas conforme aux exigences de contrôle et de transparence posées par la jurisprudence communautaire aux conditions de mise en œuvre des exceptions fondées sur l’exigence professionnelle essentielle.

En conséquence, il apparaît que la loi de transposition actuelle ne dispense pas le gouvernement de définir plus précisément les exceptions fondées sur l’exigence professionnelle essentielle. Or, ni le législateur ni l’exécutif n’ont encore défini d’exception visant les âges limites.

En tout état de cause, même en l’état actuel du droit positif, il demeure de principe constant que, sauf à vider de tout contenu la protection apportée par l’interdiction des discriminations, les dérogations ne sauraient être admises que de manière très limitative et sous réserve du principe de proportionnalité.

En l’espèce, le comité Y ainsi que le télédiffuseur Z n’ont pas justifié toutes les limitations de l’article 1 de leur règlement pour participer aux concours et aux émissions. Les sociétés Y et Z n’ont pas démontré en quoi le fait d’empêcher la participation de toute personne de plus de 34 ans, de sexe masculin, de nationalité étrangère, de petite taille, non célibataire, etc. était essentiel, déterminant, légitime et proportionné au regard de l’objectif de ces concours et de ces émissions.

Compte tenu de ce qui précède, l’impossibilité pour toutes ces personnes participer à l’émission de télévision en cause constitue une différence de traitement à raison de critères divers qui n’est pas justifiée au regard de l’article 2 de la loi n°2008-496 du 27 mai 2008.

Ce refus doit donc être considéré comme discriminatoire.

Conformément à l’article 11 de la loi en portant création, le Collège de la haute autorité recommande l’abrogation des critères de sexe, d’âge, de nationalité, de taille et de situation de famille dans le règlement des concours en cause. Il demande à être tenu informé des suites données dans un délai de deux mois.

Par ailleurs, la haute autorité recommande au gouvernement, en vue notamment d’éviter un grand nombre de contentieux, de préciser, par voie réglementaire, la portée de la dérogation prévue par l’article 2 de la loi n°2008-496 du 27 mai 2008 conformément aux exigences qui découlent de la jurisprudence communautaire. La haute autorité demande à être consultée par le gouvernement sur ce projet de texte.

Le Collège de la haute autorité demande au Premier ministre ainsi qu’au Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité de lui rendre compte des suites données à sa recommandation dans un délai de six mois.

Le Président

Louis SCHWEITZER

Par Christiane Chavane - Publié dans : témoignages
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Lundi 30 mars 2009 1 30 03 2009 19:29

Notre Maître à tous, notre Guide a eu une panne d'avion.
Son Airbus a pris une heure de retard au décollage suite à une panne de réacteur.

Il faut croire qu'avant de présider à nos destinées, il n'avait jamais pris un avion, parce qu'il paraît qu'il a été le seul à s'énerver; dorénavant il lui faudra un avion plus gros, un A 330 contenant 400 places, pour ses déplacements professionnels. Vu comme ses chevilles sont enflées, en effet il doit avoir du mal à entrer dans un A-310, ce qui explique que le réacteur ait manqué de poussée.

Et qui sait qui paie toutes ces extravagances ? Dites-moi ? Vous en avez bien une idée ?

Peut-être y a-t-il là quelque chose à suggérer aux Etats Généraux de la Dépense Publique, sur lesquels je ne vais pas tarder à revenir.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Etat
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Lundi 30 mars 2009 1 30 03 2009 19:17



L'an dernier les citoyens se sont vus suggéré d'éteindre leur lumière tous en même temps pendant une heure. Devant le résultat peu significatif l'état a décidé de prendre ça en mains : cette année c'était les communes qui marquaient le couvre-feu. On collectivise. Dans une société normale le citoyen est induit à faire des économies d'énergie quand il voit sa facture grimper. Chez nous il faut éteindre ou allumer sur commande !

Au pays qui inventa les Lumières, nous sommes gouvernés par des illuminés. Ce doit être ça le despotisme éclairé.

 Paris by night !

Par Christiane Chavane - Publié dans : humour
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 03 2009 18:51

Rien de tel qu'une gigantesque crise provoquée par un pays étranger et puissant comme les USA pour cacher les carences de notre système économique, redistributif de monnaie de singe. Si nous n'étions pas dans l'euro, contraints et forcés d'avoir un change fixe, nous aurions déjà dévalué quinze fois depuis l'an 2000, ou créé le Nouveau Nouveau Franc en supprimant deux zéros !

La faiblesse de notre industrie est telle que les fermetures d'usine se succèdent, et ce n'est pas dû aux problèmes financiers américains mais bien à des problèmes structurels. La crise n'a fait qu'achever un travail de sape qui couve depuis le début de la Ve, avec un apogée dans les années 81-88. Prenons deux des plus beaux fleurons de notre tissu industriel :

- l'automobile : non seulement PSA et Renault mais leurs multiples sous-traitants, dont Valéo dont on a tant critiqué le dirigeant alors que pendant 20 ans il a brillamment développé l'entreprise. La crise qui touche l'automobile en France est antérieure à la crise financière. Elle a commencé dès le lendemain des mesures Borloo. Certes, le pétrole à 145 euros le baril avait un peu ralenti les vélléités de voyages en voiture de nos compatriotes, mais il en fallait plus pour amener l'automobile française, de bonne qualité et peu consommatrice, au bord de la faillite. Il fallait le bonus sur les tondeuses à gazon roulantes, sur lesquelles les constructeurs font très peu de marge, et qui profite surtout aux petites étrangères. Les radars à outrance et les retraits de points abusifs ont fait le reste.

- la pharmacie : en 1981 nous étions le 2nd découvreur de médicaments innovants de la planète, à une encablure des Américains. En 1990 nous étions passés au 8e rang. Aujourd'hui je n'ose même pas regarder le classement. Les tribulations de l'usine 3M de Pithiviers sont emblématiques. Grâce à la gabegie de notre sécurité sociale et aux mesures idiotes de soi-disant sauvetage qui se succèdent sans résultat depuis des années (comment pourraient-elles marcher puisqu'on applique toujours les mêmes recettes dont on connaît l'ineffficacité), grâce à la fiscalité sur les successions d'entreprises, grâce à l'ISF, grâce aux taxes imposées à l'industrie pharmaceutique et à la longueur des procédures administratives de mise sur le marché (les pires de l'Union Européenne), nous avons non seulement coulé notre industrie pharmaceutique, mais aussi tous leurs sous-traitants, c'est à dire, entre autres, toutes les sociétés de synthèse à façon. Et ça, ce n'est pas la faute à Bush !

Je pourrais multiplier les exemples.

Il serait temps de prendre conscience de ces erreurs et de les redresser s'il n'est pas trop tard. Sinon la crise passera, mais sans nous !


Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Présentation

Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Edwige Antier, député UMP, mérite une fessée. Cela lui apprendra à vouloir éduquer les enfants à la place des parents. Si elle n'a rien à foutre de mieux à l'AN qu'elle retourne à son cabinet s'occuper de ses clients (si elle en a).


Vie du parti

Pour plus d'info : www.lepartiliberal.fr

Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

AGENDA

1er octobre 18 H venez débattre sur l'avenir de Paris : Paris survivra-t-il au 21e siècle, école nationale supérieure d'architecture, Amphithéâtre 2, 14 rue Bonaparte, 75016 PARIS - entrée libre, pot amical à l'issue du débat. Plus d'infos sur www.delanopolis.fr

8 octobre 19H - Café Débat avec Charles Gave au Café de Flore autour de son livre : libéral mais pas coupable. détails sur :
www.paris-liberal.fr

18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

8 novembre 15 Heure devant la Mairie du 3e : faisons tomber le Mur des idéologies communistes. www.paris-liberal.fr

19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
www.paris-liberal.fr

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Profil

  • : Christiane Chavane
  • le12eliberal
  • : 01/06/1954
  • : Paris 12e

Pétitions et sondages

Contre le financement du RSA par les classes moyennes (comme toujours) : http://www.contribuables.org/les-petitions/non-a-la-taxe-pour-financer-le-rsa/#comment-41527

Sauvegarde retraite : pour que les retraites du privé ne soient plus gérées (pillées) par des fonctionnaires syndiqués signez la pétition

Pour la sauvegarde du vrai Rosé :www.coupertuelerose.com

Contre les éoliennes au Mont St Michel : http://www.sos-montsaintmichel.info

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