Education

Vendredi 9 octobre 2009

Le Sénat décide d’interdire le téléphone portable à l’école, de la maternelle au lycée.

 

Parce que ça perturbe les cours ?

Parce qu’il y a des risques de racket et qu’il y a suffisamment de problèmes de vols et de violence sans en rajouter ?

 

Non, parce que c’est mauvais pour les neurones.

 

Pour cela ils n’ont pas auditionné les opérateurs, ni l’AFFSA, mais les associations anti-ondes.

 

Sous Nicolas Premier, nos élus sont ils inoccupés à ce point ?

 

Dans le primaire les établissements scolaires sont parfaitement capables d’interdire les portables sans faire appel aux sénateurs et sans avoir besoin de loi. L’école que fréquentait mon fils les interdisait non pas à cause des ondes, mais pour éviter les problèmes de vols. On se demande d’ailleurs pourquoi des parents d’élèves de moins de 8 ans leur offrent des portables alors qu’ils ne sont pas autonomes. Même en CM1/CM2, on n’en voit pas bien l’intérêt, si ce n’est céder aux caprices de la mode et aux desiderata du chérubin qui veut faire comme les grands. Le rôle des parents dans l’éducation est primordial, on ne le dira jamais assez. S’il est vrai que certains donnent des portables à des enfants de maternelle, soit, le cerveau des enfants risque gros. Non pas à cause des ondes. Mais parce que les parents eux-mêmes ont le cerveau en dérangement, et hélas, la crétinerie est congénitale.

 

Au collège et lycée le problème est différent. Les élèves rentrent seuls à la maison, ont souvent envie de se retrouver entre copains, et les parents préfèrent savoir où ils sont. Cela dit, on peut souvent se passer du portable. L’école, en revanche, peut et doit exiger qu’il soit éteint dans l’établissement pour éviter le désagrément des sonneries intempestives, sous réserve de confiscation jusqu’au soir. Cela s’applique aussi aux professeurs au moins hors de la salle des professeurs.

 

Mais bon, désormais, il y aura Loi, et Monsieur Etat décidera pour nous qui a droit au portable et qui n’y a pas droit. Vive la subsidiarité !

Par Christiane Chavane
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Vendredi 9 octobre 2009

La réforme du lycée bat son plein. Comme les ministres sont trop mauvais notre président a décidé de s’en occuper.

 

C’était mal parti. La réforme avait été repoussée d’un an à cause du tollé provoqué chez les professeurs. Il faut reconnaître qu’il y avait de quoi hurler. Mais le chef voulait quand même sa réforme donc dès cette année la voici partiellement mise en place.

 

En seconde générale, c’est surtout le programme de maths qui est touché. Il était déjà navrant, décousu, consistant à bidouiller les polynômes et les fonctions sans avoir acquis les bases ni savoir à quoi ça sert et d’où ça sort… Mais comme disent les « enseignants », « ce n’est pas à nous de leur donner les bases, elles sont acquises au collège. » Sans rire ? Ils ont regardé le programme du Brevet des Collèges ? En gros c’est aux parents de « donner les bases ». Ceux qui ne sont ni ingénieurs ni profs de maths ou qui ont autre chose à faire que de faire l’école à la maison comprendront mieux pourquoi leur progéniture a du mal à suivre. Et l’on ne s’étonnera pas de l’échec scolaire en milieu défavorisé.

 

On se dit alors : youpi ! La réforme va nous sauver.

 

Hélas, le programme est encore allégé, on supprime les espaces vectoriels que le professeur de physique devra expliquer à ses élèves si ceux-ci veulent comprendre un tant soit peu les cours de mécanique. Mais les manuels scolaires n’ayant pu être édités à temps, on garde les anciens, on barre des pages et on rajoute des photocopies !

 

Mais ce n’est pas le pire : en première S aussi le programme change, mais en milieu d’année, et les élèves auront un nouveau livre au cours du second trimestre. De plus, alors que le programme actuel de seconde est insuffisant et inadapté à la première S, la suppression d’éléments clés du programme va encore aggraver l’écart.

 

Déjà à l’heure actuelle les étudiants qui intègrent les écoles préparatoires ont des lacunes en maths. Ce n’est pas cette réforme qui va améliorer le niveau.

 

Les maths étaient jusqu’ici le point fort de la France. Désormais, c’est encore un savoir-faire que l’on va enterrer dans les musées.

 

Je ne sais pas ce que compte faire le Président qui va prendre en main la suite de cette réforme, mais à priori sa volonté est de tuer les sciences et niveler par le bas. En France, désormais, les scientifiques sont assimilés aux sorcières du moyen-âge, et la sainte inquisition s’appelle Greenpeace, Artus-Bertrand, Hulot, WWF, et autres « amis de la terre ».

 

Et la France s’achemine de plus en plus vite vers le sous-développement durable.

Par Christiane Chavane
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Vendredi 2 octobre 2009

 

À partir de la semaine prochaine, l’académie de Créteil expérimentera dans trois de ses lycées professionnels une mesure destinée à lutter contre l’absentéisme scolaire. Les classes concernées pourront gagner jusqu’à 10.000 euros pour financer un projet collectif si l’ensemble du groupe fait preuve d’une bonne assiduité. Pierre Claustre, secrétaire général académique du SNES, syndicat majoritaire chez les enseignants du second degré, réagit pour lepoint.fr à ce qu’il est pour lui une "mesure bling-bling" et "contre-productive". Lire la suite l'article dans le Point.fr

Hé bien une fois n’est pas coutume, je suis de l’avis du SNES. Cette mesure me choque. C’est encore et toujours la prime à la casse. Le mauvais comportement est récompensé et la vertu punie. S’il faut faire des cadeaux aux élèves pour qu’ils fassent ce qu’ils doivent faire, c'est-à-dire être présents aux cours au lieu de faire l’école buissonnière, il n’y a aucune raison que demain tous les lycéens ne se mettent pas à sécher en attendant qu’on leur promette des « jetons de présence » pour revenir en classe. Voilà qui va coûter cher : payer les lycéens non pas même pour travailler, mais juste pour occuper leur chaise !

Les écoles existent-elles pour s’auto-justifier et pour que des professeurs s’écoutent parler devant un parterre de potaches endormis, ou bien ont-elles vocation à transmettre des savoirs et préparer à un métier ? A fortiori, d’ailleurs, les lycées professionnels !

L’absentéisme a généralement pour résultat de faire échouer l’élève, qui n’a pas acquis en fin d’année les connaissances nécessaires pour exercer le métier auquel il est censé se préparer. Autrement dit la faute incombe à l’élève. Il travaille pour lui et non pour faire plaisir à ses professeurs. Il est responsable de sa propre incapacité, s’il n’a pas fait le minimum requis pour apprendre. C’est sa propre vie qu’il se gâche lui-même, son avenir qu’il aliène. Cela le regarde. A plus de 16 ans il est assez grand pour s’en rendre compte, ou trop stupide pour faire quoi que ce soit.  A lui de voir. D’ailleurs il peut quitter le système scolaire si ça lui chante, ce n’est plus obligatoire.

Le lycée, lui, est prié de sanctionner l’élève en ne le laissant pas passer dans la classe au dessus. Au bout il y aura toujours le couperet du bac professionnel auquel il échouera. En aucun cas il ne pourra prétendre que c’est « la faute à la société ».

Par Christiane Chavane
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Vendredi 25 septembre 2009

Avant-hier l’AFEV (Association de la Fondation Etudiante pour la Ville) a organisé sa 2e journée du refus de l’échec scolaire.

 

Un peu comme à Moscou, il y a chaque jour une journée pour quelque chose. La fête des Voisins consiste à boire un pot avec ses voisins une fois par an et leur faire la gueule le reste de l’année ; la Saint-Valentin permet d’inviter son épouse au resto une fois par an et de se lancer la vaisselle à la tête les autres jours ; la fête des Mères ou des Pères revient à se souvenir une fois par an que l’on a des parents à l’autre bout de la France ; il y a maintenant la journée des enfants, des grands parents, des chiens et chats, de la musique, du patrimoine… J’ai un peu perdu le compte. Comme il n’y a que 365 jours dans l’année il y a heureusement une limite, sinon il faudra faire des demi - journées.

 

Je ne sais pas si la Journée de refus de l’échec scolaire consiste à mettre les cancres au boulot une fois par an.

 

En réalité l’AFEV, dont j’ai visionné le site, est une association très visiblement à gauche, et pétrie de bonnes intentions, celles dont l’enfer est pavé. Je passe sur les lieux communs habituels sur l’engagement citoyen, la place sociétale des parents et autres billevesées. L’AFEV enfonce des portes ouvertes en nous disant que les populations défavorisées sont plus en échec que les autres. Pas la peine d’être un spécialiste de l’éducation pour le voir. Des discours jargonneux nous expliquent en long en large et en travers ce qu’il faudrait faire, dans un charabia « novlanguesque » tellement laborieux que l’on comprend pourquoi il y a incompréhension entre les enfants et les professeurs.

 

Nous apprenons tout de même que l’échec scolaire est essentiellement dû au collège, qui induirait une rupture trop brutale par rapport au primaire. Thèse discutable, s’il en est. De même, les programmes seraient trop chargés. Depuis le temps qu’on les allège on peut pourtant se demander pourquoi l’échec s’aggrave.

 

Je ne suis pas enseignante, mais je suis allée à l’école, et j’ai aujourd’hui un fils lycéen, donc je ne peux pas m’empêcher de comparer et de noter certaines choses :

 

-          en premier lieu, l’école primaire ne remplit plus sa fonction, qui est d’apprendre aux enfants non seulement à lire, écrire et compter, mais tout simplement à apprendre. Le ludique a remplacé l’effort sans lequel il est impossible de poursuivre une scolarité jusqu’au bac. Le programme est un fourre-tout dans lequel on fait plus de formatage « citoyen » (pour ne pas dire politique) que d’enseignement réel. La grammaire, inexistante, est remplacée par des éléments de linguistique que ni les enseignants ni les enfants ne comprennent (les parents non plus), et cela les handicape gravement lorsqu’on commence à aborder les langues étrangères, et ne parlons pas des langues anciennes. Le calcul mental a disparu au détriment de la calculette.

-          D’autre part, peu importe où se situe l’école et quel est l’environnement socioculturel, le programme sera le même de Dunkerque à Marseille, que ce soit dans les ZEP dans lesquelles la moitié des gamins ne parle pas français, ou dans les écoles huppées des beaux quartiers, avec le même effectif par classe. Le formatage est la règle, mais pour formater quelqu’un, il faut au minimum qu’il comprenne ce qu’on lui dit. La carte scolaire interdit à un bon élève d’un mauvais quartier d’aller ailleurs. Il ne suffit pas de supprimer la carte, il est d’ailleurs indispensable que les écoles soient tenues de prendre les enfants de leur quartier avant de recruter à l’extérieur. Faire galérer les parents n’est pas souhaitable, les enfants du primaire n’ayant pas d’autonomie. En revanche il est indispensable que le chef d’établissement soit maître chez lui et décide de l’effectif des classes et de la teneur du programme, à l’exception des fondamentaux en Français et calcul qui doivent impérativement être acquis. Si les enfants ont des difficultés avec le Français, libre à lui de leur fournir des cours d’apprentissage supplémentaires de la langue plutôt que des cours d’histoire ou SVT, qui, de toutes façons, seront repris au collège.

-          Aucun enfant ne doit arriver au collège sans savoir parfaitement lire, écrire et compter ! C’était ainsi autrefois, pas de raison que ça change. S’il y a des gamins irrémédiablement incapables d’apprendre, il faut alors prévoir pour eux des structures particulières, mais je gage qu’avec des écoles primaires plus adaptées à leur environnement et plus autonomes, le nombre de ces enfants chutera de façon vertigineuse. Il sera alors toujours temps de s’occuper sérieusement des problèmes des collèges et lycées, car il y a aussi beaucoup à dire.


D'ici là j'attends qu'on crée le Jour du Refus de la Connerie, mais ça va faire un sacré boulot.
 

 

Par Christiane Chavane
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Mercredi 2 septembre 2009

Il y a quelque temps l'association des petits chanteurs à la croix de bois a failli être interdite car elle faisait "travailler des enfants sans les rémunérer".

Pour information cette association à but non lucratif est une école, en l'occurrence un internat catholique pour des enfants de 9 à 14 ans, triés sur le volet en fonction de leur capacité à chanter. L'école coûte aux parents environ 320 euros par mois. Les enfants suivent un cursus scolaire normal, avec cette différence qu'ils sont intégrés à une chorale qui parcourt le monde entier pour chanter. Cela permet aux enfants de voyager, et ce sont les gains des tournées qui paient les voyages. En somme une formidable école de vie en plus d'être une école tout court.

Mais cette école a deux graves défauts :
- C'est une association catholique, ce qui est impardonnable en nos temps de laïcisme forcené. Les musulmans sont tolérés (par crainte de représailles et non par ouverture d'esprit), tous les autres cultes sont plus ou moins interdits ou doivent se montrer discrets. Le seul dieu qui tienne, c'est l'état et sa morale socialiste culpabilisatrice.
- C'est une école élitiste, puisque les enfants qui y sont admis doivent impérativement avoir du talent pour le chant. Dans notre société égalitariste, c'est criminel.

Il fallait donc trouver un moyen de les couler. Voilà la solution, le verdict est tombé, désormais les enfants toucheront 80% du SMIC en période de concerts, soit environ 10 euros par représentation.

Conclusion, l'école ne peut plus organiser les voyages.

Mais notre état est bienveillant, il va désormais la subventionner.

La boucle est bouclée. Pour que l'école ne ferme pas, ce qui eut provoqué tout de même un petit tollé car il s'agit d'une très vieille institution, c'est le pigeon de contribuable qui va passer à la caisse... Ou du moins ce sera rajouté à la dette, ce qui revient au même, s'il ne paie pas aujourd'hui ce sera demain.

Donc, maintenant, l'association des petits chanteurs devient une dépendance de l'état, et le ministre de la culture le Maître-Chanteur.

Par Christiane Chavane
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Samedi 13 juin 2009

AUJOURD'HUI 13 JUILLET 2009 CHRISTINE LAGARDE VIENT DE ME REPONDRE : elle prend note de mes remarques sur l'ISF. Réponse bateau bien entendu... Je ne me fais aucune illusion sur le sursaut d'intelligence économique !


LETTRE OUVERTE A CHRISTINE LAGARDE, Ministre de la Pompe à Phynances, et accessoirement émargeant au Conseil de Paris.

 

Madame le Ministre,

 

Cette année pour la troisième fois consécutive je viens de payer mon Impôt Spoliatoire sur la « Fortune » dit ISF. Grâce à la baisse de la bourse et de l’immobilier, je n’ai pas dépassé la première tranche, et ne vous laisserai que 1200 euros. J’avoue avoir un peu réduit la facture en investissant dans la société d’un ami, considérant que perdu pour perdu, mieux valait que ce soit lui qui ait mon argent plutôt que de le voir partir en fumée dans le bouchage des trous du budget de l’état. Et puis qui sait, avec lui, ce ne sera peut-être pas perdu totalement, avec vous, si !

 

Mais pourquoi devrais-je vous les laisser, ces 1200 euros ?

 

Une partie de mon patrimoine vient de l’héritage que m’on laissé mes parents. Je vous fais remarquer que je vous ai déjà donné 20% de cet héritage. Trouveriez-vous normal qu’on vous pique 20% de vos biens et qu’on vous dise ensuite qu’il faudra continuer à payer un peu tous les ans, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ?

 

L’autre partie est due à mon épargne, après le paiement de mes impôts sur le revenu. Ces impôts seraient-ils si sous-évalués qu’il faille m’en rabioter un peu sur ce que j’ai mis laborieusement de côté après le passage des vautours territoriaux, le paiement de mes charges sociales invraisemblables, de mes assurances obligatoires en tout genre, des charges de mon appartement etc. ?

 

Bien sûr il y a le bouclier fiscal. Je paie certes un IRPP, mais pas assez pour arriver à 50% de mes revenus avec 1200 euros d’ISF, heureusement. Imaginez quand même que lorsque vous avez des revenus de salarié moyen, ou un peu plus que moyen, s’en voir faucher la moitié par l’état revient carrément à ne plus avoir de quoi vivre. D’autant plus que l’on oublie les impôts locaux dans ce calcul, or les biens immobiliers, principale cause de mon ISF, sont soumis au niveau local à des prélèvements de plus en plus lourds, dont le total dépasse largement mon IRPP. Résultat : peu à peu, je vends en France pour acheter à l’étranger, où les impôts locaux sont plus raisonnables. J’ai commencé en 2007 avec une maison de vacances, pas de doute je vais continuer.

 

Mais tout cela doit vous échapper, vous qui vivez aux frais de la contribuable que je suis, ne manquant pas de me le rappeler quand vous sillonnez les avenues du XIIe dans une limousine à gyrophare et sirène escortée de motards, pour ne pas être troublée par les embouteillages provoqués par ces manants de Parisiens, vos sujets.

 

Les étrangers qui nous accueillent sont très heureux que nous investissions pour passer les vacances chez eux. Savoir qu’ils doivent ça à l’impôt le plus con qui ait jamais germé dans un cerveau de fiscaliste, et que la France, grande donneuse de leçons et chasseresse de paradis fiscaux, persiste dans sa stupidité… Franchement, ils se tiennent les côtes de rire.

 

En attendant les artisans locaux rénovent ma maison, les commerçants locaux me vendent leurs produits, les restaurants profitent de ma clientèle tandis qu’en France on me verra de moins en moins. Ajouterai-je perfidement que les faibles impôts locaux rentrent dans les caisses d’un autre pays, sans espoir de retour pour vous ? Et dois-je dire, cerise sur le gâteau, qu’en dehors de la France, j’ai vu des services publics au service du public, et non des services ruineux du public aux agents pléthoriques de l’état.

 

J’habite Paris pour mon boulot… Autant dire que je rêve de trouver un moyen d’évasion (fiscale et physique), et que si vous me poussez encore un peu, cette solution finira par s’imposer à moi.

 

Cela dit je dois repeindre ma cuisine. Bêtement, je viens de vous donner la somme que j’aurais dû y consacrer. Bêtement, je vais retarder les travaux d’au moins un an. Bêtement, ce sera du travail en moins pour un artisan parisien. Cet artisan vous doit d’avoir perdu une cliente. Je ne manquerai pas de le lui faire savoir. L’économie française vous doit de ne pas tourner. Je ne manquerai pas non plus de le crier sur les toits.

 

Mais vous avez une solution très simple : supprimer l’ISF avec effet rétroactif et me rembourser.

 

Dans l’attente de votre part d’un sursaut d’intelligence économique, je vous prie, Madame le Ministre, de recevoir mes libérales salutations.

 

 

 

Par Christiane Chavane
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Vendredi 23 janvier 2009
J'avais cru entendre dire que l'éducation nationale était une organisation pléthorique et qu'il convenait de supprimer des postes. C'était d'ailleurs inscrit dans le projet de Xavier Darcos, sur lequel il a fort bien fait de reculer. S'il est légitime de diminuer l'effectif de la fonction publique et de faire la chasse aux gaspis des deniers publics, il faut commencer par auditer, puis réorganiser. C'est là qu'on trouve en général des économies à faire. On peut par exemple se demander à quoi servent les 30.000 enseignants sans enseignement qui continuent d'émerger au budget. On peut aussi et surtout vérifier que dans les rectorats, on ne trouve pas un nombre considérable d'administratifs totalement inutiles, soit que le travail soit fait deux ou plusieurs fois, soit que, tout simplement, leur job n'apporte strictement rien à la bonne marche de la machine. Certaines taches pourraient fort bien être déléguées au privé et centralisées, d'autres au contraire sont du domaine des chefs d'établissement, qui devraient jouir d'une bien plus grande autonomie.

C'était donc une bonne intention, mais réalisée bêtement, elle ne pouvait que braquer les professeurs, lesquels sont nombreux à se plaindre des bâtons dans les roues permanent que leur met l'académie.

De même la kyrielle d'emplois jeunes, d'assistantes sociales et autres pseudo auxiliaires sans utilité est elle une source d'économies non négligeables.

Hé bien je me suis trompée : en fait Monsieur Darcos a totalement changé d'avis, au point d'embaucher 5000 inutiles de plus pour lutter contre l'absentéisme. Pourquoi 5000? Pourquoi pas 100.000 ou 1 par établissement? Que vont-ils faire? Compter les élèves tous les matins et faire un rapport au chef d'établissement?

Mon fils est dans un lycée privé. Depuis qu'il est à l'école il y a une règle simple : pour tout élève absent le matin et qui ne l'a pas justifié, le secrétariat de l'école, averti par le professeur qui a noté l'absence, appelle les parents. Pas besoin d'un rapport en 3 exemplaires sur papier timbré. Pour autant que je le sache, l'absentéisme est très restreint. Pourquoi le public est il incapable d'en faire autant? J'ai un jour reçu une missive de la maternelle publique près de chez moi. A l'époque ils avaient refusé d'inscrire mon fils par manque de place (mais il y en avait curieusement pour des gens qui étaient immatriculés en banlieue!), d'où le privé, mais l'année d'après ils avaient sans doute du mal à remplir leurs classes car ils m'ont signifié qu'ils avaient une place libre. Ils avaient joint au courrier le règlement de l'école. Il y était dit que les parents devaient justifier l'absence de l'enfant au bout de 3 jours (sic). Je n'ai même pas pris la peine de leur répondre.

Donc nous allons encore augmenter de 5000 le nombre de parasites de l'éducation nationale, ce qui revient grosso modo à mettre entre 10 et 12.000 personnes au chômage!

STOP! ARRETONS LE MASSACRE, CA SUFFIT COMME CA!
Par Christiane Chavane
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Jeudi 20 novembre 2008

La récré est sonnée pour aujourd'hui : 70% des enseignants du primaire sont en grève.
Pour une fois je vais vous étonner : je suis d'accord avec eux!

Quand un ministre de l'éducation nationale se targue en guise de réforme de réduire le budget, les effectifs et les heures d'enseignement sans modifier le système en profondeur, sans le restructurer, ce ministre entre dans une logique purement comptable, utilitariste, dont le seul résultat ne peut être que d'enfoncer un peu plus l'éducation nationale et dégrader le peu de qualité qu'il en reste.

Quand ce même ministre annonce stupidement qu'un professeur des Ecoles gagne 4.400 euros par mois, donc un riche au sens de François Hollande, il ne sert que la haine et la jalousie et prend les instituteurs pour les boucs émissaires d'un système en panne. Bien entendu, quelques instituteurs gagnent bien leur vie, surtout s'ils se chargent de l'étude du soir. Et alors? En revanche des chefs d'établissements qui ont une écrasante responsabilité (il n'est pas évident de garder et de protéger des enfants de 6 à 10 ans contre eux-mêmes et contre les autres) sont très souvent moins bien payés que les enseignants. A tel point que des professeurs refusent de "monter en grade" et de devenir directeurs.

Quand ce même ministre affiche dans les 4 vérités hebdo du 17  Novembre la grande ambition de son ministère en ses mots (je cite) :
"arriver à socialiser les enfants, à parvenir à ce qu'ils écoutent, et à leur faire parler une langue qui ressemble au français"
Je crois que tout est dit : c'est "la fabrique des crétins" officialisée. Fermez le ban.
D'autant plus qu'avant de passer sous les fourches caudines des "pédagogues" en tout genre, 80% au moins des enfants sont parfaitement socialisables (et même déjà socialisés depuis la crèche ou la nounou), et savent parler un français enfantin mais correct... Ecouter est une autre histoire : souvent ils le peuvent, mais pas longtemps. Mais c'est le métier des instituteurs que de les tenir à l'écoute en suscitant leur intérêt, et la plupart sait fort bien le faire. Reste 20% de cas "pathologiques" pour des raisons diverses et variées, mais on ne peut asseoir une réforme sur 20% des cas. Ils doivent être traités différemment.

Il est bien évident que le budget de l'école est trop élevé pour le résultat obtenu.

Nous l'avons déjà dit plusieurs fois : il faut réformer l'école en donnant plus d'autonomie aux établissements et plus de liberté aux parents. Moins mais mieux devrait être la règle. Dans le privé il y a des classes de primaire de 32 ou 33 élèves alors que le public limite à 24 ou 25 (je ne sais plus exactement), or rien n'est plus stupide qu'une règle rigide. Si les enfants sont correctement socialisés une classe de 33 ne pose aucun problème, sinon 24 est déjà ingérable.

Tant que Xavier Darcos ne propose pas une sérieuse autonomie des écoles - au moins au départ sur des établissements volontaires, avec des directeurs prêts à jouer le jeu contre une rémunération ad hoc, il dressera forcément l'éducation nationale contre lui!


Par Christiane Chavane
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Vendredi 17 octobre 2008

Maintenant que Xavier Darcos a terminé de massacrer un peu plus l'école primaire, le voilà qui s'attaque au lycée. La réforme devrait être engagée dès la rentrée 2009 pour les secondes, puis 2010 et 2011 respectivement pour les premières et terminales.

Si j'en crois ce que j'ai lu dans l'Express il n'est toujours pas question de refaire du bac une vraie passerelle vers les études supérieures. Les programmes vont être allégés, et il est bien précisé que, loin de supprimer des options inutiles, le bac sera plus à la carte que jamais. Il est même question de modules validés sur 3 ans comme les UV universitaires, dont un certain nombre serait suffisant pour obtenir le sésame. Nous avons compris que ce serait une source d'économie car le budget de l'état est au plus mal, mais rendre le niveau éducatif encore plus mauvais n'est pas la bonne méthode pour "dégraisser le mammouth".

La réforme repose sur l'utopie qui sévit chez les experts en éducation : l'élève est au centre de l'éducation et c'est à lui de construire son projet. C'est bel et bon mais encore faut-il lui inculquer les bases nécessaires - or les années de primaire puis de collège sur le même moule n'y parviennent pas - et encore faut-il qu'il ait les éléments pour choisir et décider de ses options, ce qu'un jeune de 15 ans en seconde possède rarement.

L'autre idéologie malfaisante qui est à la base de la réforme est que l'hégémonie des mathématiques doit cesser et qu'il faut revaloriser les autres filières. Cela je veux bien l'admettre, mais encore faut-il que les autres filières ne soient pas des filières poubelles. Que les très bons littéraires rivalisent avec les très bons matheux, je n'y vois pas d'inconvénient, mais proposons leur de vrais enseignements littéraires et non des fourre-tout dans lesquels le français, la philo et les langues sont noyés derrière des options farfelues. Et n'oublions pas non plus que les métiers les plus recherchés par les entreprises nécessitent souvent des connaissances scientifiques que les littéraires n'ont pas.

Alors revaloriser les filières littéraires, oui, certes. Mais surtout ne pas dégrader l'enseignement scientifique pour niveler par le bas, ce qui, hélas, est bien le risque de la réforme. Tant que nous ne serons pas sortis du discours égalitariste, aucune réforme sérieuse ne sera engagée.

Par Christiane Chavane
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Mercredi 3 septembre 2008

Une rentrée scolaire chasse l’autre, et rien de nouveau sous les nuages.

 

Monsieur Darcos s’empêtre lamentablement dans la réforme de l’école primaire. Or cette réforme est fondamentale. Il est vrai que si l’on veut faire plaisir :

 

-          aux parents d’élèves

-          aux élèves

-          aux enseignants

-          aux syndicats de la fonction publique

-          aux associations de parents politisées

-          aux divers organismes gérant les activités parascolaires

-          aux psychologues et autres faux experts

 

on n’est pas sorti de l’auberge.

 

Aujourd’hui c’est la mère de famille qui vous parle. Bien que mon fils soit maintenant lycéen, le souvenir des galères du samedi matin est encore présent dans ma mémoire. Comme si se lever aux aurores 5 jours par semaine pour bosser ne suffisait pas, il fallait remettre ça le samedi. Comme le mercredi il fallait aussi aller bosser, le gamin se levait comme d’habitude. On a beau jeu ensuite de dire qu’il faut rallonger les vacances scolaires parce que les gosses sont fatigués. Les parents aussi d’ailleurs ! Moyennant quoi libérer le samedi sans le remplacer par le mercredi ne résout strictement rien. Résultat : des programmes encore allégés au point de devenir transparents.

 

Et tout ça pour quoi ? Pour apprendre si peu (et là ce sera encore moins) que si les parents ne sont pas derrière, nous obtenons des illettrés, au mieux des incultes, incapables d’aligner deux phrases sans faute. Pour ne plus savoir additionner 96 + 5 sans dégainer la calculette – ne parlons pas de diviser ! Pour faire de l’anglais ludique pendant 5 ans avec pour résultat l’incapacité de dire « good morning » à quelqu’un. Mais en revanche, ils sont incollables sur les théories fumeuses de l’écologie punitive et le droitdelhommisme issu du rousseauisme béat ambiant, version « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil et ceux qui le sont pas c’est la faute à la société. »

 

Regarder ce qui se fait ailleurs ne serait pourtant pas du luxe.

 

Pour moi l’école primaire idéale est une école dont le directeur recrute les instituteurs en fonction d’un projet « pédagogique » clair et un objectif de qualité. Il est normal de lui imposer un certain nombre d’heures de français et de calcul, ainsi que de l’histoire-géo-éducation civique, et des sciences de la vie et de la terre. Tout le reste est de son ressort. Pourquoi lui imposer les mercredis libres ? A lui de voir avec les parents d’élèves ! L’emploi du temps aussi est de son ressort. Quant à la carte scolaire, elle ne doit marcher que dans un sens : l’école doit donner priorité aux enfants du quartier et à ceux qui ont déjà des frères et sœurs sur place. Les autres élèves elle les prendra si leurs objectifs correspondent aux siens. Un chèque éducation fourni aux élèves sous forme de coupon leur permettra de choisir leur école. Le nombre d’élèves par classe dépend fortement de l’homogénéité et de la qualité des classes. C’est à l’école de voir en fonction de son environnement.

 

Reste le problème crucial des activités extra-scolaires, qui seraient chamboulées si les enfants allaient à l’école le mercredi matin, et là peut-être les associations de parents d’élève seraient-elles mieux inspirées si, au lieu de faire de la politique du café du commerce, elles tentaient de discuter avec les catéchistes, les conservatoires et autres associations sportives de quartier pour trouver des horaires adéquats, et essayaient d’aider les parents à organiser les transferts après l’école ou le mercredi après-midi.

 

Et de grâce, qu’on cesse de déconnecter les vacances de printemps du week-end de Pâques, c’est un vrai casse-tête pour les parents qui ont de la famille en province ou à l’étranger (tout le monde est en vacances autour de Pâques en Europe sauf un tiers des petits Français) et n’arrivent jamais à réunir les enfants ensemble ; de même les stages sportifs dans les zones de vacances sont souvent décalés et quand les enfants arrivent il n’y a plus rien à faire !

 

En conclusion : la liberté de choix pour les parents, la liberté d’organisation et d’enseignement pour les établissements, avec la seule contrainte d’un minimum d’heures sur les matières fondamentales et un objectif de résultat national dans ces matières – moins de « petites vacances » de quinze jours (Toussaint/Février) qui bloquent le pays un tiers de l’année, et un peu de bonne volonté de la part des organismes extérieurs (sport, loisirs culturels…) pour s’adapter aux nouveaux emplois du temps.

Par Christiane Chavane
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Baromètre politique

L'homme politique de la semaine :
jean François Coppé pour avoir dit qi'il y en avait assez de proposer des lois pour n'importe quoi, en se référant à notre cruche d'honneur.

Le nullard de la semaine :

Roseline Bachelot, avec sa grippe cochonne elle commence à nous gonfler grave !


La cruche d'honneur :

Edwige Antier, député UMP, mérite une fessée. Cela lui apprendra à vouloir éduquer les enfants à la place des parents. Si elle n'a rien à foutre de mieux à l'AN qu'elle retourne à son cabinet s'occuper de ses clients (si elle en a).


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Université Libérale organisée par le PLD à Rouen du 4 au 6 septembre : www.universiteliberale.fr

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18 octobre de 11H30 à 13 Heures - stade Jean Bouin - Vidéo sur les conséquences du projet Delanoë (stade de rugby pour 8 matches par an) - voir www.delanopolis.fr pour les détails.

19 octobre 20 H - Maison des Mines, 9 rue Pierre Nicole 75006 Paris - projection du film "not evil just wrong" par Café Liberté et Liberté Chérie.

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19 novembre 19H - toujours au Café de Flore : Débat avec Philippe Vénère pour son ouvrage "Manuel de Résistance contre l'impôt policier".
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  • : 01/06/1954
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